CHAPITRE XVL
Sur la reconnaissance et l'ingratitude
On se plaint du grand nombre des ingrats , et l'on rencontre peu de bienfaiteurs; il semble que les uns devraient être aussi communs que les autres. Il faut donc de nécessité , ou que le petit nombre de bienfaiteurs qui se trouvent, multi-, plient prodigieusement leurs bienfaits, ou que la plupart des accusations d'ingratitude soient mal fondées.
Pour éclaircir cette (juestion , il sufllra de fixer les idées qu'on doit attacher aux termes de bienfaiteur et d'ingrat. Bienfaiteur est un de ces
DUCLOS
mots composés qui portent avec eux leur définition.
Le bienfaiteur est celui q\\i fait du l)ien , et les actes qu'il produit peuvent se cojisidérer sous trois aspects : les bienfaits, les grâces et les services.
Le bienfait est un acte libre de la part de son auteur, quoique celui qui en est l'objet puisse en être digne.
Une grâce est un bien auquel celui qui le reçoit n'avait aucun droit, ou la rémission qu'on lui fait d'une peine méritée.
Un service est un secours par lequel on contribue à faire obtenir quelque bien.
Les principes qui font agir le bienfaiteur sont ou la bonté, ou l'orgueil, ou même l'intérêt.
Le vrai bienfaiteur cède à son penchant naturel qui le porte à obliger, et il trouve dans le bien qu'il fait une satisfaction qui est à la fois et le premier mérite et la première récompense de son action; mais tous les bienfaits ne partent pas de la bienfaisance. Le bienfaiteur est quelquefois aussi éloigné de la bienfaisance que le prodigue l'est de la générosité; la prodigalité n'est que trop souvent unie avec l'avarice, et im bienfait peut n'avoir d'autre principe que l'orgueil.
Le bienfaiteur fastueux chercl^e à prouver aux autres et à lui-même sa supériorité sur celui qu'il oblige. Insensible à l'état des malheureux, incapable de vertu , on ne doit attribuer les apparences qu'il en montre qu'aux témoins qu'il en peut avoir.
Il y a une troisième espèce de bienfait , qui , sans avoir ni la vertu ni l'orgueil pour principe, part d'un espoir intéressé. On cherche à captiver d'avance ceux dont on prévoit qu'on aura besoin. Rien de plus commun que ces échanges intéressés , rien de plus rare que les services.
Sans affecter ici de divisions parallèles et symétriques , on peut envisager les ingrats , comme les bienfaiteurs, sous trois aspects différents.
L'ingratitude consiste à oublier, à méconnaître, ou à reconnaître mal les bienfaits ; et elle a sa source dans l'insensibilité , dan^ l'orgueil ou dans l'intérêt.
La première espèce d'ingratitude est celle de ces âmes faibles , légères , sans consistance, Affligées par le besom présent , sans vue sur l'avenir, elles ne gardent aucune idée du passé; elles demandent sans peine, reçoivent sans pudeur, et oublient sans remords. Dignes de mépris , ou tout au plus de compassion , on peut
les obliger par pitié , et l'on ne doit pas les «stjmer assez pour les haïr,
Mais riçn ne peut sauver de l'indignation celui qui , ne pouvant se dissimuler les bienfaits qu'il a reçus , cherche cependant à méconnaître son bienfaiteur. Souvent, après avoir réclamé les secours avec bassesse , son orgueil se révoltç contre tous les actes de reconnaissance qui peuvent lui rappeler une situation humiliante; il rougit du malheur, et jamais du vice. Par une suite du même caractère , s'il parvient à la prospérité , il est capable d'offrir par ostentation ce qu'il refuse à la justice ; il tâche d'usurper la gloire de la vertu , et manque aux devoirs les plus sacrés.
A l'égard de ces hommes moins haïssables que ceux que l'orgueil rend injustes , et plus méprisables encore que les âmes légères et sans principes, dont j'ai parlé d'abord, ils font de la reconnaissance un commerce intéressé; ils croient pouvoir soumettre à un calcul arithmétique le^ services qu'ils ont reçus. Ils ignorent, parcQ que pour le savoir il faudrait sentir, ils ignorent, dis-je, qu'il n'y a point d'équation pour les sentiments; que l'avantage du bienfaiteur sur celui qu'il a prévenu par ses services est inappréciable; qu'il faudrait pour rétablir l'égalité, sans détruire l'obligation, que le public fût frappé par des actes de reconnaissance si éclatants, qu'il regardât comme un bonheur pour le bienfaiteur les services qu'il aurait rendus; sans cela ses droits seront toujours imprescriptibles, il ne peut les perdre que par l'abus qu'il en ferait lui-même.
En considérant les différents caractères de l'ingratitude , on voit en quoi consiste celui de la reconnaissance. C'est un sentiment qui attache au bienfaiteur, avec le désir de lui prouver ce sentiment par des effets, ou du moins par un aveu du bienfait qu'on publie avec plaisir dans les occasions qu'on fait naître avec candeur, et qu'on saisit avec soin. Je ne confonds point avec ce sentiment noble une ostentation vive et sans chaleur, une adulation servile , qui paraît et qui est en effet une nouvelle demande plutôt qu'un remercîment. J'ai vu de ces adulateurs vils , toujours avides et jamais honteux de recevoir, exagérant les services, prodiguant les éloges pour exciter, encourager les bienfaiteurs , et non pour les récompenser. Ils feignent de se passionner, et ne sentent rien; mais ils louent. Il n'y a point d'homme en place qui ne puisse voir autour de lui quelques-uns de Ces froids
CONSIDÉR/^TIOINS SUR LES MŒURS.
enthousiastes, dont il est importuné et flatté.
Je sais qu'on doit cacher les services et non pas la reconnaissance; elle admet, elle exige quelquefois une sorte d'éclat noble , libre et flatteur ; mais les transports outrés , les élans déplacés sont toujours suspects de fausseté ou de sottise, à moins qu'ils ne partent du premier mouvement d'un cœur chaud , d'une imagination vive, ou qu'ils ne s'adressent à un bienfaiteur dont on n'a plus rien à prétendre.
Je dirai plus , et je le dirai librement : je veux que la reconnaissance coûte à un cœur, c'està-dire , qu'il se l'impose avec peine , quoiqu'il la ressente avec plaisir, quand il s'en est une fois chargé. Il n'y a point d'hommes plus reconnaissants que ceux qui ne se laissent pas obliger par tout le monde; ils savent les engagements qu'ils prennent , et ne veulent s'y soumettre qu'à regard de ceux qu'ils estiment. On n'est jamais plus empressé à payer une dette que lorsqu'on l'a contractée avec répugnance, et celui qui n'emprunte que par nécessité gémirait d'être insolvable.
J'ajouterai qu'il n'est pas nécessaire d'éprouver un sentiment vif de reconnaissance, pour en avoir les procédés les plus exacts et les plus éclatants. On peut , par un certain caractère de hauteur, fort différent de l'orgueil, chercher, à force de services , à faire perdre à son bienfaiteur, ou du moins à diminuer la supériorité qu'il s'est acquise.
En vain objecterait-on que les actions sans les sentiments ne suffisent pas pour la vertu. Je répondrai que les hommes doivent songer d'abord à rendre leurs actions honnêtes : leurs sentiments y seront bientôt conformes; il leur est plus ordinaire de penser d'après leurs actions, que d'agir d'aj^rès leurs principes. D'ailleurs cet amour -propre bien entendu est la source des vertus morales , et le premier lien de la société.
Mais puisque les principes des bienfaits sont si différents, la reconnaissance doit-elle toujours être de la même nature ? Quels sentiments doiton à celui qui, par un mouvement d'une pitié passagère , aura accordé une parcelle de son superflu à un besom pressant ; à celui qui , par ostentation ou faiblesse, exerce sa prodigalité sans acception de personne , sans distinction de mérite ou de besoin ; à celui qui , par inquiétude , par un besoin machinal d'agir, d'intriguer, de s'entremettre , offre à tout le monde hidifféremment ses démarches, ses soins, ses sollicitations ?
Je consens à faire des distiiic lions entre ceux que je viens de représenter : mais enfin leur devrai -je les mêmes sentiments qu'à un bienfaiteur éclairé, compatissant, réglant même sa compassion sur l'estime, le besoin et les effets qu'il prévoit que ses services pourront avoir ; qui prend sur lui-même , qui restreint de plus en plus sou nécessaire pour fournir à une nécessité plus urgente, quoique étrangère pour lui? On doit plus estimer les vertus par leurs principes que par leurs effets. Les services doivent se juger moins par l'avantage qu'en retire celui qui est obUgé, que par le sacrifice que fait celui qui oblige.
On se tromperait fort de penser qu'on favorise les ingrats en laissant la liberté d'examiner les vrais motifs des bienfaits. Un tel examen ne peut jamais être favorable à l'ingratitude, et ajoute quelquefois du mérite à la reconnaissance. En effet , quelque jugement qu'on soit eu droit de porter d'un service , à quelque prix qu'on puisse le mettre du côté des motifs, on n'en est pas moins obligé aux mêmes devoirs pratiques du côté de la reconnaissance, et il en coûte moins pour les remplir par sentiment que par devoir.
Il n'est pas difficile de connaître cpiels sont ces devoirs ; les occasions les indiquent , on ne s'y trompe guère, et l'on n'est jamais mieux jugé que par soi-même ; mais il y a des circonstances délicates où l'on doit être d'autant plus attentif, qu'on pourrait manquer à l'honneur en croyant satisfaire à la justice. C'est lorsqu'un bienfaiteur, abusant des services qu'il a rendus, s'érige en tyran, et par l'orgueil et l'injustice de ses procédés , va jusqu'à perdre ses droits. Quels sont alors les devoirs de l'obligé? les mêmes.
J'avoue que ce jugement est dur ; mais je n'en suis pas moins persuadé que le bienfaiteur peut perdre ses droits , sans que l'obligé soit affranchi de ses devoirs , quoiqu'il soit libre de ses sentiments. Je comprends qu'il n'aura plus d'attachement de cœur, et qu'il passera peut-être jusqu'à la haine; mais il n'en sera pas moins assujetti aux obligations qu'il a contractées.
Un homme humilié par son bienfaiteur est bien plus à plaindre qu'un bienfaiteur qui ne trouve que des ingrats. L'ingratitude afflige plus les cœiu-s généreux qu'elle ne les ulcère; ils ressentent plus de compassion que de haine : \v sentiment de leur supériorité les console.
Mais il n'en est pas ainsi dans l'état d'humiliation ou l'on est réduit par un bienfaiteur or
DDCLOS.
gueilloux : comme il faut alors souffrir sans se plaindre, mépriser et honorer son tyran, une âme haute est intérieurement décliirée, et devient d'autant plus susceptible de haine , qu'elle ne trouve point de consolation dans l'amourpropre; elle sera donc plus capable de haïr que ne le serait un cœur bas et fait pour l'avilissement. Je ne parle ici que du caractère général de l'homme , et non suivant les principes d'une morale épurée par la religion.
On reste donc toujours, à l'égard d'un bienfaiteur , dans une dépendance dont on ne peut être affranchi que par le public.
II y a, dira-t-on, peu d'hommes qui soient un objet d'intérêt ou même d'attention pour le public. Mais il n'y a personne qui n'ait son public, c'est-à-dire, une portion de la société commune, dont on fait soi-même partie. Voilà le public dont on doit attendre le jugement sans le prévenir, ni même le solliciter.
Les réclamations ont été imaginées par les âmes faibles ; les âmes fortes y renoncent, et la prudence doit faire craindre de les entreprendre. L*apologie, en fait de procédés, qui n'est pas forcée , n'est dans l'esprit du public que la précaution d'un coupable; elle sert quelquefois de conviction; il en résulte tout au plus une excuse, rarement une justification.
Tel homme qui, par une prudence honnête, se tait sur ses sujets de plaintes, se trouverait heureux d'être forcé de se justifier : souvent d'accusé il deviendrait accusateur, et confondrait son tyran. Le silence ne serait plus alors qu'une insensibilité méprisable. Une défense ferme et décente contre un reproche injuste d'ingratitude, est un devoir aussi sacré que la reconnaissance pour un bienfait.
Il faut cependant avouer qu'il est toujours malheureux de se trouver dans de telles circonstances ; la plus cruelle situation est d'avoir à se plaindre de ceux à qui l'on doit.
Mais on n'est pas obligé à la même réserve à l'égard des faux bienfaiteurs; j'entends de ces prétendus protecteurs qui , pour en usurper le titre, se prévalent de leur rang. Sans bienfaisance, peut-être sans crédit , sans avoir rendu service , ils cherchent , à force d'ostentation , à se faire des clients qui leur sont quelquefois utiles, et ne leur sont jamais à charge. Un orgueil naïf leur fait croire qu'une liaison avec eux est un bienfait de leur part. Si l'on est obligé par honneur et par raison de renoncer à leur commerce , Us crient à l'ingratitude, pour en éviter le re-
proche. Il est vrai qu'il y a des services de plus d'une espèce; une simple parole, un mot dit à propos, avec intelligence ou avec courage, est quelquefois un service signalé, qui exige plus de reconnaissance que beaucoup de bienfaits matériels, comme un aveu public de l'obligation est quelquefois aussi l'acte le plus noble de la reconnaissance.
On distingue aisément le bienfaiteur réel du protecteur imaginaire : une sorte de décence peut empêcher de contredire ouvertement l'ostentation de ce dernier; il y a même des occasions où l'on doit une reconnaissance de politesse aux démonstrations d'un zèle qui n'est qu'extérieur. Mais si l'on ne peut remplir ces devoirs d'usage qu'en ne rendant pas pleinement la justice, c'est-à-dire, l'aveu qu'on doit au vrai bienfaiteur, cette reconnaissance, faussement appliquée ou partagée, est une véritable ingratitude, qui n'est pas rare, et qui a sa source dans la lâcheté, l'intérêt ou la sottise.
