‹ Moralistes françoisChapitre 143 sur 309 · DISCOURS SUR THÉOPHRASTE · texte numérisé non relu

DISCOURS SUR THÉOPHRASTE

, que ooiii ne mtooi même pai quelle en a été ximitivc, oa la proportion de la partie qui nom Ile qui penl avoir péri avec la pla|iart des antrei lotre philosophe.

chap^ixt.

Blition, oiiap. xyi.

oulation inté^esap. ■•■' .

I, chap. SUT.

,cliap.xu.

itéyCbap. iT. lié , ciiap. XT.

! , chap. XX.

tnoe, chap. XXVIII.

Iité,<ïbap. XIV.

,ciiap. XXII.

By <Aep« I.

L'Effitmterie, chap. vi.

L'Effronterie causée par l'avarice , chap. IX.

L'Habitnde de forger des nonveUes, chap. viii.

L'Envie de plaire à force de eomplaisûioe ek d'éléganoe, cliap. ff.

'L'Empressement ijohné, cha- . pitre XIII.

La Flatterie, chap. n.

La DéOance, chap. xvin.

La Vanité, chap. xxi.

L'Ostentalioir, chap xxiii.

orra comparer ce tableau avec celui des vertoi et sdon Aristote, qui se trouve dans le chap. xxvi e du jeune Anacbarsis, et avec les développements losophe grec donne à cette théorie dans son ounorale adressé à P^icomaque.

pinion de La Bruyère et d'autres traducteurs , phraste annonce le projet de traiter dans ce livre i comme des vices, n'est fondée que sur une inon peu exacte d'une phrase de la lettre à Polyclès, ) préface à cet ouvrage. Voyez à ce sujet la note 3 trceau , dont même on ne peut en général rien ivec certitude, parcequ'il paroit être allérépar steurs et les copistes. Il est même à-peu-près cers'y trouve une erreur grave sur l'âge de Théocar l'opiaion de saint Jérôme sur cet âge , que ire appelle, dans la phrase suivante , l'opinion ), a au contraire été rejetée depuis par les meilques qui se sont occupés de cet ouvrage , et par ) chronologiste Corsioi. Pions avons deux éhu- I de philosophes remarquables par leur longévité, Lucien, l'autre 40 Censorinus, où Théoptiraste it nommé; et comme on sait quU est mort la

année de la cent vingt- troisième olympiade, lui donne saint Jérôme supposeroit qu'il auroit ns de plus qu'Aristote, dont il devoit épouser la lleurs Cicéron, en citant le même trait que saint voyes ci^près* notes 18 et 19), n'ajoute rien sur rhéophraste; et certainement si cet âge eût été anpiable que le dit ce dernier, Gioéron n'aoroit |ué de parier d nne circonstance qui rendoit ce

plus piquant. U est donc plus que probable que ^me, qui n'a vécu qu'aux quatrième et cinquième été mal informé , et qne ki leçon de Diogène est i. Or, d'après cet historien, notre philosophe en tout que qnatre-vingtrcinq ans, tandis qtb ropos des Caractères Ion en donne quahw-vingt-

Ge ne peut être que par distraction que La dit quatre-vingt-qnlnse ans; et faqp)is reoUflé

cette erreor manifeste dans le texte même , si^ ne l'avais pas trouvée dans 1er éditions Mtes sous les yenx de l'auteur. - •*

Biais q Ai qu'il en soit de l'Age que ce philosophe a atteint, on verra, dans les notes 4 et 21 cif près, mcCfi a traité souvent, et sans doute long-temps aiani sa mort, des caractères dans ses leçons et dans ses ouvra^^^; il esi donc probable qu'il s'est occupé de &irf fionribitre et aim v les vertus avant de jfliculiser les vices, et qu'il nia point réservé ki peinture des premières pour la fin de sa carrière. , *

(3) Les manuscrits ne varient pohit à ce sujets m#i ils paroisfient, ainsi qne je l'ai déjà obsenré, n'élre tous que des copies d'un -ancien extrait de i'ouvrage original. ^ Caractères dont parie ici La Bruyère ont été trouvés depuis daçs un manuscrit de Rome; ûi ont été insérés dans cette édition , ainsi que d'autres additions trouvées daiM le même manuscrit ( Voyei la pré&ce, et la note t du <jbapilre xf I. )

(4) C'est Diogène Laérœ qui jious apprend qne M^ nandre bit disciple de Th^phraste : La Bruyère a fait id uô extrait suifisammen^étendu de ki Vie de notre philosophe donnée par IHogène; et nous n'avons point cm qu'il valût ki peine d'insérer encore cette Vie en totalité , comme on l'a fiiit dans^ne autre édition. On sait qoeMé-* nandre fut le créateur de ce qu'on a appelé hi nouvelle comédie , pour la distinguer de l'ancienne et de la moyenne , qui n'étoient que des satires personndles asseï amères, ou des farces plus ou moins grossières. Les andeos disoient de Ménandre, qu'on ne savoit pas si c'étoit lui qui avoit imité la nature, ou si la nature l'avoit imité. On trouera une petite notice sur hi vie dç bel intéressant auteur, et quelques fragments de ses comédies , dont aucune ne nous est parvenue en entier, à la suite de la traduction de Tbéophraste par M. Levesque , dans la collection des Moralistes anciens de Didot et De Bure.

