‹ Morale et progrèsChapitre 98 sur 199 · Petit Car^me. Sermon sur les teutalions des grands · texte numérisé non relu

Petit Car^me. Sermon sur les teutalions des grands

CHAPITHE HUITIEME 103

piriques suffisant pour etayer d'un cas plausible toute opinion qu'il plaira au premier venu de soutenif '. »

Ces coincidences empiriques sont d'aulant plus faciles k trouver, qu'au lieu de les cbercher seulenment dans la ligne directe, on les poursuit dans toiites les branches de Tarbre gen6alogique, m^mo les plus eloignees du tronc. On va a droile, ou a gauche, en haul, en bas, dans toutes les directions, jusqu'a ce qu'on ait rencontre ces pretendues ressemblances h6r6ditaires qu'il s^agit de d^couvrir a tout.prix.

II faut admirer ici les ressources infinies de la dialectique des partisans a Texces de Th^redite, les arguments, sans nulle r6plique possible, qu'ils ont ^ leur usage, et ces relra:ites inaccessibles ou habilement ils se r^fugient, aussit6t qu'ils se sen^ tent trop presses par les faits et par la discussion. Que de sortes d'h6redite n'ont-ils pas a leur service I Ce qu'ils ne peuvent faire d^river de rh6r6dit6 directe, Ms le font venir de Th^redite collaterale ^ Que si, parmi les ascendants imme-

i. History of civilisation in England.

2, Haeckel distingue plusieurs sortes d'h6r6dit6 : d'abord I'her6dit6 conservatrice et I'li6redit6 progressive ; la premiere trailsmettant les caract^res acquis eux-mfimes par voie d'h6r6dit6, la -secoade lea caract^res acquis par voie de variability ou d' adaptation. Les diflf^rentes lois de rher6dit6 conservatrice sont : celle de la continuity, d'apr^s laquelle le semblable engendre imm^-

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dials et parmi les collat6raux, il n'y a, par grand hasard, absolument personne qui offre quelquci trait de ressemblance avec le caraetere, la tendan<ie, I'aptitude, la diffdrmite materielie ou morale, qui doit s'expliquer par rh6r6dit6, ils en Yorit chercher rorigine dans des ascendants da deiixieme, du troisieme degre, ou meme d'un degre encore plus eloign^, L'atavisme, voila le dernier refuge ou il est impossible de forcer les defenseurs obstines de Th^r^dite. Ilfaudrait assur6ment^en effet jouer de malheur, suivant la remarque de Buckle, pour ne pas retrouver, dans la liste de tons ces ascendants, quelque trait physique ou -moral de ressemblance avec Tun quelconque de leurs arriere-neveux.

Nous n'osons pr^tendre qu'il n'y ait rien de vrai dans Fatavisme lui-meme. Sur la foi des physiologistes et des m6decins, nous sommes

diatement le semblable ; celle de rh6r6dit6 discontinue ou atavisme; celle de rh6r6dit6 sexuelle, ou chaque sexe transmet a ses descendants du m^me sexe des caract^res qu'il ne transmet pas aux descendants de I'autre sexe ; celle de rh6r6dit6 mixte, oii Torganisme engendr6 recueille k la fois les propri6t6s paternelles et maternelles; enfin I'hir^dit^ sommaire, oii Ton voit unindividu reproduire les principales phases du d6veloppement de son espgce, Parmi les lois de rh6r6dit6 progressive, nous citerons rh6r6dit6 homochrone, d'apr^s laquelle certaines qualit6s apparaissent chez les descendants exactement au mdme ftge o^l elles ont apparu chez les parents qui les ont transmises. Histoire de la creation J ix' legon.

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