C'est une lâcheté que de ne pas défendre les droits de son vrai bienfaiteur. Ce ne peut être que par un vil intérêt qu'on souscrit à une obligation usurpée : on se flatte par là d'engager un homme vain à la réaliser un jour; enfin, c'est une étrange sottise que de se mettre gratuitement dans la dépendance.
En effet, ces prétendus protecteurs, après avoir fait illusion au public, se la font ensuite à eux-mêmes , et en prennent avantage pour exercer leur empire sur de timides complaisants; la supériorité du rang favorise l'erreur à cet égard , et l'exercice de la tyrannie la confirme. On ne doit pas s'attendre que leur amitié soit le retour d'un dévouement servile. Il n'est pas rare qu'un supérieur se laisse subjuguer et avilir par son inférieur; mais il l'est beaucoup plus quMl se prête à l'égalité, même privée : je dis l'égalité privée; car je suis très-éloigné de chercher à proscrire, par une humeur cynique, les égards que la subordination exige. C'est une loi nécessaire de la société , qui ne révolte que l'orgueil , et qui ne gêne point les âmes faites pour l'ordre. Je voudrais seulement que la différence des rangs ne fût pas la règle de l'estime comme elle doit l'être des respects, et que la reconnaissance fût un lien précieux qui unît, et non pas une chaîne humiliante qui ne fît sentir que son poids. Tous les hommes ont leurs devoirs respectifs , mais tous n'ont pas la même disposition à les remplh*; il y en a de plus reconnaissants les uns que les autres, et j'ai plusieurs
COINSIDERATIOINS SUR LES MOEURS
fois entendu avancer à ce sujet une opinion qui ne me paraît ni juste ni décente. Le caractère vindicatif part, dit-on, du même principe que le caractère reconnaissant , parce qu'il est également naturel de se ressouvenir des bons et des mauvais services.
Si le simple souvenir du bien et du mal qu'on a éprouvé était la règle du ressentiment qu'on en garde, on aurait raison; mais il n'y a rien de si différent , et même de si peu dépendant l'un de l'autre. L'esprit vindicatif part de l'orgueil souvent uni au sentiment de sa propre faiblesse ; on s'estime trop , et l'on craint beaucoup. La reconnaissance marque d'abord un esprit de justice ; mais elle suppose encore une âme disposée à aimer, pour qui la haine serait un tourment, et qui s'en affranchit plus encore par sentiment que par réflexion. Il y a certainement des caractères plus aimants que d'autres, et ceux-là sont reconnaissants par le principe même qui les empêche d'être vindicatifs. Les cœurs nobles pardonnent à leurs inférieurs par pitié , à leurs égaux par générosité. C'est contre leurs
supérieurs, c'est-à-dire, contre les hommes plus puissants qu'eux, qu'ils peuvent quelquefois garder leur ressentiment, et chercher à le satisfaire : le péril qu'il y a dans la vengeance leur fait illusion , ils croient y voir de la gloire. Mais ce qui prouve qu'il n'y a point de haine dans leur cœur , c'est que la moindre satisfaction les désarme , les touche et les attendrit.
Pour résumer en peu de mots les principes que j'ai voulu établir : les bienfaiteurs doivent des égards à ceux qu'ils ont obligés; et ceux-ci contractent des devoirs indispensables. On ne devrait donc placer les bienfaits qu'avec discernement ; mais du moins on court peu de risque à les répandre sans choix : au lieu que ceux qui les reçoivent prennent des engagements si sacrés, qu'ils ne sauraient être trop attentifs à ne les contracter qu'à l'égard de ceux qu'ils pourront estimer toujours. Si cela était, les obligations seraient plus rares qu'elles ne le sont; mais toutes seraient remplies. J'ajouterai que si chacun faisait tout le bien qu'il peut faire sans s'incommoder, il n'y aurait point de malheureux.
FTN DES CONSIDEllATIONS SUR LES MOEUHS.
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TABLE ANALYTIQUE
DES
PENSÉES DE PASCAL
Abaissement de l'hoinm« dan^ lu religion &e le r@od P^l iucapable du him. Page 89.
ÀBELetCAÏN. 114.
Abjection de l'homme. 122.
Abraham : promesse que Dieu lui fit. 84.
— Pourquoi Dieu fit naître de lui le peuple juif. 93.
— Fausses idées des Juifs sur ce patriarche. 94. Absurdités où se jette l'esprit de l'homme. 133. Académiciens anciens, stoïciens, épicuriens, dogmatistes :
origine de leurs écarts. 89.
Acceptation que Dieu fait du sacrifice couronne l'oblation de l'hostie. 136.
— est plutôt une action de Dieu vers la créature que de la
créature vers Dieu. Ibid. et suiv.
Acte : le dernier de la vie est toujours sanglant. 129. Action : dans la grâce, la moindre action importe, pour les
suites, à tout. I33.
Actions : les belles actions cachées sont les plus estimables. 57.
— Le peu par où elles ont paru diminue leur mérite. Ibid.
— Deux sources des actions purement humaines. I3Q. Adam, témoin et dépositaire de la promesse du Messie. 84.
— Sa tradition transmise par Noé et par Moïse. Ibid.
— Nous ne pouvons comprendre la transmission de son pé-
ché. 89.
— Par lui nous sommes misérables , mais rachetés par Jésus-
Christ. Ibid.
Admirateurs : goujat, marmiton et philosophe, chacun veut
en avoir. 4i.
Affection ou haine, sources d'erreur. 45. Afflictions : le temps les amortit. 60.
— temporelles couvrent les bien» éternels où elles condui-
sent. 116.
— Il faut tâcher de ne s*affliger de rien. 123.
— - Peu de chose nous console , parce que peu de chose nous afflige. 58.
— Sentiments qu'il faut avoir dans les afflictions. 139. Agitations : l'homme cherche le repos par l'agitation. 50.
— de l'esprit ne font pas notre mérite. 123. Agréer ( méthode d' ) , difficile à démontrer. 34. Agrément. Voyez Beauté.
Aimable : nul n'est aimable comme un vrai chrétiep. Voye*
Amour. 80.
^fcomw: parallèle entre l'Alcoran et les divines Écritures. 107. Alexandre le Grand agit, sans le savoir, pour la gloire de
l'Évangile. Ibid.
— On imite plutôt ses vices que ses vertus. 59.
— Parallèle entre lui et César. 60.
Alliance ancienne de Dieu avec les Juifs. 99.
— Elle figurait la nouvelle alliance de Jésus-Christ avec les
hommes. Ibid.
Ame : l'esprit et le cxi-ur sont les portes par où elle reçoit les vérités. 32.
— est Jetée dans le corps pour v faire un séjour do pou lip
duiér. ib.
Ame ne trouve rien en elle qui la contente. Ibid.
— ne s'offre jamais simple à aucun sujet; ses diverse» incli-
nations. 59. ~ Rien n'est simple de ce qui s'offre à l'âme. Ibid.
— ne se tient pas aux grands efforts de l'esprit. 64.
— Son immortalité difficile à prouver par des raisons natu-
relles. 80.
— chrétienne, sa sainteté, sa hauteur, son humilité. 86.
— Duplicité de l'homme en a fait admettre deux. 89.
— Il importe à toute la vie de savoir si elle est mortelle ou
immortelle. 77, 122.
— Indubitable qu'elle est mortelle ou immortelle. I29.
— Incompréhensible qu'elle soit avec le corps ; que noua n'eu
ayons pas. 135.
— Il n'est point parfaitement clair qu'elle soit matérielle.
Ibid.
— souffre et meurt au péché dans la pénitence et le baptême.
— quitte la terre et monte au ciel en menant une vie célests.
Ibid.
— Parallèle de la mort du corps avec la mort de l'âme
Ibid.
Amis : utilité des vrais amis; importance de leur choix.
Amitiés : peu subsisteraient , si chacun savait ce que son ami
dit de lui en son absence. 42.
— Combien est fragile l'amitié des hommes , et même de»
grands. 59.
Amour : les effets en sont effroyables. 60.
— Nous ne sommes pas dignes d'être aimés. 124, 129.
— Objet légitime de l'amour, ses désordres. 129.
— La comédie fait naître l'amour. 131.
— Sa violence plaît à notre amour-propre. Ibid. Amour-propre et Moi humain : sa nature est de n'aimer que
soi. 41.
— est opposé à la vérité et à la justice. 129. Amour-propre : Quiconque ne se hait pas est aveugle. Ibid.
— Nulle autre religion que la chrétienne n'a remarqué que ce
fût un péché. Ibid.
Amour de soi : règle de l'amour qu'on se doit à soi-même et au prochain. Ibid.
— Deux amours créés dans l'homme , l'un pour Dieu , l'autre
pour soi-même. 137.
— Depuis le péché , l'homme a perdu le premier de ce» deux
amours. Ibid.
— Origine de l'amour de soi. 138.
— naturel et juste dans Adam innocent, criminel depui» l»
péché. Ibid.
— Ne pas quitter l'amour do la vie, puisqu'il nous vient de
Dieu. Ibid.
— Mais que ce soit pour la même vie pour laquelle Dieu wmw
l'a donné. Ibid. Amour de Dieu recommandé aux Juifs. 1 10.
suffit pour régler la république chréllenue. lai. - C'est Dieu même que nous devons aimrr rn nou». \Vl. Amour qu'où doit ù Jésub Christ. I80.
TABLE ANALYTIQUE
Mmour de Dieu : Injustice de ceux qui, reconnaissant que Dieu seul mérite d'être aimé, veulent être aimés des honuncs.
Analyse : art de découvrir les vérités inconnues. 26.
Anciens : en quoi consiste leur autorité. 22.
— ont trouvé les sciences seulement ébauchées. 23.
— Tâchons de les surpasser en les imitant. Jl)id.
— On peut, sans les mépriser, prendre d'autres sentiments
et d'autres opinions. Ibid.
— ont plutôt manqué du bonheur de l'expérience que de la
force du raisonnement. 24.
— Idée qu'ils se formaient de la voie lactée. Ibid. Ange : qui veut faire l'ange fait la bête. 64. Anges: voient la religion en Dieu même. 121.
Animaux : la nature les instruit à mesure que la nécessité les presse. 24. , . . x
A.NTEC1IRIST : Elle et Enoch viendront le combattre, et prévaudront sur lui par leurs miracles. 114.
— Parallèle entre les miracles de Jésus-Christ et ceux de
l'Antéchrist. 114, il 5.
Antiquité : respect qu'on lui porte. 22.
Apocalypse : erreur de ceux qui fondent des prophéties sur ce livre. 98.
Apôtres : considération siir le caractère de ces hommes choisis par Jésus-Clirlst. 86.
— Ils nous ont découvert le vrai sens des anciennes Écritu-
res. 99.
— Jésus-Christ a prédit ce qu'ils feraient, et ils l'ont fait. 104.
— simples et sans force, résistent à toutes les puissances de
la terre. Ibid.
• Il serait difiicile qu'ils eussent été trompés ou trompeurs.
— Leurs miracles devraient convaincre les Juifs. 1 13. Appétit concupiscible dé&ire souvent. 139. Archimède : en quoi il est grand. lOl.
Aristote : fausse idée qu'on s'en forme. 6i. Art de conférer : sujet d'un chapitre des Essais de Montaigne; ce qu'en dit Pascal. 36.
Art de persuader. 32 et stiiv.
— est autant celui d'agréer que de convaincre. 34.
— consiste en trois parties essentielles. Ibid.
Artisan qui rêverait toutes les nuits qu'il est roi; quid? 46. Assurance : il faut savoir assurer où il faut. 90.
— que la vérité seule peut donner. 122.
Athanase : quand on le persécutait, n'était pas le grand saint couronné de gloire. 125.
Athées : difficile de trouver dans la nature de quoi les convaincre. 80.
— doivent dire des choses parfaitement claires. 122, 135. Attachement : objets divers de l'attachement des hommes. 5 1 .
— 11 est horrible de s'attacher aux choses qui passent. 12 1.
— Il est injuste qu'on s'attache à nous. 127.
— Nous tromperons ceux à qui nous en ferons naître le dé-
sir. Ibid.
Augmentation infinie enferme la division infinie. 32.
Augustin ( S. ) parlait au cœur. 65.
Austérités du corps ne suffisent pas sans les bons mouvements du cœur. 123.
Auteur : tout ce qui n'est que pour l'auteur ne vaut rien. Gl.
Auteurs ne sont pas obligés de dire des choses nouvelles, mais de les présenter d'une manière neuve. 64.
— Beaucoup disent : Mon livre, mon histoire, qui devraient
dire : Notre livre, etc. 132.
— canoniques : aucun ne s'est servi de la nature pour prou-
ver Dieu. 81.
Autorité en matière de philosophie et de théologie. 22.
Avènements de Jésus-Christ : caractères de ces deux avènements. 96.
— Application morale du discours de Jésus-Christ sur son
dernier avènement. 123 etsuiv.
Avenir : l'homme anticipe l'avenir et ne tient jamais au présent. 43.
— Lui seul est notre objet. Ibid.
Aversion pour la vérité : elle a différents degrés. 42. Aveuglement et misère de l'homme : combien effroyable. 91.
Aveuglement : deux sortes d'aveuglement partagent les hommes. 129.
— Jésus-Christ est venu pour éclairer les uns et aveugler les autres. 109.
Avocat, bien payé d*avaDce, trouve plus juste la causé qu'il plaide. 45.
Axiomes ( règles pour les ). 35.
Barjésu. Voyez S. Paul.
Bassesse : fausses conséquences que l'homme lire de la bas sesse où il est tombé. 88.
— de nature , de pénitence. 90.
— Fausse idée qu'on se forme de la bassesse apparente de
Jésus-Christ. 101.