^Th^phraste a écrit un livre sur la comédie, et Athénée nons apprend (Uvre I^^^ chap. xxxviii , page 78 du premier * volume de l'édition 41 mon père) que dans le défait de ses leçons il se rapprodioit en quelque sorte de l'aciion théâtrale, en accompagnant ses diseours de tous les mclivemenls et des gestes analogues aux objets dont fl parioit. On raconte même que , parlant un jour d'un gourmand , il tira la langue et se lécha les lèvres.

Je suis tenté de croire que les observations de Théophraste sur les Caractères dont il entretenoit ses disciples, et sans dopte aussi ses amis, avec faint ^e vivacité , ont aussi hitroduit dans la géograplbie une attention plus scrupuleuse aux moeuis et aux usages des peuples. Nous avons des fragments de deux ouvrages relatifs A cette sdenoe, et composés à diflërentes époques par Dioéarque , condisdple et ami de notre philosophe. Le plus anden de ces écrits, adressé A ThéopM^te lui-même, mais probablement avant la composition de ses Caractères» ne consiste qu'en vers techniques sur letjioms des li^; tandis qye te second contient des observations fort intéressantes sur le caractère et les particularités des différentes pevplades de la Grèce. Ces finigmenta todl recndilis dans les Gsoj. - '

LES CARACTÈRES DE "^HÉOPHRASTE

la deui tKmnes t|çoBS du ebapitre it , qu'Os déliaient n'avoir mises dans le tette que par ooBjectnre , existent dans les éiitlDns du dix-«eptième« dont nous ayons fait usage. ^ ,

(24) Tincam mnlta ridicule dicentem Granins obrueliat, nescio que sapore Temaculo : ut ego jam non mirer illod Tbeophrasto aockiisse quod dicitor, cùm percontaretur ex aniculâ quidam quanti altquid«Tenderet; et respondisset nia atque addidisset, Hospes, non pote minons; tulisse eum molesté se non efhigere hospitis speciem, cùm etalem egeret Âtheoisoptiq^èquo loq«^tur. Onminô, sicut opi- Dor, in nosti y est quidam urlnnorum sicut illic Attloorum sonus. ( Brutus» cap. xlvi. ) '

La Bruyèi« a peut-être en général un peu flatté le portrait d'Athènes if et, quant à ce dernier traif, il en a fait une paraphrase assex étrange. Ce ne peut^tre que par quelque reste de son aoeent éolieu , très difTérent de celui du dial«^ d'Athènes , que Théophraste fut reconnu pour étrangf»* par une marchande d'herbes ; sonms tirbanorirai, dit Gicéron. Posidippe , rival de Ménandre , reproche aux Athéniens comme une grande indrillté leur affectation de i^nsidérer l'accent et le langage d'Athènes comme le seul qu'il soit permis d'avoir et de parier, et de reprendre ou de tourner en ridicule les étrangers qui y manqnOlent. L'atticisme , dit-fl à cette occasion , dans un fragment cité par Dicéarque, ami de Théophraste, dont j'ai parié pins haut, est le langage d'une des villes de la Grèce; l'hellénisme , celui des autres. La première cause des particularités du dialecte d'Athènes se trouve dans l'histoire primitive de cette ville. D'après Hérodote et d'autres autorités, les hordes errantes appelées heUines, qui ont envahi presque toute la Grèce et lui ont donné leur nom , se sont fondues à Athènes dans les Aborigènes Pélasges, dvIUsés par la colonie égyptienne de Céerops.

(25) L'on entend cette maniera coupée dont Salomon a écrit ses Proverbes, et nullement les choses, qui sont divines et hors de tonte comparaison. ( La Bruyère. )

(26) Pascal.

(27) Le duc de La Rochefoucauld.

(28) Je croirois plutôt que ces défauts de liaison et d'unité dans quelques caractères sont dus à l'abréviatenr et aux copistes. C'est ainsi que les traits qui défigurent le chap. XI appartiennent véritablement au chapitre xxx, découvert depuis la mort de La Bruyère , où ils se trouvent mêlés à d'autres traits du même genre , et sous le titre qui leur convient. (Je crois qu'il se trouve des transposifions semblables dans les chap. xix et xx. Voyez les notes 9 du chap. XIX , et 5 et 7 du chap. xx. ) Du reste , j'ai proposé quelques titres et quelques définitions qui me semblent prévenir les inconvénients dont La Bruyère se plaint dans le passage auquel se rapporte cette note , et dans la phrase suivante.

(29) Je me suis prescrit des bornes un peu moins étroites, et j'ai cru que les mœurs d'Athènes, dans le siècle

d'Alenodre et d'Arislete, méritoient bien âTUteéïkinh màMot'qne poHiUe, et que l'explicatioB précise d'un da auteurs les phis élégants de l'antiqaHé M pooroit pis éire indifférente à des lec^mv jadldeux.

Page 1