‹ Morales des idées-forcesChapitre 56 sur 150 · SYNTHESE DE LA MOHALE · texte numérisé non relu

SYNTHESE DE LA MOHALE

a pour ('ssei)c'(' rniiiversalilé, même quand il ne s'ajjjit que (les vérités eonocM-nant l'utile pour riiomme. Notre humaine pensée n"est entièrement satisfaite que par des raisons d'utilité fondées sur la nature réelle des choses et sur la nature ivelle de nos relations avec les choses. Au lieu de soutenir comme Nietzsche qu'il <( faut mentir avec le troupeau », Shakspeare a dit: « Sois vrai envers toi-même, et il s'ensuivra inévitahlemenl. comme la nuit suit le jour, que lu ne pourras être faux envers aucun homme. » C'est par la conception de la vérité, en effet, ijue riiomme [)eut et doit « s'impersonnaliser », se déprendre de son moi. « ï.aissez, avait dit encore Tioethe, votre œil devenir lumière. » Laissez, dirons-nous à notre tour, laissez votre moi devenir autrui, devenir la société, devenir Tunivers. (l'est là le fond de la morale* et c'est aussi le fond de la science, puisque la science, nous l'avons vu, n'est qu'un élargissement de notre conscience (pii lui fait embrasser par ses idées ce qui la débordi' matériellement dans le temps et dans l'espace.

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