Béatitude de l'homme sur la terre. Voyez Bien, Bonheur,
Félicité. 120.
Beauté : celui qui aime une personne pour sa he&vAé l'aime-
t-il? 54.
— Modèle d'agrément et de beauté; en quoi consiste. 65.
— poétique. Ibid.
— du discours ; en quoi consiste. Ibid.
Beautés fausses de Cicéron ont des admirateurs. 66. Besoins : l'homme en est plein; il n'aime que ceux qui peuvent les remplir. 57.
— des inférieurs, les attirent auprès des grands. 73,
Bien : voulez-vous qu'on dise du bien de vous? n'en dites point. 61.
— Nous ne pouvons y arriver par nos efforts , l'exemple ne
nous en convainc pas. 75.
— ( vrai ) , doit être tel que tous puissent le posséder à la fois.
— Inséparable de la connaissance de la vraie religion. 83.
— Inconnu aux anciens philosophes. 87.
— Le vrai bien de l'homme, c'est Dieu. Voyez Bonheur,
Félicité. 100.
Bien public: plusieurs exposent leur vie pour le défendre,
mais peu le font par religion. 55.
Biens temporels : ne peuvent faire le bonheur de l'homme. 45
— Cacher qu'on a peu de bien est une des choses qui tiennent
au cœur. 55.
— Dieu prive les siens des biens charnels et périssables. 94.
— Par les biens temporels, les prophètes entendaient l(»s,
biens spirituels. 98.
— aimables en ce qu'ils donnent moyen d'en assister les mi-
sérables. 132.
Boiteux ne nous irrite pas ; un esprit boiteux nous irrite. 53. Bon : c'est par la volonté de Dieu qu'il faut juger de ce qui
est bon ou mauvais. 121.
Bonheur: n'est ni dans nous, ni hors de nous ; il est en Dieu
et en nous. 40.
— n'est que dans le repos. 50.
— ne se trouve pas dans les divertissements. 56.
— La volonté ne fait jamais la moindre démarche que vers
cet objet. 75.
— Nous le cherchons, et ne trouvons que misère. 76.
— Nous en avons une idée, et ne pouvons y arriver. 88.
— Vestiges du bonheur dont l'homme est déchu. Ibid. Bonnes œuvres , inutiles hors de l'Église. 120.
Bo7}s mots : diseur de bons mots, mauvais caractère. 67. Brave (bien mis) : l'être, c'est montrer qu'un grand nombre
de gens travaillent pour soi. 54.
Bruit : le moindre peut troubler l'esprit du plus grand
homme du monde. 45.
~ et tumulte : pourquoi plaisent tant aux hommes. 50.
Cacher : dessein de Dieu de se cacher aux uns et de se découvrir aux autres. 108.
- Dieu se cache ordinairement et se découvre rarement
— Jésus-Christ est véritablement un Dieu caché. î'6 Calomnie : les miracles discernent entre les calomnies ei les
caîoniniateurs. ili.
DES PENSEES DE PASCAL
Calvinistes : source de leur erreur sur l'Eucharistie. I20. Capacité : ne doit pas être jugée par l'excellence d'un mot qu'on aura entendu. 36.
— Il n'en faut pas moins pour aller jusqu'au néant que jus-
qu'au tout. 47.
Catéchumènes : quelle était leur ferveur. 145. Catholiques : les miracles discernent entre les catholiques et
les hérétiques. 1 14.
— Comment sont orthodoxes. 120.
Causes : différence entre l'esprit qui voit les effets et l'esprit
qui voit les causes. 53.
Cérémonies : il ne faut ni les rejeter, ni y mettre une vaine
confiance. 127.
CÉSAR : parallèle entre lui et Alexandre. 60. Charité (la) use du monde et jouit de Dieu. 95.
— et la cupidité, deux principes des volontés des hommes.
Ibid.
— est l'unique objet de l'Écriture. lOO.
— Distance des esprits à la charité, qui est un don surnatu-
rel. lOl.
— Tous les corps et tous les esprits ensemble ne valent pas
un mouvement de la charité. Jbid.
— Le défaut de charité empêche qu'on ne croie les vrais mi-
racles. 115.
— n'est pas un précepte figuratif. 126.
— Fausse image de la charité. 133.
— est la porte de TÉcriture sainte. 134.
Charnel : les choses charnelles servaient de figures aux vérités spirituelles. 94.
Chartreux : différence entre un chartreux et un soldat, quant à l'obéissance. 126.
Chasteté : peu de gens en parlent chastement. 57.
Cheval : ne cherche point à se faire admirer de son compagnon. 64.
Choses (bonnes) : rien n'est plus commun. 37.
— Ce n'est pas elles que nous cherchons , mais leur recher-
che. 59.
Chrétien véritable : nul n'est aussi heureux, ni aussi raisonnable. 90.
Chrétiens : ont peu de besoin de lectures philosophiques. 71.
— Fausses idées des chrétiens charnels sur le Messie. 96.
— Idées justes des vrais chrétiens. Ibid.
— Parallèle entre les chrétiens , les Juifs et les païens. Ibid.
— Les vrais chrétiens et les vrais Juifs n'ont qu'une même re-
ligion. 110.
— doivent reconnaître Dieu en tout. 116.
•^ — ne peuvent rendre raison de leur religion, il 8.
— plus persécutés que ne l'ont été les Juifs et les païens. 122.
— Leur vie n'est pas une vie de tristesse. 123.
— Tout ce qui arrive à l'Église arrive à chaque chrétien. 124.
— ont seuls été astreints à prendre leur règle hors d'eux-
mêmes. 127.
~ appelés à être sujets , sont les enfants libres. Ibid.
— Différence entre les chrétiens et les Juifs. Ibid.
— primitifs ne nous ont pas appris la révolte contre les prin-
ces, mais la patience. iâ5.
— Tout ce qui est arrivé à Jésus-Christ doit*se passer dans
chaque chrétien. i38.
-— anciens comparés avec ceux d'aujourd'hui. 144,
— autrefois très-instruits , maintenant dans une ignorance qui
fait horreur. 144.
- retombaient trè&-rarement de l'Église dans le monde. Ibid. Christianisme : est étrange, et en quoi. 89.
Ciel : son chemm est rempli de troubles et d'inquiétudes.
CiNÉ\8 : conseil qu'il donnait à Pyrrhus. 60.
Circoncision du cœur : recommandée et promise dans les livres de l'Ancien Testament. 1 10.
- charnelle : pourquoi abolie par les apôtres. 12 1. Cléopatre : si son nez eût été plus court, toute la face de la
terre aurait changé. 60.
Cceur : a son ordre différent de celui de l'esprit. 65.
— a ses raisons que la raison ne connaît pas. 1 19.
— ce sont ses bons mouvements qui méritent, et qui soutien-
nent les peines du corps et de l'esprit. 123.
Cœur : les hommes le confondent souvent avec leur imagination. 128. ^^
— a ses raisons; c'est le cœur qui sent Dieu. Ibid.
— Si je l'avais aussi pauvre que l'esprit, je serais bienheu-
reux. 132.
Combat : nous plaît, et non pas la victoire. 59, Comédie : le plus dangereux des divertissements, 130.
— émeut les passions et les fait naître. Ibid. Communautés naturelles et civiles : si leurs membres tendent
au bien du corps, elles doivent tendre à un autre corps
plus général. 129.
Communication de l'homme avec Dieu. 133. Compassion pour les malheureux : lorsqu'elle ne coûte rien,
n'est pas d'un grand mérite. 59.
Compliments : leurs inconvénients. 61.
Concupiscence : fait la force des rois et des grands. 74.
— de trois sortes , ce qui fait trois sectes. 76.
— est une de nos principales maladies, 87.
— est devenue dans l'homme une seconde nature. 88.
— la prière en est le principal remède, 83,
— empêche de se rendre aux preuves de la religion. 122.
— Tout ce qui est au monde est concupiscence de la chair
ou des yeux, ou orgueil de la vie. 126.
— Ces trois fleuves de feu embrasent la terre. Ibid.
— nous rend haïssables. 127.
— et force, source de toutes nos actions purement humaines.
— On a tâché de la faire servir au bien public; fausse image
de la charité. 133.
Condition : si la nôtre était heureuse , il faudrait toujours y penser. 58.
— de l'homme : inconstance, ennui, inquiétude. 60,
— déplorable : nous en éprouvons à toute heure les effets, 90. Conditions : nul lien naturel n'attache l'âme et le corps à l'une
plutôt qu'à l'autre. 72.
— Les plus aisées , selon le monde , sont les plus difficiles se-
lon Dieu. 125.
Conduites de la sagesse de Dieu pour le salut des âmes, 138. Confession : a fait révolter contre l'Église une grande partie
de l'Europe. 42,
— Les uns en approchent avec trop de confiance , les autres
avec trop de crainte. 125.
Conformité : acte de conformité à la volonté de Dieu. 143. Confusion monstrueuse d'excellence et de misère. 90. Connaissance : ce qu'il nous importe de connaître. 89.
— Ce que c'est que connaître Dieu en chrétien 112,
— de notre être : nous ne pouvons y arriver que par la sin>
pie soumission de la raison. 121.
Conscience : différence entre repos et sûreté de conscience. 122,
— Danger des faux principes de conscience. 127. Conséquences : tirées des principes, varient selon les esprils.
Consolation : peu de chose nous console , parce que peu de chose nous afflige. 58.
— nous ne la devons pas chercher en nous-mêmes , mais en
Dieu seul. 135.
— Il n'y en a qu'en la vérité seule, Ibid.
— de la grâce doit l'emporter sur les sentiments de la nature.
Consolations : prières pour les demander à Dieu, 142. Contradiction : n'est point marque de fausseté, 46. Contrariétés étranges dans la nature de l'homme. 74. Convaincre ( méthode de ) : en quoi consiste. 34. Conversation intérieure de l'homme dangereuse et utile. 126. Conversations: forment ou gâtent l'esprit et le sentiment. 64. Conversion véritable: en quoi elle consiste. 91.
— des païens était réservée h la grâce du Messie, 102.
— de ceux qui ne sont pas dans la vraie religion , par qui mé-
ritée. 120,
— Fausses idées que les hommes s'en forment. 128. Convertis : secourent l'Église qui les a délivrés, 120,
Corps (le l'homme: iinpenTptible dans le sein derunlTers, et colosse à l'égard de la dernière petitesse. 38.
— Impossible d'en tirer la moindre penst'e. loa.
TABLE ANALYTIQUE
Corps des ialiit», plu» vlvanlj devant Die», quoiqiie morts J aux yeux des hommes. 124. j
— Ne pas le considérer comme une charogne infecte , mais
comme le temple du Saint-Esprit. 137.
— à la mort meurt, de sa vie mortelle; au Jugement, ressusci-
tera à une nouvelle vie. 138.
Corps : leur distance infinie des esprits figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité. 101.
Courage : y en a-t-il à affronter, dans l'agonie, on Dieu toutpuissant et éternel? 127.
Coutume : fait les maçons , les soldats , etc. 43.
— entraîne la nature. Ibid.
— fait toute l'équité. 44.
— Danger de l'examiner quand elle est établie. îbid.
— différente , donnera d'autres principes naturels. 46.
— est quelquefois une source d'erreur. 45.
— est une seconde nature. 46.
— doit être suivie dès qu'on la trouve établie. 60.
— Ses avantages ; elle fait nos preuves les plus fortes. 83.
— fait tant de Turcs , de païens. Ibid.
— fait les métiers , les soldats. Ibid.
Crainte : caractères de la bonne et de la mauvaise. 127.
— La bonne porte à l'espérance, la mauvaise au désespoir.
Ibid.
Craintes : ce sont celles que nous nous donnons qui nous
troublent, et non pas la nature. 67.
Création : sa mémoire conservée et attestée par Moïse. 97. Créatures : toutes affligent l'homme, le tentent, ou dominent
sur lui. 88.
— Quand ennemies des justes. 95.
— Tout ce qui nous incite à nous y attacher est mauvais.
-— ne sont pas la première cause de nos maux. 135. Croix : les miracles discernent entre les trois croix. 114. Cromwell : circonstances de sa mort. 43. Croyance : entraînée pîur la volonté. 45.
— Celle de l'habitude nous fait croire des choses qu'il serait
impossible de démontrer à notre esprit. 83.
— fondée sur la conviction de l'esprit, ne suffit pas sans celle
du cœur. 9i.
— aux miracles n'avait pas besoin de précepte. Il 5.
— a trois sources t la raison, la coulunie et l'inspiration.
-- Comment Dieu l*exige. Ibid.
Cupidité : use de Dieu et jouit du monde. 95.
— des Juifs , leur cachait le sens spirituel des prophéties.
Ibid.
Curiosité : n'est que vanité. 41.
— inquiète : l'une des principales maladies de l'homme. 64. Cyrus et Darius : agissent, sans le savoir, pour la gloire de
rÉvangile. 107.
Damnés • leur confusion , quand ils se verront condamnés
par leur propre raison. 120.
Daniel : équivoque de la durée de ses soixante-dix semaines.
Darius. Voyez Cyrus.
David : un mot de David ou de Moïse fait juger de leur esprit. 125. Définitions : ce que c'est. 25.
— de nom. 25 , 28.
— Leur utilité. 25.
— Exemples. 26.
■^ sont très-libres. Ibid.
•^ de certains termes apporteraiirat plus d'obscurité que d'instruction. Ibid.
■^ ne sont faites que pour désignei! les choses qa» Ton nomme. Ibid.
-^ Rien n'est plus libre. 27.
— de choses. 28,
-^ Leur différence. Ibid.
^ Dans les démonstrations , les std3stitue>r tm^ioors mentalement à la place des définis. 34 et sttiv.
Déflnitionê : n'y najAcfyn que At» mots parfaiUMiient (
Déisme : aussi éloigné de la religion chrétienne que l'athéisme y est contraire. 85.
