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PRINCIPES PHOPHES DE LA MORALE DES IDEES-FORCES

I. Objet propre et jurandes divisions de la morale des idées-forces. — If. Pourquoi une morale scientifique doil-elle être une doctrine did^'es-forces? — Ili. Applications les plus générales de la loi des idées-forces. Leur caractère immanent. — IV. Caractère scientifique de la morale des idées-forces. Son autonomie, son désintéressement.

(^m.IKT PROPUb: ET GRANDES DIVISIONS DK LA .MORALE DKS IDÉKS- l'ORCKS

Dans la crise que U*averse noire époque, oi!i sont mis(^s en question l'existence et l'utilité même «le la in(jrale, avec ses fondements de toutes iportes, il nous a semblé qu'il fallait chercher un domaiiiv où la moralité ne pût être atteinte. Un fait indéniaMe, le /a/7 ^/« conscience, une idée indéniable et qui est elle-même

II PP.KFACE

un fait, ridée-force de moralité, avoc son action elVective et sa puissance de réalisation, telles seront les bases de notre doctrine. La moralité se fonde elle-même en se concevant et se conçoit par le seul fait que nous sommes des êtres conscients. Elle se fonde, parce qu'elle se donne valeur théorique et force pratique ; elle se conçoit, parce que la pleine conscience de nousmêmes enveloj)pe l'idée des autres et du tout.

Au Corjito de Descartes, qui a produit une si importante évolution dans la philosophie théorique, doit s'ajo'iter, selon nous, un autre principe, Cogilo erfjo siimiis, qui psut entraîner une évolution analogue dans la ))liilosophie de Taction. De cette nouvelle formule exprimant le fait de conscience, nous tirerons des conclusions qui fondent scienliMquement la morale sur la nature même de la pensée et sur son efticacilé. Nous ferons ainsi jaillir la moralité, en sa source i)rof(>ude, de la seule l'éllcxion de la pensée sur soi.

Notre méthode sera Tapjiel à l'expéricm-e la plus radicale comme la plus complète, dernier Icruic de l'analyse et de la synthèse (dernier pour noun, dans l'état actuel de nos i-onnaissances). Or, la conscience est la condition de toute expérience, ou |»lutèl elle (»st l'expérience jtrimordiale; c'est pour cela que nous consulterons avant tout la conscience, principe de toute science, où se pose h; sujet pensani cl voulant, avec le sentiment qu'il a de soi (M l'idée q:ril a d'auli'ui. Nous ferons ensuite appela toutes les nuires formes de l'exix'rience [tersonnelle ou collective; n(»us tiendrons compte «le tous les éléments contenus dans les diverses croyances V('eiies pai' riinm;inil(''. fornndi'es p;ir 1rs philosophes. La moi'alc sera aillai pour nous /'<•/?senihle des ronsétinences firnli/jncs fiii.r'/iicl/es on arrive^ en jirennnl /xjiir jioi/)l de dr/iarl non seuleme/il les conditions oli/'ectives de In rie individuelle et sociale, mais encore et avant tout une anali/se radicale de l'c.rpérience intérieure et de l'idée nuhne de moralité, où la conscience s e.rprime. ainsi tpi'une si/ntlièse intéijrale des données de l e.rpérience. Aux doctrines nnilalcTiiles nous voulons suhsiiliier une •ioctrine omnilatérale.

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