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i Quelque différence qui paraisse entre les fortunes , il y a néanmoins une certaine compensation de biens et de maux qui les rend égales * .
LUI
Quelques grands avantages que la nature donne, ce n'est pas elle seule, mais la fortune avec elle qui fait les héros ^ .
Le mépris djes richesses était , dans les philo-
» Far. On n'est jamais si malheureux qu'on croit, ni si heureux qu'on avait espéré ( 1665— n° 59). — On n'est jamais si heureux ni si malheureux que Ton pense ( i666-n° 50).
' Far. Ceux qui se sentent du mérite se piquent toujours d'être malheureux , pour persuader aux autres et à eux-mêmes qu'ils sont au-dessus de leurs malheurs , et qu'ils sont dignes d'être en butte à la fortune ( 1665— n" 57 ). On trouve dans la même édition ( n° 60) la même pensée ainsi rédigée : « On se console sou v(!nt d'être malheureux par un certain plaisk qu'on trouve à le paraître. »
3 Far. Rien ne doit tant diminuer la satisfaction que nous avons de nous-mêmes , que de voir que nous avons été contents dans l'état et dans les sentiments que nous désapprouvons à cette heure ( 10.65— n° 58).
4 Far. Quelque diffén^nce qu'il y ait entre les fortunes, il y a pourtant ime certaine proportion de biens et do maux qui les rend égales (1605— n° 01).
•' Far. Quelques grands avantage» que la nature donne , ce n''sl pas ell<', m;iis la fortime, qui fait les héros (1665— n" 62),
sophes, un désir caché de venger leur mérite de l'injustice de la fortune par le mépris des mêmes biens dont elle les privait ; c'était un secret pour se garantir de l'avilissement de la pauvreté ; c'était un chemin détourné pour aller à la considération qu'ils ne pouvaient avoir par les ri-