— Ceux qui cherchent Dieu sans Jésus-Christ tombent dans
le déisme. 1 12.
Délasser : qui veut délasser hors de propos , lasse. M. Déluge : miracle qui prouve que Dieu avait le poorôif et la
volonté de sauver le monde. 84, Demi-savants : se moquent du peuple. 54. Démons : Jésus-Christ n'a point voulu de leur ténaoigniie
Démonstration : n'est pas le seiil instrument par léqDfll se
fait la persuasion. 83.
Démonstrations ( règles pour les). 35.
— de la plus haute excellence ; en quoi consisteraient. 3».
— Il y a peu de choses démontrées. 83.
Dépendance : elle se montre dans les capitaines et les priaee»
mêmes. 126.
Dérèglement : comment il trompe ceux qui s'y liwent 55.
— Quand tous y vont, nul ne semble y aller. 56. Derrière : il faut avoir une pensée de derrière. 13*. Descartes : l'un des principes de sa mékaphystqoe. SS.
— reconnaît la main de Dieu dans la création de l'univers. «6.
— Réflexion sur sa philosophie. 135.
Désespoir des athées, qui connaissait leur misère mm rédempteur. 85.
-•- auquel l'homme se trouve exposé lorsqu'il considère sa misère sans en connaître le remède. 89.
— • La vraie religion abaisse l'homme sans le désespérer. Ibid.
— La misère porte au désespoir. Ibid.
— L'homme est entre le docÈle péril du désespoir et de l'or-
gueil. Ibid.
Désir de la vérité et du bonheur nous est lais^ podr nous
punir. 78.
Désirs : nous figurent un état heureux. 52. Désordre. Voyez Pente.
Devoir : il y en a un réciproque entie Dieu et le» btMnuM».
— C'en est un de ne s'affliger de rien. 123.
— de l'homme est de penser comme il faut. 128.
Devoirs : on en rend de différents aux différents mérites, 5é.
— envers les grands ; en quoi ils consistent. 73.
— Sottise et bassesse d'esprit de les leur refuser. Ibid. Dialogues et discours : ce qu'il faut pouvoir dire à oenBl qui
s'en offensent. 134.
Dffiu : sa mort, remède du péché. 71.
— roi de charité. 73.
— seul peut faire le bonheur de l'homme. 78.
— en se cachant aux hommes, a mis dai» son Église de»
marques pour se faire connaître. 77.
— ne sera aperçu que de ceux qui le cherchent de tout leur
cœur. Ibid.
— Malheur de l'homme sans lui. 80,
— Quand il serait difficile de prouver sou existence , il seraH
toujours plus avantageux de la croire. Ibid.
— S'il y en a un , hafiniment incompréhensible par les lainiè*
res naturelles. Ibid.
— Son existence difficile à prouver par des raisons natarel-
les. Ibid.
— Preuves de son existence. 8I.
— Son secret sous le voile de la nature, le;
— ne se montre point aux hommes avee tooi» révîdeflc»
qu'U pourrait faire. Ibid.
— Notre félicité est d'être à lui , notre unique mal d'élte sé-
parés de lui. 87.
— Ce que nous dit sa sagesse dans la religion cbfétieniM
Ibid.
— L'homme ne sait ce que c'est 90.
— Nous ne pouvons apprendre que de lui qtù Hour sommes.
Ibid.
— est l'unique bien de l'homme. 100.
— Son dessein est de se cachet aux mw et de S9 déOPBVrir
aux autres. 108.
— Comment il paraîtra au dernier jour. IMd.
DES PENSEES DE PASCAL
Dieu : son ayénement de douceur. 108
— visible à ceux qui le cherchent. Ibid.
— Son dessein est plus de perfectioimer la volonté que l'es
prit. Ibid.
— ne se découvre pas en tout , ne se cache pas en tout. Ibid.
— Son abandon paraît dans les païens, sa protection dans les
Juifs. Ibid.
— ne se connaît utilement que par Jésus-Christ et rÉcriture.
— des païens. — des Juifs. — des chrétiens, quel il est. Ibid.
et suiv.
— Ce qu'il faut pour le connaître en chrétien. 112.
— Inutile de le chercher sans Jésus-Christ. Ibid.
— peut tenter, mais ne peut induire en erreur, liz et suiv.
— ne sort du secret de la nature que pour exciter notre foi.
— bien plus recoiinaissable quand il était invisible, que
quand il s'est rendu visible. Ibid.
— Deux sortes de personnes le connaissent 122.
— Est-il impossible qu'il soit infini sans parties? II8.
— n'abandonne jamais les siens. 124.
— découvre en lui deux qualités pour tarir les sources de nos
péchés. 126.
— Il ne faut s'entretenir que de lui. Ibid.
— Les uns craignent de le perdre, les autres de le trouver.
— n'entend pas soumettre notre croyance sans raison ^ ni
nous assujettir avec tyrannie. Ibid.
— ne prétend pas nous rendre raison de toutes choses. Ibid.
— Il n'y a que trois sortes de personnes qui le servent.
— Descartes reconnaît sa main dans la création de l'univers.
— S'il existe , il ne faut aimer que lui. 128.
— ne regarde que l'intérieur. 130.
— absout aussitôt qu'il voit la pénitence dans le cœur. Ibid,
— fera une Église pure au dedans. Ibid.
— Il est indigne de M de se joindre à l'homme misérable.
— Il n'est pas indigne de lui de le tirer de sa misère. Ibid.
— n'a pas abandonné ses élus au caprice du hasard. 135. Différence : est grande entre le repos et la sûreté de conscience. 122.
Dignité de l'homme : en quoi elle consistait» et eu quoi elle consiste aujourd'hui. 120.
Dimensions : trois dans l'espace. 75.
Discours : digressions qu'on peut y admettre. 66.
Disgrâces qui arrivent aux élus sont des effets de la miséricorde de Dieu. 139.
Disproportion : pas si grande entre l'unité et l'infini qu'entre notre justice et celle de Dieu. 81.
Disputes : quelle est leiu- source. 45.
— Ce qu'on y aime. 59.
Distinctions extérieures entre les hommes : on a bien fait de
les établir; pourquoi. 53.
Divertissements : leur origine et leur danger. 48.
— Sans divertissement et sans occupation, la félicité de
l'homme est languissante. 49.
— Pourquoi tant de personnes s'y plaisent. 50.
— moins raisonnables que l'ennui. 51.
— non-seulement bas, mais faux et trompeurs. Ibid.
~ ne nous soulagent ^lans nos maux qu'en nous causant une misère plus effective. Ibid.
— Ils n'assurent pas notre bonheur. 56.
— si^ets à être troublés par mille accidents. Ibid.
— sont dangereux pour la vie chrétienne. 130.
Division : des parties, si petites qu'elles soient, peuvent être autant divisées que le firmament. 30. Voyez Augmentation ^ Indivisible.
Divisions dan» l'Église : les miracles y décident. 114.
— et Subdivisions des philosophes. 58.
Docteurs : leurs habits nécessaires pour duper le monde.
— Pourquoi on veut que les docteurs graves soient infailli-
bles. r32.
Doctrine des Juif^ : la distinguer dVla doctrine de la loi deg Juifs. 96.
— Il faut juger de la doctrine par les miracles, et de? mira-
cles par la doctrine. 112.
Do^'maftsfes : origine de leurs écarts. 89.
— Insuffisance de leur doctrine. 74 et suiv.
— La raison les confond. 75.
Doute : peu de gens parlent du doute en doutant. 57.
— Dans les doutes importants il faut chercher la vérité. 78.
— Ceux qui gémissent de douter méritent compassion. Ibid.
— Il faut savoir douter où il faut. 90.
— Le risque dans le doute oblige à chercher la vérité, m et
suiv.
Écriture sainte : ne pas la mépriser, et pourquoi. 8i.
— Sa merveille, sa grandeur, sa sublimité la simplicité
admirable de son style. 86.
— porte un caractère de vérité qu'on ne saurait désavouer.
Ibid.
— Le voile qui la couvre pour les Juifs charnels y est aussi
pour les mauvais chrétiens. 96.
-^ Authenticité de l'histoire contenue dans ses premiers livres. 97.
— de l'Ancien Testament est un chiffre qui a double sens. 98.
— Les apôtres nous en ont découvert le véritable sens. 99.
— Son véritable sens est celui dans lequel tous les passages
contraires s'accordent. lOO.
— Source de ses contrariétés. 99 et suiv.
— Chercher un sens qui accorde ces contrariétés. lOO.
— Son unique objet est la charité. Ibid.
— Observations sur les obscurités et les clartés qu'elle pré-
sente. 108 et suiv.
— secret de Dieu dans le double sens qu'elle offre. 116.
— était mal à propos attaquée sur ce qu'elle dit du grand
nombre des étoiles. 126,
— n'est pas une science de l'esprit, mais du cœur. 134.
— n'est intelligible que pour ceux qui ont le cœur droit.
Ibid.
Effets : ceux qui les voient sans voir les causes sont.... 53. Efforts de l'esprit. 64.
— contraires de Dieu et de la concupiscence. 123. Égalité des biens est juste, mais.... 56.
Église : Dieu y a mis des marques sensibles pour se faire connaître. 77.
— a subsisté sans interruption, malgré les schismes et les
hérésies. 84.
— a toujours été visible ou dans la synagogue ou dans eïïc-
même. 98.
— Il est dit : Croyez à l'Église ; mais il n'est pas dit : Croyez
aux miracles. 115.
— a trois sortes d'ennemis, les Juifs, les hérétiques et Ut
chrétiens. 116.
— a des miracles contre ces ennemis. Ibid.
— mérite la conversion de tous. 120.
— Hors d'elle, toutes les vertus, le martyre, les austérités et
toutes les bonnes œuvres sont inutiles. Ibid.
— Ce qui lui arrive, arrive aussi à chaque chrétien. 124.
— Son histoire est proprement l'histoire de la vérité. 126.
— ne juge que par l'extérieur. 130.
— absout quand elle voit la pénitence dans les œuvres. Ibid.
— n'est pas déshonorée par la conduite des hypocrites. Ibid.
— Vouloir qu'elle ne juge ni de l'intérieur ni de l'extérieur ,
c'est retenir dans son sein des hommes qui la déshonorent. 134.
— On n'y entrait autrefois qu'après de grands travaux. 114.
— On s'y trouve maintenant sans aucune peine. Ibid.
— Dans quel esprit elle a accordé le baptême aux enlanl.<».
144 et suiv.
ÉGYPTIENS anciens : leur religion pas plus recevable que les
autres ; pourquoi. 02.
ÉLiE : les miracles discernent entre lui et le» faux prophète».
Éloquence : il faut qu'il y ait de l'agréable et du réel. 65 ri
TABLK ANALYTIQUE
Éloquence : là vraie se moque de la fausse. M.
— La fausse, dans Cicéron, a ses admirateurs. Ibid.
— En quoi consiste la vraie. 133 et suiv.
— est une peinture de la pensée. 134.
Élus : il y a assez de clarté pour les éclairer, assez d'obscurité pour les humilier. 108.
— Tout tourne en bien pour eux. 109 et suiv.
— au tribunal de Jésus-Christ ignoreront leurs vertus. 124. Enjanfement. Voyez Ficrge.
Enfants : abus dans leur éducation. 48
Ennemi : ce que les justes , d'un côté , et les charnels , de
l'autre, entendaient par ce mot. 95.
Ennui : preuve de la misère et de la corruption de l'homme,
et en même temps de sa grandeur. 61 et sitiv.
— mal le plus sensible de l'homme, et en même temps son
plus grand bien. Ibid.
ÉNOCu a transmis la promesse faite à Adam touchant le Messie. 84.
Enseigne : les vrais honnêtes gens n'en veulent point. 57.
Entendement et Folonté : sont les deux entrées par où les opinions s'insinuent dans l'àme. 32.
ÊPAMiNONDAS : son caractère. 58.
ÉPICTÈTE : comparé avec Montaigne. 66 et suiv.
— L'un des philosophes qui a le mieux connu les devoirs Je
l'homme. Ibid.
— Exposition de sa doctrine. 67.
— veut que l'homme regarde Dieu comme son principal ob-
jet. Ibid.
— veut que l'homme soit humble. Ibid.
— se perd dans la présomption de ce que peut l'homme ; ce
qu'il dit à ce sujet. Ibid.
— Ses orgueilleux principes le conduisent à d'autres erreurs.
Ibid.
— combattant la paresse , mène à l'orgueil. 71.
— doit être lu avec beaucoup de discrétion. Ibid.
— bon à lire avec Montaigne, comme correctifs l'un de l'au-
tre. Ibid.
— et ses sectateurs croient Dieu seul digne d'être aimé et ad-
miré. 130.
Épicuriens : Montaigne est leur plus grand défenseur. 70.
— Leur système. Ibid.
— Source de leurs erreurs. Ibid.
— sont obligés de céder à la vérité de la révélation. Ibid.
— origine de leurs écarts. 89.
Errer : méthode de ne point errer, recherchée de tout le monde. 37.
— Les géomètres seuls y arrivent. Ibid.
Erreur a différentes sources : l'imagination. 43 , 44 , 45. — Les maladies. 45. — L'opinion ou la fantaisie. 42 et suiv. — La volonté. 45, — L'intérêt. Ibid. — L'affection ou la haine. Ibid. — Les préjugés. Ibid.
■— Dieu ne peut y induire les hommes. 1 13 et suiv.
— De son côté jamais il n'est arrivé de miracle. 114.
— de ceux qui suivent une vérité à l'exclusion d'une autre. 120. Erreurs de l'homme ineffaçables sans la grâce. 48.
Espace : quelque grand qu'il soit, on en peut toujours concevoir un plus grand, et ainsi à l'infini. 29.
— divisible à l'infini. Ibid.
