‹ Morale tirée des Confessions de saint AugustinChapitre 74 sur 76 · MORALE DE SAI.M AUGUSTIN · texte numérisé non relu

MORALE DE SAI.M AUGUSTIN

fre encore, elle souffre avec une joie qui passe môme toutes les autres joies surnaturelles.

Qu'il me soit permis de m'écrier ici avec le Psalmiste : Quel est le sage qui voudra faire l'épreuve de ceci, et comprendre les miséricordes du Seigneur (1)? Quelle est l'âme généreuse et poussée d'un courage héroïque, qui consentira à s'abandonner à toutes les volontés de Dieu, à passer par tous les états de la vie mortelle de Jésus-Christ, afin de ressusciter comme lui, et d'entrer même dès ici-bas dans une sorte de participation de sa gloire?

Croyons-en les saints sur les choses de Dieu. Nul témoignage n'est aussi respectable, aussi digne de foi que le leur. Et soyons persuadés que si Dieu éprouve ses favoris d'une manière terrible, il est assez puissant, assez riche, assez bon pour les dédommager au centuple dès cette vie, selon sa promesse, de ce qu'ils ont souffert pour lui.

Les Confessions de saint Augustin finissent, comme on sait, au dixième livre', et les trois suivants ont un autre objet, qui fournit peu de matière aux réflexions morales.

(1) Quis sapiens et custodict haec? et intclliget inisericordias Domini? Ps. cvi. 43.

Page 1