‹ Moralistes français, pensées de Blaise PascalChapitre 231 sur 343 · DXXII · texte numérisé non relu

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Il peut plaire à un traducteur' d'admirer jus qu'aux défauts de son original, et d'attribuei toutes ses sottises à la barbarie de son siècle. Lorsque je crois toujours apercevoir dans un auteur les mêmes beautés et les mêmes défauts, il me

I On peut citer, par exemple, le théâtre de Shakspcare et son prodigieux succès en Angleterre depuis plusieurs siècles , malgré les nombreuses irrégularités de ses pièces.

» Il semble que dans celte remarque l'auteur a en vue mon sieur et madame Dacier , traducteurs d'Homère et d'autn s anciens écrivains grecs et latins. C'est principalement Homère dont il parait qu'il est ici question. Si cela est , Vauvjv nargues a eu raison de supprimer dans sa seconde é<lHlon jm )n;;omont qui no fait pns honnp\ir à son goi^t.

VAUVKNAKGULS.

paraît plus raisonnable d'eu conclure que c'est un écrivain qui joint de grands défauts ^ des qualités éminentes, une grande imagination et peu de jugement, ou beaucoup de force et peu d'art , etc. ; et quoique je n'admire pas beaucoup l'esprit humain, je ne puis cependant le dégrader jusqu'à mettre dans le premier rang un génie si défectueux, qui choque continuellement le sens commun.

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