— n'est pas composé d'un certain nombre fini d'indivisibles.
— moindre a autant de parties qu'un plus grand. Ibid. Voyez
Mouvement.
— Trois dimensions dans l'espace. 75.
Esprit qxû voit les effets; ce qu'il est a l'égard de l'esprit qui voit les causes. 53.
— boiteux nous irrite ; pourquoi. Ibid.
— Nécessaire de le relâcher un peu, mais.... 55.
— L'extrême est accusé de folie. 67.
— Plus on en a, plus on trouve d'hommes originaux. 62.
— de justesse , de géométrie , de finesse. Ibid.
— Comment il s'attache au faux. 64.
— et le sentiment se forment par les conversations. I6id.
— a son ordre , le cœur en a un autre. 65.
Esprits : presque tous les philosophes leur attribuent ce qui appartient aux corps. 48.
Esprits sont de diverses classes; chacun d'eux d«>H réimef chez soi , non ailleurs. 59.
— Il y en a de deux sortes. 62.
— faux ne sont ni fins ni géomètres. 63.
— Leur distance infinie à la charité. lOI.
Esprit-Saint : c'est par lui que les apôtrea Jugpnt de la loi de
la circoncision. 12 1.
Estime fait la félicité des hommes. 39,
— On s'en soucie peu dans les villes où l'on ne fait que pas-
ser. 41.
— Il faut mériter celle que l'on désire. 64. Établissement du peuple juif ; image visible des miracles invisibles, 93.
État actuel de l'homme diffère de celui de sa création. 70.
— Exposé de ces deux états. Ibid.
— Connus séparément, conduisent à l'orgueil ou à la paresse.
Ibid.
— incertain de l'homme, qui voit trop pour nier, trop peu
pour être assuré. 92.
— établi en république ; ce serait un grand mal de contribuer
à y mettre un roi. 133.
— où la puissance royale est établie, c'est une espèce de sa-
crilège de ne pas la respecter. Ibid,, États : l'art de les bouleverser est d'ébranler les coutumes
établies. 44.
Éternité : combien notre imagination l'amoindrit. 43.
— combien il est important d'y penser. 78. Être nécessaire, éternel, infini. 40.
— imaginaire : nous travaillons à l'embellir et à le conser-
ver , et nous négligeons le véritable. Ibid. Étude de l'homme : peu s'y livrent. 68. Eucharistie : secret de Dieu dans ce mystère. 116.
— est une figure de la croix et de la gloire. 120.
— Raison pour laquelle on la donnait dans la bouche det
morts. 137.
— Raison pour laquelle on ne la donne plus. Ibid. .EucLiDE a exclu l'unité de la signification du mot nombre.
— Sa définition des grandeurs homogènes. Ibid. Euty chiens : en quoi ils erraient. 120.
Évangélistes : observations sur la manière dont Us parlent de Jésus-Christ. 102.
— Leur style admirable. 106.
Évangile : les païens mêmes ont agi pour sa gloire. 107.
Excellence : nous en sentons en nous des caractères ineffaçables. 90.
Exception : c'est un grand mal de la suivre au lieu de la règle. 64.
Excuse : souvent pire que l'insulte. 61.
Exemples : combien ils sont dangereux. 69.
— Comment ils servent à prouver. 63.
Exorcistes : les miracles prouvaient contre eux en faveur de.s apôtres. 114.
Extérieur : on a bien fait de distinguer les hommes par l'extérieur. 53.
ÉzÉceiEL parlait d'Israël comme les païens, et tirait de là sa plus grande force contre Israël. 128.
Fantaisie et Opinion, maitresse d'erreur. 42 et suiv.
— a établi dans l'homme une seconde nature. 43.
— et caprices des peuples ; modèles adoptés par les législa-
teurs , au lieu de la justice. 55.
— semblable et contraire au sentiment. 63.
— Chacun a ses fantaisies contraires à son propre bien. 64. Fausse gloire : marque de misère et de bassesse. 39.
— Marque d'excellence. Ibid. et suiv.
Fausseté. Voyez Contradiction.
Faux : comment l'esprit et la volonté s'attachent au faux.
Félicité des hommes consiste dans l'estime. 39.
— languissante, sans occupation et sans divertissement. 49.
— Contrariétés étonnantes dans l'homme par rapport à la fé-
licité. 76.
DES PENSÉES DE PASCAL
Félicité: l'hoinine en jouirait avec assurance, s'il n'avait jamais été corrompu. 88.
— Tous les hommes y aspirent; ils ne diffèrent que dans
l'objet où ils la placent. I20 etsuiv. Figure : la nature est une ligure de la grâce. 93.
— Parmi les Juifs la vérité n'était qu'une figure. 96,
— est faite sur la vérité, et la vérité reconnue par la figure.
iiid.
— Diverses sortes de figures. 97.
— Pourquoi les prophètes ont parlé en figures. 98.
— Joseph , ligure de Jésus-Christ. Ibid.
— a subsisté jusqu'à la vérité. Ibid.
— La grâce, figurée par la loi, figure elle-même la gloire à
laquelle elle conduit. Ibid.
Fin dernière : combien il est important de la connaître. 78. ~ est ce qui donne le nom aux choses. 95. Finesse de l'esprit ; en quoi consiste. 62. Fini : rien ne peut le fixer entre les deux infinis. 47.
— La seule comparaison que nous faisons de nous au fini
nous fait peine. Ibid.
— s'anéantit en présence de l'infini. 8i. Finis sont tous égaux. 47.
Foi: sans la foi, personne n est jamais arrivé à être heureux. 75.
— ne va qu'à établir deux choses : la corruption de la nature ,
et la rédemption de Jésus-Christ. 79.
— La raison doit s'y soumettre. 90.
— au-dessus des sens, non pas contre. 91.
— consiste en Jésus-Christ et en Adam. 1 19.
— inutile pour le salut sans la religion du cœur. I2i.
— sans inspiration , non admise dans la religion chrétienne.
~ parfaite; en quoi elle consiste. 128.
— éclate bien davantage lorsque l'on tend à l'immortalité
par les ombres de la mort. 138.
Faiblesse de l'homme. 42,
— de sa raison. Ibid.
— Fondement admirablement sûr. 53.
Folie : la puissance des rois est fondée sur la folie du peuple. Ibid.
— C'en est une de se damner. 74..
— plus sage que la sagesse des hommes. 88.
— des incrédules est un exemple qui garantit les autres. 1 19
et suiv.
— Ce serait être fou que de ne pas être fou. 132.
Force : son empire règne toujours. — est le tyran du monde.
— Qualité palpable ; justice , qualité spirituelle. 56.
— sans la justice est tyrannique. Ibid.
— est sans dispute. Ibid.
— n'est maîtresse que des actions extérieures. 60.
^ et menaces , mettent dans l'esprit la terreur et non la religion. 118 etsuiv.
— reine du monde. I34.
Formalités et cérémonies : il est superstitieux d'y mettre son
espérance, 127.
Fort : nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi. 56. F'ou. Voyez Folie.
Foudre : si elle tombait sur les lieux bas , qu'en résulterait-il ?
Généalogie de Jésus-Christ dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament. 109.
Généalogies : soin qu'avaient les anciens de les conserver.
— de saint Matthieu et de saint Luc. (09.
Général : il faut y tendre. 129.
Générations : c'est leur multitude qui rend les choses obscures. 97,
Génies grands : leur caractère. lOI.
Gens de guerre : s'établissent par la force. 53.
Gentilhomme : croit qu'il y a quelque chose de grand cl de noble à la chasse. 50.
Géomètres : apprennent la véritable méthode de conduire U raison. 37.
— Hors de leur science, point de véritable démonstraUou
Ibid.
— seraient tins, s'ils avaient la vue bonne. 63.
— se rendent ridicules en voulant traiter géométriquement
les choses fines. Ibid.
Géométrie : réflexions sur la géométrie en général. 25.
— a expliqué l'art de découvrir les vérités inconnues. Ibid.
— démontre les vérités déjà trouvées. Ibid.
— Ce qui la passe nous surpasse. Ibid.
— ne définit point l'espace , le temps , etc. 26.
— Tout ce qu'elle propose est démontré. 28.
— Tous ses termes parfaitement intelligibles. Ibid.
— définit les seules choses qui en ont besoin. Ibid.
— Si elle ne définit et ne démontre pas toutes choses, c'est
que cela est impossible. Ibid.
— ne peut définir les objets ni prouver les principes. 29.
— ne considère que des figures très-simples. 34.
— Hors d'elle , presque point de vérités dont on demeure tou-
jours d'accord. Ibid.
— Eu quoi diffère de la logique. 37.
— infinie dans la multitude de ses propositions. 46.
— comprend un grand nombre de principes. 62. Gloire : on l'aime en toutes choses. 40.
— Ceux qui écrivent contre elle veulent avoir la gloire d'a-
voir bien écrit. 41.
— La grâce en est la figure et y conduit. 98.
GouFFiER (Arthus de) , duc de Roanne/. Avis qui lui sont
donnés par Pascal. 7 1 .
Grâce : la nature en est une image. 94.
— Figure de la gloire. 98.
— figurée par la loi. Ibid.
— La conversion des païens était réservée à la grâce du Mes-
sie. 102.
— sera toujours dans le monde. 120.
— fait embrasser les preuves de la religion. 122.
— Dieu veut que nous la jugions par la natiu'e. 123.
— peut seule faire de l'homme un saint 132. Grand seigneur : ce que c'est. 73.
Grandeur : a besoin d'être quittée pour être sentie. 60. ~ inspire la présomption. 89.
— des gens d'esprit , invisible aux riches , aux rois, etc. loi.
— de l'homme. 39.
— se conclut de sa misère. 76.
— de l'âme humaine; en quoi consiste. 57, 58. Grandeurs : il y en a de deux sortes. 73.
— d'établissement, dépendent de la volonté des homntes.
Ibid.
— naturelles , indépendantes de la volonté des hommes. Ibid.
— Ce qu'on doit à l'une et à l'autre. Ibid. et suiv. Grands : diverses manières de les considérer. 52.
~ ont mêmes accidents que les petits : en quoi ils diffèrent. 68.
— Quelque élevés qu'ils soient, sont unis au reste des hom-
mes et ont leurs faiblesses. 59.
— Réflexions sur leur condition. 71 et suiv.
— Leur naissance et leurs titres dépendent d'un pur hasard.
— Leurs titres, non fondés sur la nature, niais sur un éta-
blissement humain. Ibid. et suiv.
— Ce n'est que la rencontre du hasard qui s'est trouvée favo-
rable à leur égard. 72.
— doivent avoir une double pensée. Ibid.
— Cause de leur violence , de leur fierté. Ibid.
— Rois de concupiscence. 73.
Grands hommes : leurs vices sont le bout par où IN tiennent au reste des hommes. 59.
Crfcs : leurs égarements avant Jésus-Christ. 8*.
— Les anciens législateurs grecs ont profité de la loi des Juifs.
Guerre : ce serait un tiers indifférent qui devrait juger si on doit la faire. 50.
— que l'homme fidèle souffre toute .sa vie. 128.
— entre la grâce et la concupiscrncr esl une paix devant
Dion. Ibid.
TABLE ANALYTIQUE
Guerre Inlestino dans l'homme entre la raison et les passions.
— Quelle est la plus cruelle que Dieu puisse faire aux hom-
mes. 130.
Guerres civiles : sonf le plus grand de» maux. 62.
Habits servent à attirer le respect. 53. Haine ou Affection change la justice. 45. Haïr : nous devons haïr et nous et tout ce qui nous attache à autre chose (ju'à Dieu seul. 128.
— Tous les hommes se haïssent naturellement. 133. Hasard en apparence fut la cause de raccomplissoment d'un
mystère. 12&.
— donne les pensées et les ôte. r34.
HÉKOCii. Voyez Ènocii.
Hérésie sur la manière d'expliquer le mot Omnes. 133. Hérésies : leur source est l'exclusion de certaines vérités.
— Moyen de les empêcher et de les réfuter. Ibid. Hérétiques : nous reprochent une soumission superstitieuse.
— ne voient que du pain dans l'Eucharistie. I16.
— Les miracles leur seraient inutiles. 117.
— Source de leurs objections. 120.
— Source de leurs erreurs. Ibid.
— conviennent que l'Eucharistie est figurative, nient la pré-
sence réelle. Ibid.
Hkrode agit, sans le savoir, pour la gloire de l'Évangile
Heureux : ce n'est pas l'être que de pouvoir être réjoui par
le divertissement. 5G.
— Tous les hommes désirent l'être. 75.
— Nul ne l'est comme un vrai chrétien. 90.
Histoire qui n'est point contemporaine est suspecte. 93.
— Caractère de l'histoire sainte écrite par Moïse. 97.
— de l'Église , doit être proprement appelée l'histoire de la
vérité. 12G.
— dont les témoins se fout égorger mérite d'être reçue. 127. Historiens évangéliques : leur modestie. 106.
KoMÈRE a fait un roman qu'il donne pour tel. 93.
— ne pensait pas à en faire une histoire. Ibid. Homme : n'est produit que pour l'infinité. 24.
— Inutile de définir ce mot. 26.
— disposé à nier ce qui lui est incompréhensible. 29. ne connaît naturellement que le mensonge. Ibid.
— Ne pas juger de sa capacité par un bon mot qu'on lui en-
tend dire. 36.
— Connaissance générale de l'homme. 37 et suiv.
— Qu'est-il dans l'infini? 38.
— Un néant à l'égard de l'infini , un tout à l'égard du néant.
Ibid.
— incapable de savoir tout , et d'ignorer tout absolument. 39.
— Sa grandeur. Ibid.
— Roseau le plus faible de la nature, mais roseau pensant
— Quand l'univers l'écraserait, il serait encore plus noble
que ce qui le tue. Ibid.
— Sa dignité consi.sle dans la pensée. Ibid.
