OE L'IMAGE D'UJN COQUIN
comtue s'il était l'oibitre commun. (Voyez Dém. c. Neœv. édit. R. tom. II, pag. i56o, et Anach. chap. xvi. )
(3) Petits jouets que les Grecs pendaient au cou de leurs enfants. ( La Bruyère. ) M. Visconti a expliqué , dans le volume III de son Musco Pio Clementino , planche 22, une statue antique d'un petit enfant qui porte une écharpe toute composée de jouets de ce genre, qui paraissent être en partie symboliques. La hache s'y trouve très-distinctement, et l'éditeur croit qu'elle est relative au culte des cabires. Le même savant pense que l'outre dont il est question ici peut être un symbole bachique. Cependant, comme le grec dit seulement, il joue avec eux, en disant outre, hache, il est possible aussi que ce fussent des mots usités dans quelque jeu , dont cependant je ne trouve aucune trace dans les savants traités sur celte matière rassemblés dans le septième volume du Trésor de Gronovius.
(4) Le grec porte , « Il s'oint avec des parfums pré- «« cieux. » Il parait qu'on ne se servait ordinairement que d'huile pme, ou plus légèrement parfumée que l'espèce dont il est question ici. Cette opération avait lieu surtout au sortir du bain, dont les anciens faisaient, comme on sait, un usage extrêmement fréquent; elle consistait à se faire frotter tout le corps avec ces matières grasses, et servait, selon l'expression du scoliaste d'Aristophane, ad Plut, 6i6, à fermer à l'entrée de l'air les pores ouverts par la chaleur.
(5) C'était l'endroit où s'assemblaient les plus honnêtes gens de la ville. (Za Bruyère.) Le grec porte, « dans la « place publique , etc. » Les Athéniens faisaient faire presque toutes leurs affaires par leurs banquiers. (Voyez Saumaise, de Usuris, et Boettiger, dans le Mercure allemand du mois de janvier 1802.)
(6) Pour être, connu d'eux et en être regardé , ainsi que detouscenx qui s'y trouvaient. {La Bruyère.) ïhéophraste parle des gymnases , qui étaient de vastes édifices entourés de jardins et de bois sacrés, et dont la première cour était entourée de portiques et de salles garnies de sièges où les philosophes, les rhéteurs et les sophistes rassemblaient leurs disciples. Il paraît que tous les gens bien élevés ne cessaient de fréquenter ces établissements , dont les plus importants étaient l'Académie , le Lycée et le Cynosarge. (Voyez chap. viii du Voyage du jeune Anacharsis, )
(7) Le texte grec dit , « des stratèges , » ou généraux. C'étaient dix magistrats, dont l'un devait commander les armées en temps de guerre; mais il paraît que déjà, du temps de Démosthène, ils n'avaient presque plus d'autres fonctions que de représenter dans les cérémonies publiques. (Voyez l'ouvrage que je viens de citer, chap. x.)
(8) D'après Aristote, celte race des meilleurs chiens de «basse de la Grèce provenait de l'accouplement de cet animal et du renard. Byzance, devenue depuis Constantinople,' était déjà une ville importante du temps de Théophraste. Cyzique était un port de la Mysie, sur la Propontide.
(9) Une espèce de singes. {I.a Bruyère.) Des singes à rotirlc queue, disent les scoliastes do ce passage.
( 1 0) Vraiseniblablemenl d'os de gazelles de Libye, comme ceux dont parle Lucien {in Amorib. iib. I). Des dés d'os de chèvre ne vaudraient pas la peine d'être cités.
(1 1) Littéralement , « des flacons bombés de ïhurium, » ou d'après une autre leçon, «de Tyr,»ou plutôt « de «sable tyrien, «c'est-à-dire de verre, pour la fabrication duquel on se servait alors de ce sable exclusivement , ce qui donnait une très-grande valeur à cette matière. On ne connaît aucune fabrique célèbre de vases dans les différentes villes qui portèrent le nom de Thurium. Ce ne fut que du temps des Romains que les ustensiles de verre cessèrent d'être chers , et qu'on put les avoir à un prix trèsbas. (Voyez Slrab. liv. XVI, suivant la correction certaine de Casaubon. Cette note m'a été communiquée par M. Visconti. )
(12) Le grec dit : « Ils ont chez eux une petite cour en « forme de palestre , renfermant une arène et un jeu de « paume. » Les palestres étaient en petit ce que les gymnases étaient en grand.
(13) Une sorte de philosophes vains et intéressés. {La Bruyère.) A la fois philosophes et rhéteurs, ils instruisaient les jeunes gens par leurs leçons chèrement payées, et amusaient le public par des déclamations et des dissertations solennelles.
(1 4) Leur palestre.
( 1 6) Chaque interprète a sa conjecture particulière sur ce passage altéré ou elliptique. Je propose de mettre simplement le dernier pronom au pluriel, et de traduire, au heu de « ils se trouvent présents , etc. », « ensuite dans les « représentations ils disent à leur voisin , en parlant des « spectateurs , la palestre est à eux. » De celte manière , ce trait rentre entièrement dans le caractère du complaisant, tel qu'il est défini par Aiistote.