‹ Moralistes françoisChapitre 158 sur 309 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

,(5) L'iiMgedeiaflAte,tirèfaDGi9ndaiitle8troiipei. (La 0riiffêr€.)

(4) Le grec porte : « Qni arriTent de la bataille même. >

(5) A crob aTec M. Goray qu'il fimt traduire : c Car 5 il a soin de choisir des antorttës que penomie ne pnine c récuser. »

(S) ArrUdée, ft^re d'Alexaiidre4e<>rand. (La Bruyère.)

e du même Alexandre. (La Bruyère,)

(8) C'éCoit un fiiux bruit; et Cassandre , flls d'Antipater, disputant à Arrbidée et k Potyspercbon la tutèle des en^ fiints d'Alexandre, aroit eu de TaTantage sur eux. (La Bruyère, ) D'après le titre et l'esprit de ce Caractère, il n'y est pas question de faux bruits, mais de nonrelles fiibriquées à plaisir par celui qui les débite.

(9) Pluf littéralement : c Que le bruit s'en est répandu c dads toute la ville, qu'il prend de la consistance , que c touia'acoûide, et que tout le monde donne les mêmes c détails sur le combat »

(10) Le texte ajoute : cQui en sont tout changés. » Cassandre âiYorisoit le gouremement aristocratique étabfi à Athènes par son père; Polysperchon protegeoit le parti démocratique. (Yoyei la note 17 du Discours sur lïiéopbraste. )

(11) Au lieu de, c Ensuite, eto., » le grec porte, c Et, c ce qui est à peine croyable, en racontant tout cela , il c iisit les lamentations les plus naturelles et les plus perc snasiTCs.»

(120 La réflexion, c car enfin, etc., » est tirée de quelques mots grecs dont on n'a pas encore donné une explication satisfUsante , et qui me paroissent signifier tout autre chose. Le nouTcDiste a débité jusqu'à présent son conte comme un bruit public, et dans la phrase suiTante il en tait un secret : cette Tariation a besoin d'une transition ; et il me parott que ce passage , qui signifie litteralement cmais alon étant devenu fort, » est relatif au conteur, et veut dire , c mais ayant fini par se faire croire. » On sait qu'en grec le verbe dérivé de l'adjectif qu'emploie ici Tbéophraste signifie au propre je m'efforce, et au figuré j'a5«ttre , y atteste.

OS) c M'étonnent. »

(14) Voyez le chapitre de ta Ftatterie. (La Bruyère, cliap. II, note f.)

(15) Plus U^téralement, c Qui ont manqué leur dtner c en prenant quelques villes d'assaut, > c'est-à-dire qui , pour avoir tait de ces contes , sont venus trop tard au dtner auquel ils dévoient se rendre.

De CeffrorUerie causée par l*avarice (1).

Pour faire connoftre oe vice , il faut dire que c'est un mépris de i^honnenr dans la vue d'à» vil intérêt. Un homme que Tavarice rend effronté ose emprunter une somme d'argent à celui à qui il en doit déjà , et qu'il lui retient avec îiijustîce (2). Le jour môme qu'il aura sacrifié aux dieux, au lieu de manger religieusement chez soi une (Kirtie des viandes conacrées (3) , il les fait saler pour lui servir dans plusieurs repas, et va souper chez Tun-de ses amis ; et là , à table , à la vue de tout le monde, il appelle son valet, quil veut encore nounir aux dépens de son hôte ; et lui coupant un me»ceau de viande qu'il met sur un quartier de pain : Tenez, mon ami, lui dit-il, foites bonue chère (4). Il va lui-même au.marché acheter des viandes cuites (5), et, avant que de convenir du prix, pour avoir une meilleure composition do marchand, il le fait ressouvenir qu'il lui a autrefois rendu service. Il fait ensuite peser ces viandes, et il en entasse le plus qu'il peut : s'H en est empêché par celui qui lés lui vend , il jette du moins quelques os dans la balance : si elle peut tout contenir, il est satisfait*; sinon, il ramasse sur la table des morceaux de rebut, comme pour se dédommager,.sourit , et s'enn. Une autre fois , sur l'argent qu'il aura reçu de quelques étrangers pour leur louer des places au théâtre , il trouve le secret d'avoir sa part franche du spectacle, et d'y envoyer (6) le lend^ main ses enfants et leur précepteur (7). Tout lui iait envie ; il veut profiter des bons mardis, et demande hardiment au premier venu une chose qu'il ne vient que d'acheter. Se trouvet-il dans une maison étrangère, il emprunte jusqu'à l'orge et à la paille (8) ; encore fout-il que celui qui les lui prête fesse les frais de les feire porter jusque chez lui. Cet effronté, en un mot, entre sans payer dans un bain public, el là , en présence du baigneur , qui crie inutilement cdtatre lui , prenant le premier vase qui rencontre, il le plonge dans une cuve d*airain qui est remplie d'eau , se la répand sur tout k corps (9) : < Me voilà lavé , ajoute-t-il , autant ff que j*en ai besoin, et sans en avoir obli(^tion

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