~- Il est avantageux de lui représenter sa grandeur et sa bassesse. 40.
— a en lui une nature capable de connaître le bien. Ibid.
— Le louer, le blâmer, ou le divertir, également blâmable.
Ibid.
— Sa nature se considère en deux manières. Ibid.
— Deux choses l'instruisent, l'instinct et l'expérience. Ibid.
— Sa vanité. 40.
— Il n'est que déguisement et hjT)ocrisie. 42.
— Sa faiblesse. Ibid.
s'il commençait par s'étudier lui-même , connaîtrait son impuissance. 47.
— fait partie d'un tout qu'il ne peut connaître. Ibid.
— composé de deux natures opposées. Ibid.
~ plein d'erreurs ineffaçables sans la grâce. 48.
Homme : est à lui-même lo plus prodigieux objet de la natu'v. Ibid.
— Sa misère. Ibid.
— dès l'enfance , accablé d'études. Ibid.
— plus Agé, chargé de soins et d'affaires. Ibid.
— malheureux s'il était délivré de ces soins. 49.
— qui n'aime que soi ne hait rien tant que d'être seul avec
soi. Ibid.
— Sans occupation et sans divertissement, tous les biens et
toutes les satisfactions ne sont pour lui qu'une fciicllé languissante. Ibid.
— malheureux si on ne l'occupe hors de lui. Ibid. — - si vain et si léger, que la moindre bagatelle suffit pour le
divertir. 51.
— s'enimierait sans aucune cause étrangère d'ennui. Ibid.
— est plein de besoins; n'aime que ceux qui peuvent les
remplir. 57. -i ,^
— n'est que mensonge , duplicité , contrariétés. Ibid. % -'■
— Son étude ; combien elle importe. 58.
— Sa condition : inconstance, ennui, inquiétude. 60.
— maître de soi-même, son portrait. Ibid.
— aime la malignité contre les superbes. 61. ~ n'est ni ange ni bête. 64.
— Sa curiosité inquiète pour les choses qu'il ne peut savoir. 64,
— Difficile d'obtenir rien de lui que par le plaisir. 66.
— Contrariétés étonnantes qui se trouvent dans sa nature. 74
et suiv.
— incapable de ne pas souhaiter la vérité et le bonheur. 76.
— Pourquoi n'est-il heureux qu'en Dieu? pourquoi si con-
traire à Dieu? Ibid.
— misérable de connaître qu'il l'est ; grand puisqu'il connaît
sa misère. 77.
— est une chimère, une nouveauté, im chaos, un sujet de
contradiction , un monstre incompréhensible. Ibid.
— Malheur d'un homme sans Dieu. 78.
— Son état plein de misère, de faiblesse, d'obscurité. Ibid.
— Sa vraie nature , son vrai bien , sont choses inséparables à
connaître. 83.
— Ce qu'il lui importe de connaître. 85.
— aveugle s'il ne se connaît plein d'orgueil , d'ambition , de
misère. Ibid.
— ne peut avoir que de l'estime pour une religion qui con-
naît si bien ses défauts. Ibid.
— Contrariétés étonnantes qui se rencontrent dans lui. 87.
— Ses contrariétés servent de preuves à la véritable religion.
Ibid.
— Son premier état , son état présent. Ibid. et suiv.
— est à Jui-ménie un paradoxe. 88.
— S'il n'avait jamais été corrompu , jouirait de la vérité et de
la félicité avec assurance. Ibid.
— incapable d'ignorer absolument et de savoir certainement.
Ibid.
— plus inconcevable sans le mystère de la transmission du
péché originel, que ce mystère n'est inconcevable à l'homme. 88.
— Sa duplicité a fait admettre deux âmes. Ibid. et suiv.
— La vraie religion l'élève sans l'enfler. 89.
— Dieu ne lui demande que de l'aimer et de le connaître. 90.
— capable d'amour et de connaissance. Ibid.
— Image d'un homme qui s'est lassé de chercher Dieu par le
seul raisonnement. 9i.
— La concupiscence est son seul ennemi. lOO.
— Tout l'instruit de sa condition. 108.
— tout ensemble capable de Dieu et indigne de Dieu. Ibid.
— Tout sur la terre montre sa misère et son impuissance
Ibid.
— doit voir as.sez pour connaître qu'il a perdu la vérité. 119.
— tombé de sa place, la cherche avec inquiétude. Ibid.
— Sa dignité ; en quoi consistait , en quoi elle consiste au-
jourd'hui. 120.
— Comment la raison peut le conduire à se connaîlre. Vil.
— Deux vérités de foi sur son état. 122.
— A force de lui dire qu'il est un sot, il le croil. r.:R.
— fait lui seul une conversation intérieure. Ibid.
— Trois sortes d'hommes; leurs caractères. I2«.
DES PENSÉES DE PASCAL
Homme : est visiblement fait pour penser. 128.
— Son injustice et sa corruption. Ibid. -nait injuste. 129.
— jouirait de quelque paix s'il n'avait que la raison sans
les passions , ou les passions sans la raison. Ibid.
— - doit, pour être heureux , conformer sa volonté particulière
à la volonté universelle. Ibid.
— souvent croit ne dépendre que de soi , et veut se faire cen-
tre et corps soi-même. Ibid.
— La grâce seule peut en faire up saint. 1 32.
-- Peut-il mériter la communication avec Dieu? 133.
— Le tirer de sa misère n'est pas indigne de Dieu. Ibid.
— créé avec deux amours, l'un pour Dieu, l'autre pour soi-
même. 137.
— trop infirme pour juger sainement de la suite des choses
futures. 139.
— Il y a dans chaque homme un serpent, une tve , un Adam.
Idem.
Hommes : se gouvernent plus par caprice que par raison. 34.
— Pour leur bien , il faut souvent les piper. 44.
~ Toutes leurs occupations sont à avoir du bien. 45.
— Tous conçoivent et sentent de la même sorte les objets qui
se présentent à eux , supposition gratuite. 4G.
— Cause véritable de l'agitation perpétuelle de leur vie. 48.
— Origine de toutes leurs occupations tumultuaires. Ibid.
— Leur malheur vient de ne pas savoir se tenir en repos. 49.
— dans les grandes charges , détournés de penser à eux , est
ce qui les soutient. Ibid.
— tendent au repos par l'agitation. 50.
— Image de leur condition. 52.
— On ne leur apprend pas à être honnêtes gens. 59.
— Tous se haïssent naturellement. 6i , 133.
— Leur vertu ne se satisfait pas d'elle-même. 64.
— Tous désirent d'être heureux. 75.
— n'aiment naturellement que ce qui peut leur être ulile. 79.
— sont corps autant qu'esprit. 83.
~ N'attendre d'eux ni vérité ni consolation. 87.
— Causes des contrariétés qui les ont étonnés. 8<s.
— sont tout ensemble indignes de Dieu et capables de Dieu.
— Dieu leur donne assez de lumière pour le chercher et le
suivre, s'ils le veulent, il 9.
— prennent souvent leur imagination pour leur cœur. 128.
— croient être convertis dès qu'ils pensent à se conve^-lir.
Ibid.
— naissent iiflustes. 129.
— Combien est grande leur folie. 132.
•^ Dieu ne les considère que par le médiateur Jésus-Christ.
Honnêtes gens : Les vrais honnêtes gens ne veulent pomt
d'enseigne. 57.
— On n'apprend point aux hommes à le devenir , et cepen-
dant ils se piquent de l'être. 59.
Honneur : qui ne mourrait pour le conserver serait infâme. 40. Honte : il n'y a de honte qu'à ne point en avoir. 80. Horreur de la mort : naturelle et juste dans Adam innocent.
— Son origine et la cause de sa défectuosité. Ibid. Humeur : ses bizarreries. 60.
Humilité : effet des discours d'humilité. 57.
— Peu de gens en parlent humblement. Ibid.
— Les anciens philosophes ne l'ont point reconnue pour vertu.
— apparente qui couvre une présomption insupportable. •><). Hypocrites bien déguisés , l'Église les souffre. 130.
— ne peuvent tromper Dieu. Ibid.
Idées : la conformité d'idées n'est pas c<rtaine, mais très-probable. 46. ,. , ,
— Comment presque lom les philosophes ont conlondn les
id'-cs des choses. 48.
Ignorance : fl y en a de iW\n sortes, l'une ni.lurelle, I autre savante. 47.
Ignorance de la religion, état déplorable. 77 et suiv.
Illusion : en quel sens il est vrai que tout le monde est dans l'illusion. 52.
Imagination : elle grossit le temps présent et amoindrit l'éternité. 43.
— Elle est une source d'erreur. 45.
Immortalifé de l'âme doit être notre premier objet. 77.
— Combien ce dogme est important. 121.
Impies blasphèment la religion chréiieniie, parce qu'ils la connaissent mal. 85.
— la croient un simple déisme. Ibid.
— capables de la grâce. 89.
— Leur indifférence pour la religion prouve la corruption de
l'homme. 120.
— Comment ils abusent de leur raison. 12 1.
— se persuadent qu'il n'y a point de Dieu. 128.
Bnpiété : c'est d'elle que viennent les peines de la piété. i3o.
Importance : comment tout est important. 133.
Imposteurs disent qu'ils ont des remèdes; pourquoi ajouf»-
t-on foi à leurs promesses? 115.
Impuissance naturelle et immuable de traiter quelque science
que ce soit dans un ordre absolument accompli. 26.
— où est l'homme d'acquérir par lui-même la vertu : re-
mède à ce mal. 83.
Incarnation montre à l'homme la grandeur de sa misère. 89.
— Secret de Dieu dans ce mystère, ll^ et suiv. Incertain : on travaille pour l'incertain, et on le doit. 53.
— Combien de choses ne fait- on pas pour l'incertain! 134.
— Quand on travaille pour demain et pour l'incertain, on
agit avec raison. Ibid.
Inclination d'être aimé est injuste. 129.
— Nous naissons avec elle. Ibid.
Incompréhensibilité de Dieu et de l'âme. 135. Inconstance : sa cause. 60.
Incontradiction n'est pas marque de vérité. 46. Incrédules : la religion nous oblige de les regarder comme
capables de la grâce. 80.
— Il faut les appeler à avoir pitié d'eux-mêmes. Ibid.
— doivent être plaints et non injuriés. 119.
— les plus crédules. Ibid.
Incrédulité : fondée sur celle des Juifs. 94. Indépendance : le soldat travaille toujours à y venir. 126.
— Le chartreux fait vœu de ne jamais y prétendre. Ibid. Indifférence sur l'étude de la religion ; combien elle est téméraire. 77.
— de l'homme sur les objets permanents. 121. Indigence : comment il arrive qu'on la cache ou qu'on la
découvre. 55.
Indivisible : sa définition. 31.
— multiplié autant qu'on voudra , ne fera jamais une éten-
due. Ibid.
— multiplié tant de fois qu'on voudra, ne peut jamais for-
mer qu'un indivisible. Ibid.
— est un véritable zéro d'étendue. Ibid. Voyez Zéro. Jwéflfl7îfe nécessaire parmi les hommes. 55. Infaillibilité : si elle était dans un, ce serait un miracle
étrange. 133. . , n. ,i
— dans la multitude, cela parait naturel. Ibid. InfaUmc : on aime que le pape le soit dans la foi, et les
I docteurs graves dans leurs mœurs. Ibid.
j Infini : nous ignorons sa nature. «I.
I 11 y a un infini en nombre. Ibid. , , , ,„
I /„rt«H' (chose) et indivisible: ce que c est. n«.
i InPtés : observations sur l.^s den.v infinités qui se Iroi.vent
1 ■ f n toutes choses. 29 et suiv.
i dans toutes les sciences. 40.
' Iniquités : ce sont les vrais ennemis .le 1 homme. 101.
: Injmticc : difficile à distinguer. 44.
' -d'exiger ce qui n'est pas du, commune aux grand.. 7.J.
— Mous naissons injuste». 129.
Inanisition : est toute corrompue ou ignorante. 131 , iïla sSté ( les jésuites ) sont l.-s deux Déaux de la > erit,-.
Ibid.
[nsrnsihilité de
s hommes \nm les clioses de rélernitf. 71»
TABLE ANALYTIQUE
Inapiratwn. \oyei Foi.
Inutruction : quelquefois source d'erreur. 46.
— Quand elle précédait le baptême, tous étaient instruit».
"145, Intérêt : source d'erreur. 45.
Inventer: ceux qui en sont capables sont rares. 55. Inventeurs : on les traite de visionnaires. Ibid. Inventions nouvelles sont des erreurs dans la théologie. 23.
— des hommes vont en avançant de siècle en siècle. 134. ISAAC, héritier de la promesse du Messie. 84.
Israël : l'ancien Israèl éliiit la ligure du nouvel Israël. 99.
— Les païens en disaient du mal , et le prophète aussi. 128.
Jacob : il vivait dans l'attente du Messie. 84.
— Accomplissement de sa prophétie sur le Messie. 105. Jansénistes. 116 et suiv.
ressemblent aux hérétiques par la réformation des mœurs.
JÉRUSALEM : les Juifs ne peuvent sacrifier hors de ses murs.
— céleste doit être l'objet de nos soupirs. l'iG.
Jésuites : concluent île tout que leurs adversaires sont hérétiques. 116.
— Excès où la pas.sion les a portés. Ibid.
— se joignent aux ennemis de l'Église. Ibid.
— coupables de persécuter Port-Royal. 117.
— Leur dureté surpasse celle des Juifs. II8.
— ressemblent en mal aux hérétiques. Ibid. Jésus-Christ parlait au cœur. 65.
— En quoi consiste sa religion. 83.
— L'accomplissement des prophéties en sa personne prouve
qu'il est le Messie. 85.
— Considérations sur sa personne. 86.
— a racheté les hommes misérables par Adam. 89.
