‹ Morales des idées-forcesChapitre 42 sur 150 · LXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXIV INTRODUCTION

d'abord sublime ? Poiii'rais-jc siirloiit faire sur uioi uu eiïort douloureux pour réaliser Tirréalisable '?

La morale des idées-forees, grâce à la couiplèle iuimanence de son principe l'idée} et de ses résullals les effets intérieurs de l'idée), a une situation privilégiée dans le problème de la validité, non moins que dans celui de lorigine. Elle otTre celle i)articularil(' d'èlre, par sa nature, à l'abri des etîets dissolvants de la réflexion. En effet, elle repose sur rcsscnce même de la conscience réfléchie, qui on\v\op\)C anlriii cl non pas seulement moi, ainsi (|ue sur l'idée de moralité, qui exprime cette essence. Dès lors, loin de craindre la réflexion, elle l'appelle : loin de redouter la lumière, elle ne vit que de la lumière inhérente aux idées. Son unicjue point d'appui étant en elle, elle ne relève pas du tlehors, des considérations extrinsèques qui portent sur les nKéurs et leur histoire, sur les sauvages et sur les animaux, sur l'évolution de la vie et de la société, sur tout ce qui n'est pas le moral ujème, c'est-à-dire l'idée désintéi'essée se réalisant />/'/;• sa [u'opre valeui' el jiour sa propre valeur. C'est précisément jiarce que l'homme est un animal capable de réflexion (ju'il se dislingue des autres animaux el pose à la fois, devant la pleine clarté de sa conscience, le moi, Vaiilriii, le ioiil et le lien (jui les unit. Or, ce (jue l'homme a ainsi posé luimême, rien ne pourra en (h'truire Tidc'e et l'icii ne pourra Tempécher d'agir sous celte idi'e.

En somme, la morale des idées-forces se fonde siu- <les éh'ments à la fois individualistes et universalistes (|ui n'existent ([ue dans la pci'sonne consciente de soi et d'aiitrui; ces éléments sont ceux de la réflexion même et. en cons('quence, ne peuvent èli-e (h'truits par la réflexion; toid au contraire, la ré'flexion les dt'gage d'autant mieux qu'elle est poussé'C plus à fond et plus loin.

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