‹ Morales des idées-forcesChapitre 34 sur 150 · FONDEMENTS PSYCHIQUES DE LA MOI.ALE LUI · texte numérisé non relu

FONDEMENTS PSYCHIQUES DE LA MOI.ALE LUI

diversité et la complexité de ses applications, sociales ou personnelles.

RAPPORT I:NTRE LK Sl'JET MORAL F.T L OBJET

Pour ce qui concerne le rapport entre le sujet moral et son objet, la tliéorie de l'idéal persuasif établira une orientation nouvelle. L'analyse même du sujet conscient et celle des qualités de robjet nous [lermettra de déterminer le rapport des deux termes. Nous ne nous rangerons pas du C(Jté des criticisles et néocriticistes, qui considèrent robligalion comme un caractère ultime et irréductible, au delà duquel il n'y aurait rien à chercher. Non seidement l'obligation ne suffit pas à détinir la moralité du point de vue objectif, à nous l'évéler ses conditions d'existence hors de nous, mais elle ne suffit pas à la définir du côté subjectif, à nous révéler ses conditions d'existence en nous. La forme de l'obligation doit être le caractère d'une réalité ; elle doit donc se déduire, au lieu de se poser comme un principe primitif. C'est pour cela que nous chercherons une déduction du doil-ètre, en partant de Vélre intérieur qui nous constitue et constitue aussi la société, — de l'être intérieur, c'est-à-dire conscient de soi et pri'sent à soi par la pensée. Là où nous sommes et pensons notre être, ainsi que l'être d'autî'ui, là est l'origine de ce que nous voulons (jui soit et de ce que nous déclarons devoir être.

Ainsi, de même cpie nous nous placerons en dehors du bien en soi métaphysique, nous nous élèverons audessus de Vimpératif catégoritjue, (|ui était précisément iiKjtiv»' par l'impossibilité d'atteindre un bien en soi, jointe à la nécessité d'une règle pour notre volonté, Kant et ses disciples avaient été frappés des inconvénients du doute, du scepticisme moral ou du probabilisme moral ; ils cherchèrent donc des affirmations, un

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