— rejeté par les Juifs, pourquoi. 94.
— Ceux qui l'ont crucifié portent les livres qui témoignent
de lui. 95.
— Le temps de son premier avènement est prédit ; celui du
second ne l'est point. Pourquoi. Ibid. etsuiv.
— figuré par Joseph. 98.
— et ses apôtres nous découvrent l'esprit des anciennes Écri-
tures. 99.
— Ce qu'il a appris aux hommes. Ibid.
— En lui toutes les contradictions des Écritures sont accor-
dées. 100.
— Considérations sur Jésus-Christ. lOi.
— Il est ridicule de se scandaliser de sa bassesse. Ibid.
— Aucun homme n'eut jamais plus d'éclat ; à peine aperçu
des historiens. I02.
— Tout son éclat n'a servi qu'à nous , rien pour lui. Ibid.
— parle simplement des plus grandes choses. Ibid.
— Centre des deux Testaments. Ibid.
— est prédit et prédisant. Ibid.
— prouvé par les prophéties. Ibid. et suiv.
-- Nombreuses prédictions qui l'annoncent. lo3.
— Comparé à Mahomet. 107 et suiv.
— est venu pour la sanctification des uns , et pour la ruine
des autres. 109.
— - est un Dieu caché. Ibid.
— est demeuré inconnu parmi les iiommes. 109.
— On ne connaît Dieu utilement que par Jésus-Christ. 1 1 1 .
— vrai Dieu des misérables et des pécheurs. 112.
— Sans lui , l'homme est dans le vice et dans la misère. Ibid.
— En lui est tout notre bonheur. Ibid.
— Toute religion qui ne le reconnaît pas aujourd'hui est
fausse. 113.
— Les Juifs coupables de refuser de croire à ses miracles.
Ibid.
— Comment prouvé par ses miracles ; comment il a vérifié
sa doctrine. Ibid.
— Différence entre n'être pas pour lui , et le dire ; et n'être
pas pour lui, et feindre d'en être. 1 14.
— En quoi diffère de l'Antéchrist. Ibid.
Jésus-Christ : deu« partis entre ceux qui l'écoutaient. Ii«.
— Sans lui , le inonde serait détruit ou serait un enfer. 11».
— Dire qu'il n'est pas mort pour tous, favorise le déseapoir.
Ibid.
— est venu apporter le couteau et non la paix. 123.
— Quelle paix il a apportée. Ibid.
— jugé par les Juifs et les Gentils. 126.
— On l'aime parce qu'il est le chef du corps dont on est mem-
bre. 130.
— s'est offert à Dieu comme un holocauste. 130.
— Ce qui est arrivé en lui doit arriver en tous ses membres.
— En lui la mort est aimable. Ibid.
— Il a été tout ce qu'il y a de grand et tout ce qu'il y a d'ab-
ject. Ibid.
— Son sacrilice a duré toute sa vie et a été accompli par sa
mort. Ibid.
— enlevé dans son ascension comme la fumée des victimes.
— Tout ce qui lui est arrivé doit se passer dans l'âme et dans
le corps de chaque chrétien. 138.
Jeu, chasse, divertissements : pourquoi plaisent tant aux
hommes. 50.
JoB , le plus malheureux des hommes , a le mieux parlé de la
misère de l'homme. 128.
Joie que le monde ne peut donner ni ôter. 124.
— des bienheureux et des chrétiens. Ibid.
Joies temporelles couvrent les maux étemels qu'elles causent.
Joseph , ligure de Jésus-Christ. 98.
— prédit, et Jésus-Christ fait. Ibid.
Judée : avant Jésus-Christ, elle a toujours eu des hommes
qui l'attendaient et l'annonçaient. 84.
Jugement des damnés : combien ils seront confondus d'y être
condamnés par leur propre raison. 120.
— des hommes : combien il est difficile de proposer une
chose au jugement d'un autre, sans corrompre son jugement. 60. Juifs : leur état avant et après Jésus-Christ. 86.
— Séparés des autres peuples. 92.
— Leurs histoires sont les plus anciennes. Ibid.
— adorent un seul Dieu. Ibid.
— se croient les seuls auxquels Dieu a révélé ses mystères.
Ibid.
— attendent un libérateur pour tous. 92
— Peuple composé de frères. Ibid.
— Tous sortis d'un seul homme. Ibid.
— forment une puissance d'une seule famille. Ibid.
— Le plus ancien peuple connu. Ibid.
— Singulier en sa durée. Ibid.
— gouvernés par la loi la plus ancienne et la plus parfaite. 9!i.
— admirables en leur sincérité. Ibid.
— conservent, anx dépens de leur vie, le livre qui les désho-
nore en tant de façons. Ibid.
— Observations sur ce peuple. Ibid.
— accoutumés aux grands miracles, attendaient un Messie
éclatant. 94.
— charnels , ont méconnu le Messie dans sa grandeur et dans
son abaissement. Ibid.
— ont méconnu la réalité quand elle est venue. Ibid.
— Leur refus est le fondement de notre croyance et la preuve
du Messie. Ibid.
— Leur cupidité les empêchait d'entendre les véritables biens.
— en ne recevant point Jésus-Christ, accomplissaient les
prophéties. 96.
— charnels , vrais Juifs. Ibid.
— Parallèle entre les Juifs, les chrétiens et les païens. Ibid.
— Peuple fait exprès pour servir de témoin au Messie. Ibid.
et suiv. ■ Çi^\
— ont été commis pour la garde des livres de Moïse. 97.
— En tuant Jésus-Christ, ils lui ont donné la dernière mar-
que de Messie. 104.
— Comment , après avoir rejeté Jésus-Christ , ils n'ont pas été
exterminés 105
DES PENSÉES DE PASCAL
JuiFft : n'avaient point d'autre roi que César, donc Jésus-Christ était le Messie. Ibid.
— Leur état actuel est une preuve de la religion. lOG.
— Leur deuxième destruction est sans promesse de rétablis-
sement. 107.
— captifs sans aucun espoir. Ibid.
— opprimés, quoique fidèles à la loi. Ibid.
— témoins suspects , s'ils eussent été tous convertis. Ibid.
— Dans eux paraît la protection de Dieu. 108.
— Vrais Juifs et vrais chrétiens n'ont qu'une môme religion.
IfO.
— En quoi consistait leur religion. Ibid.
— La doctrine qu'ils avaient reçue de Dieu ne devait pas les
empêcher de croire en Jésus-Christ. II3.
— Leur incrédulité prouve le mystère de la rédemption. 120.
— étaient haïs au milieu des païens. 122.
— appelés à dompter les rois , et esclaves du péché. 127.
— Différence entre les Juifs et les chrétiens. Ibid.
Justice : difficulté de connaître la vraie; change suivant les climats. 44.
— L'affection ou la haine la change. 45.
— est ce qui est établi. 55.
— ne pouvant forcer l'homme de lui obéir , on l'a fait obéir
à la force. 56.
— Il est juste que ce qui est juste soit suivi. Ibid.
— sans la force impuissante, contredite. Ibid. ~ sujette à disputes. Ibid.
— Son empire n'est non plus tyrannie que celui de la délec-
tation. 60.
— de Dieu; son propre est d'abattre l'orgueil. 126.
— infinie aussi bien que sa miséricorde. 128.
— et sévérité de Dieu envers les réprouvés, moins étomiante
que sa miséricorde envers les élus. Ibid.
lACÉbÉMONiENS : leurs morts généreuses ne nous touchent guère. 122.
Lâche de faire le brave contre Dieu. 80.
Lamech/i transmis la promesse du Messie. 84.
Langue est un chiffre ; une langue inconnue est déchiffrable. 65.
Latins : leurs égarements avant Jésus-Christ. 84.
Lecture : principale utilité à en tirer. 70.
— de Montaigne et d'Épictète doivent être faites avec discré-
tion. 71.
— peuvent servir de correctif l'une à l'autre. Ibid. Législateurs: leur seule volonté règle de l'ordre des biens. 72.
— anciens , grecs et romains , ont emprunté leurs principales
lois de celle des Juifs. 93.
Lettres provinciales : si elles sont condamnées à Rome , ce que j'y condamne est condamné dans le ciel. 131.
— gRéponses de Pascal à diverses questions qui lui furent faites'sur cet ouvrage. Ibid.
Lien suivi volontairement n'est point senti. 122.
Livres : les meilleurs sont ceux qUe chaque lecteur croit qu'il aurait pu faire. 37.
Livres canoniques : la vérité y est découverte, et y est infailliblement jointe. 135. ,
Logique : a peut-être emprunté les règles de la géométrie sans en connaître la force. 37.
Loi ; les prophètes ont fait connaître que la loi de Moïse n'était que pour un temps, et que celle de Jésus-Christ était éternelle. 85.
— de Dieu donnée aux Juifs. 92.
— La plus rigoureuse de toutes s'est seule conservée. 93.
— Sa doctrine était de n'aimer, de n'adorer que Dieu. 90.
— était perpétuelle. Ibid.
— avait toutes les marques de la vraie religion. Ibid.
— était figurative de la grâce. 98.
— n'a pas détruit la nature. 130.
— La grâce ne l'a pas détruite. Ibid.
— de la circoncision, son abolition par les ap(\lros. 121. Lois anciennes : sont-elles plus saines? non ; mais elles ôleul
la racine de diversité. 52.
Lois nécessairement tenues pour justes, puisqu'elles sont étar bUes. 55.
— du pays, seules règles universelles aux choses ordinaires.
Ibid.
— Bon de leur obéir , parce qu'elles sont lois. 56.
— des voleurs. 61.
— une fois établies , injuste de les violer. 72.
— doivent plier à la nécessité. 84.
— Deux suffisent pour régler la république chrétienne. 12 1. Lumières naturelles : s'il y a un Dieu , par elles il est infiniment incompréhensible. 80.
Lunettes : elles nous ont découvert des êtres qu'on ne corinaissait point. 126.
Muchine arithmétique : ses effets admirables. Us ne peuvent
faire dire qu'elle a de la volonté. 13I. Magiciens de Pharaon : les miracles discernent entre eux et
Moïse. 114.
Magistrats : leur appareil est nécessaire. 53.
— et médecins s'attirent le respect par de vains ornements.
Ibid.
Mahomet : sa religion n'est pas plus recevable que les autres.
— pour faire subsister son livre , a défendu de le lire. 96.
— Différence entre lui et Moïse. Ibid.
~ est sans autorité. Ibid.
— comparé avec l'Écriture. Ibid.
— faux prophète dans le bien qu'il dit.de saint Matthieu.
Ibid.
— n'a point fait de miracles. Ibid.
— n'a pas été prédit. 107,
— s'est établi en tuant, en défendant de le lire. Ibid. Mal : il y en a une infinité; le bien presque unique. 62.
— Le propre de l'homme est de se réjouir du bien , sans êtro
touché du mal. Ibid.\
— On ne trouve point dans la religion chrétienne une sain
teté qui en soit exempte. 89.
— Sa vue corrige quelquefois mieux que l'exemple du bien.
— Jamais on ne le fait si pleinement et si gaiement que quand
on le fait par un faux principe de conscience. 127. Maladie : ôte la science. 46.
— État naturel des chrétiens ; pourquoi. 132.
Maladies , principe d'erreur ; elles gâtent le jugement et \o sens. 46.
— Les principales sont l'orgueil et la concupiscence. 87.
— Prière pour demander à Dieu leur bon usage. 139 et siiiv. Malheureux : les plaindre sans les aider n'est pas d'un grand
mérite. 59.
Malice de ceux qui emploient le raisonnement dat»s la théologie, au lieu de l'autorité de l'Écriture et des Pères. 2».
Malignité : comment elle devient lière. 66.
— Quelle est celle qui plaît à l'homme. 61. Manières du monde consistent à faire l'emporte. 79; Marque pour reconnaître ceux qui ont la foi. 121. Martial : vice de son épigramme sur les borgnes, ci. Martyre inutile hors de l'Église. 12u.
Martyrs : aucuns tourments n'ont pu les emptrchcr d<^ confesser la religion chrétienne. 80.
— L'exemple de leur mort nous touche. 122.
— sont nos membres; leur résolution peut former la notre.
Ibid.
Masque : il y a des gens qui masquent toute la nature, di*. Matière ne peut pas se connaître elle-même. 47. Mauvais : c'est par la volonté de Dieu qu'il faut juger de ce
qui est bon ou mauvais. 121.
Maux : le plus grand des maux est les guerres civiles. 52.
— Le remède h nos maux inconnu aux anciens philosophes.
— La providence de Dieu en e.st Timique et véritable cause.
l'arbitre et la souveraine. 135.
Maximes : toutes h« bonnes sont «lans le monde. 55.
— Bonnes maximes dont on abu.se Ihid.
TABLE ANALYTIQUE
médecins s'alUrcnt le respect par leurs habits. &3. Médiateur .'besoin qu'on a d'uu médiateur pour s'approcher
de Dieu. II2.
Médiocrité : rien ne passe pour bon que la médiocrité. 67. Membres : corps de membres pensants. 129. Mentir ': il y a des gens qui mentent pour mentir. 69. Méridien : un méridien décide de la vérité. 44. Messie promis aux hommes. 84.
— a toi^^ours été cru. Ibid.
— (Figures du). 94.
•— reçu par les spirituels , rejeté par les charnels. Ibid.
— ( Prophéties touchant le ). 95.
— La religion juive formée sur sa ressemblance. 96.
— Idées des Juifs et des chrétiens charnels à son sujet. Ibid. -• Le peuple juif fait pour lui servir de témoin. Ibid. et
suiv.
— Si les prophéties ont deux sens , il est sur qu'il est venu.
— Conversion des païens réservée à sa grAce. 102.
— Effets et marque de sa venue. Ibid et suiv.
'- conuaissable aux bons , méconnaissable aux méchants.
— Prophéties obscures à son si^jet. Ibid. Méthodes : l'une de convaincre, l'autre d'agréer. 34. Métier : son choix est la chose la plus importante. 43.
Miracles de Jésus-Christ et des apôtres prouvent la religion chrétienne. 85.
— ne suffisent pas pour convertir les hommes. 91.
— visibles , image des invisibles. 94.
— Fausses idées des Juifs sur ceux que Dieu a faits en leur
faveur. Ibid.
— étaient nécessaires avant l'accomplissement des prophé-
ties. 106.
— ( Pensées sur les ) : règles pour les discerner. 112 et suiv.
— ne peuvent servir à une fausse religion. 113.
— discernent les choses douteuses entre les peuples. 114.
— de Jésus-Christ , plus clairs que les soupçons qu'on avait
contre lui. Ibid.
— ont servi à la fondation et serviront à la continuatioa de
l'Église. Ibid.
— Dieu n'en permettra pas de faux , ou en procurera de plus
grands. Ibid.
— Ce qui fait qu'on n'y croit pas et qu'on croit aux faux.
— faux , pourquoi il y en a tant. Ibid.
— Il est dit : Croyez à l'Église; il n'est pas dit ; Croyez aux
miracles. Ibid.
— de Port-Royal : ce qu'on doit en conclure. 117.
— de la sainte épine. Ibid.
— Effets qui excèdent la force naturelle des moyens qu'on y
emploie. 118.
-- de Moïse, de Jésus-Christ, des apôtres, ne paraissent pas d'abord convaincants. 119.
— On en demande, et on n'y croit pas. 126.
— Dieu n'en fait point dans la conduite ordinaire de son
Église. 133.
— Les incrédules croient ceux de Vespasien pour ne pas
croire ceux de Moïse. 135.
Misère : elle porte au désespoir. 69.
— de l'homme : elle prouve sa grandeur. 39.
— L'orgueil en est le contre-poids. 40.
— Réflexions sur ce sujet. 48 et suiv.
— de l'homme se conclut de sa grandeur. 76,
— prouvée par l'incarnation. 89.
— Nous en éprou^ cas à toute heure les effets. 90.
— est nécessaire pour connaître Dieu. 112.
— Salomon et Job l'ont le mieux connue et en ont le mieux
parlé. 128.
Miséricorde de Dieu : elle combat notre paresse en nous invitant aux bonnes œuvres. 126.
— Rien ne combat davantage le relâchement. Ibid.
— plus étonnante que sa justice. 128.
Mode : elle fait l'agrément et aussi la justice. 65. Vot.-lemoi est haïssable, parce qu'il est injuste et se fait centre de tout, 57.
Moi : diaque moi est l'ennemi et voudrait être le tyran de tous les autres. B7.
— Certains auteurs sentent leurs bourgeois qui ont toi^ours
leur chez moi à la bouche. 132.
— humain : la piété chrétienne l'anéantit , et la civilité hu-
maine le cache. Ibid.
Moïse a reçu et transmis la tradition d'Adam sur le Messie
— Différence entre lui et Mahomet. 96.
— ( Observations sur ). Ibid. et suiv.
— Les miracles discernent entre lui et les magiciens de Pha-
raon. 114.
•— Un mot de lui fait juger de son esprit. 125. Monarchie : il faut la conserver là où elle est établie. 133. Monde est une sphère infinie dont le centre est partout , la
circonférence nulle part. 38.
— Comment va son train. 47.
— Sa vanité. 61.
— On n'y trouve point de satisfaction solide. 78.
— Je ne sais qui m'y a mis , ni ce que c'est. Ibid.
— Ses manières consistent à faire l'emporté. 79.
— Toute sa conduite est relative à la vraie religion. 85.
— ne subsiste que par Jésus-Christ et pour Jésus-ChrLst. 09.
— subsiste pour exercer miséricorde et jugement. 1 19.
— tot^jours en état de vivre à l'avenir, jamais de vivre main-
tenant. 124.
— Sa bonté et sa malice en général reste la même. 134.
— Incompréhensible qu'il soit créé, qu'il ne le soit pas. 135.
— Il fallait autrefois en sortir pour être reçu dans l'Église.
Montaigne : remarque sur une pensée de cet auteur, touchant l'art de conférer. 36.
— raisonne sur les effets, mais il ne voit pas toi^jouis les
causes. 53.
— Remarque sur un trait de ce philosophe. 54.
— Sot projet qu'il a eu de se peindre. 59.
— Ce qu'il a de bon et ce qu'il a de mauvais. 64.
— parlait trop de soi. Ibid.
— Réflexions sur sa doctrine -comparée avec celle d'Épictète.
66 et suiv.
— a cherché une morale fondée sur la seule raison. 67.
— met toutes choses dans un doute universel. Ibid.
— En quoi consiste l'essence de soû opinion. Ibid.
— Motifs de sa devise. Ibid.
— est pur pyrrhonien. 68.
— se moque de toutes les assurances. Ibid.
— Ce qu'il dit sur les lois et les procès. Ibid.
~ combat les hérétiques avec une fermeté invincible. Ibid.
— foudroie l'impiété. Ibid.
— montre la vanité de ceux qui passent pour les plus éclai-
rés. Ibid.
— demande si l'âme connaît quelque chose, si elle se con-
naît elle-même. Ibid.
— Suite de ses questions. Ibid.
— déprécie la géométrie et les autres sciences. 69.
— met la raison de l'homme en parallèle avec les bétes. Ibid.
— agit en païen. Ibid.
— Sa morale. Ibid.
— et Ëpictète , les deux plus grands défenseurs des deux plus
célèbres sectes. 70.
— Leurs systèmes. Ibid.
— Ils ont aperçu quelque chose de la vérité. Ibid.
— confond l'orgueil des incrédules. 71.
— pernicieux à ceux qui ont quelque pente à l'incrédulité et
aux vices. Ibid,
— doit être lu avec beaucoup de discrétion. Ibid.
— Ses défauts sont grands. 125.
— est plein de mots déshonnêtes. Ibid.
— Ses sentiments horribles sur Je suicide et sur la mort.
Ibid.
— inspire une nonchalance du salut. Ibid.
— ne pense qu'à mourir lâchement. Ibid.
Morale ; clic manque d'un point fixe qui puisse faire discerner le bien d'avec le mal. 55.
— A quoi peuvent servir ses divisions. 58,
DES PENSÉES DE PASCAL
Horale : ses préceptes subsistent indépendamment l'un de Taulre. 58.
— du jugement se moque de la morale de l'esprit. 66.
— En quoi elle consiste. 1 19.
—• Les anciens philosophes l'ont conduite indépendamment
du d»)gme de l'immortalité de l'âme. 129,] Mort : les hommes en fuient la pensée. 51.
— plus aisée à supporter sans y penser, que la pensée de Jh mort sans péril. 6i.
— La souhaiter, eu souffrant de bon cœur la vie. I2J. ~ Ce qui la rend désirable aux chrétiens. 124.
— Suite d'un arrêt de la providence de Dieu , et non pas un effet du hasard. 135.
— est une peine du péché. Ibid.
— peut seule délivrer l'âme de la concupiscence des membres. Ibid. et suiv.
— sans Jésus-Christ est horrible , détestable ; en Jésus-Christ est aimable , sainte. 1 36.
— de l'hostie est la principale partie des sacrifices. Ibid.
— ■ Ne pas la considérer comme des païens , mais comme des chrétiens, c'est-à-dire avec l'espérance. 137.
— Juste de l'aimer quand elle sépare une âme sainte d'un corps impur. 138.
— est le couronnement de la béatitude de l'âme , et le commencement de la béatitude du corps. Ibid.
— du corps n'est que l'image de celle de l'àme. 139. Morts : différence entre les morts généreuses des païens et
celles des martyrs. 122.
— Une des plus solides charités envers eux est de faire ce qu'ils ordonneraient s'ils étaient encore au monde. 139.
Mot : différence du même mot en diverses bouches. 36.
— de David et de Moïse qui fait juger de leur esprit. 125. Mots primitifs : inutile de les définir. 26. •— (Bons) : ne pas juger de l'excellence d'un homme par l'excellence d an bon mot qu'on lui entend dire. 36.
— d'enflure, haïssables. 37.
— Les mêmes appliqués dans les mêmes occasions. 46.
— Diseur de bons mots , mauvais caractère. 67. Mourant : est-ce courage à lui d'affronter un Dieu tout-puissant et éternel? 127.
Mouvement, nombre, espace : ces trois mots comprennent tout l'univers. 28.
— de bassesse et de grandeur. 89 et suiv.
— Le moindre importe à toute la nature. 133. Moyens de croire : il y en a trois; quels sont-ils? 127. Multitude et Unité : avantages de leur réunion dans l'Église.
— qui ne se réduit pas à l'unité est confusion. 134. Mystère dont le hasard est en apparence la cause. 125.
Naissance : la prendère fait les pélagiens , et la seconde fait les catholiques. 120. (Voyez Qualité, Noblesse héréditaire. ) Nature : immense dans les êtres les plus imperceptibles. 38. i — souvent nous dément et ne s'assujettit point à ses propres règles. 46.
— nous rend malheureux en tous états. .62.
— Commwnt elle devient fière. 56.
— Ce li'est pas elle qui nous trouble, ce sont nos craintes.
— Dans les choses de la nature, il y a des erreurs avantageuse». 64.
— Il y en a qui la masquent : point de roi parmi eux , mais «m auguste monarque. 65.
— peut parler de tout, même de théologie. C6.
— corrompue : la Fieligion qui lui est contraire est la seule qui ait toujours été. 85.
— Sa corruplion ne peut se connaître que par la vraie n;ligiuD. Ibid.
— marque partout un Dieu perdu. 89.
— n'offre rien que doute et inquiétude. »2.
— t«t une image de la grâce. 94.
-cache de son voile le secret de Dieu. 1 1'-.
Nature : sa corruption est prouvée par l'indifférence mémo des impies. 120.
— Ce qui résulte de ses perfections et de ses défauts. 132.
— nous tente continuellement. 139.
Néant : nous en faisons une étermté, et de l'éternité nu néant. 43.
— Certitude d'y tomber serait un sujet de désespoir. 78. Ncstoriens : en quoi ils erraient. 120.
Neutralité : essence du pyrrhonisme. 75.
Noblesse héréditaire : trente ans gagnés sans peine. 54.
NoÉ a transmis la promesse du Messie. 84 et suiv.
Nombre, temps, espace, quels qu'ils soient, on peut toujours en concevoir de moindres et de plus grands. 2î>. ( Voyez Mouvement. )
Nombres sont infinis : U n'y en a point deux carrés dont l'un soit double de l'autre. 75.
Nouveauté : ses charmes nous séduisent. 45,
Nouveautés terrestres et célestes : leur différence. 121.
Obéissance : différence entre celle d'un soldat et celle d'un chartreux. 126.
— Meilleur d'obéir à Dieu qu'aux hommes. 131. Obscurité : fausse idée qu'on se forme de l'obscurité apparente de Jésus-Christ. 10 [, 102.
Occupation : saris occupation et sans divertissement , la félicité de l'homme est languissante. 49.
Occupations tumultuaires des hommes. 48 et suiv.
— violentes et impétueuses détournent l'homme de la vue de
lui-même. 49, Omnes : comment ce mot doit être expliqué. 133. Opinion , maîtresse d'erreur. 42 et suiv.
— dispose de tout. 43.
— Son empire est doux et volontaire. 52.
— est la reine du monde. Ibid.
— Toute opinion peut être préférée à. la vie. 60.
Opinions s'insinuent dans l'âme par l'entendnment et la volonté. 82.
— Comment elles vont dans le monde. 52.
— anciennes : pourquoi prévalent. Ibid.
— Le peuple en a de très-saines. 54.
— communes cachent souvent des vérités. 109.
— relâchées plaisent tant aux hommes naturellement , qu'il
est étrange qu'elles leur déplaisent. 13I. Ordre : impuissance où est l'homme de traiter quelque science
que ce soit dans un ordre accompli. 26. Oreille : on ne consulte que l'oreille , parce qu'on manque de
cœur. 134.
Orgueil eontre-pèse toutes nos misères. 40, 119.
— Jusqu'où il nous tient. Ibid.
— des j)hilosophes qui ont connu Dieu et non leur misère.
— et concupiscence, prmcipales maladies de l'homme. 87.
— et paresse, sources de nos vices. 89.
— et désespoir, double péril auquel l'homme est totyours
exposé. Ibid.
— Égarement bien visible de l'homme. 119.
— et paresse, sources de nos péchés. 126. Originel. Voyez Péché.
Ouvrage : quelle est la dernière chose qu'on trouve en faisan un ouvrage? 66.
Païens : parallèle entre les Juifs, les chrétiens et les païens.
— Leur conversion réservée à la grâce du Messie, loi.
— Les sages n'ont pu leur persuader de n'adorer que le vr. i
Dieu. Ibid.
— Leur conversion prouve le Messie. 103.
— En eux parait l'abandon de Dieu. lOR.
— Les miracles discernent entre les Juifs et les païens, il*.
— Sages, parmi eux, qui ont dit qu'il n'y a (ju'un Dieu, ont
été persécutés, laa.
TABLE ANALYTIQUE
Païens: disaient du mal d'Israël ainsi que le prophète. 128. Paix : il y a des hommes qui préfèrent la guerre à la paix.
-- que Jésus-Christ est venu apporter. 123.
— de l'homme ne sera parfaite que quand le corps wra dé-
truit. Ibid.
Pape : point de salut hors de sa communion. I20.
— Pourquoi on veut qu'il soit infaillible. 132.
— Comment on doit juger de ce qu'il est. 133. ■— 11 est le premier et reconnu de tous. Jbid. '■
— chef de l'Église considérée comme unité. Ihid.
-r-En la considérant comme multitude, il n'en est qu'une