CHAPITRE XV
NOTES
De ta brutalité.
*utalité est une certaine dureté, et j*ose i férocité qui se rencontre dans nos mal'agir, et qui passe niéme jusqu'à nos Si vous demandez à un homme brutal :
levenuun tel? il vous répond durement : *ompez point la tête. Si vous le saluez, us feit pas l'honneur de vous rendre le i quelquefois il met en vente une chose ppartient , il est inutile de lui en demanprix , il ne Vous écoute pas; mais il dit nt à celui qui la marchande : Qu'y trouis à dire (1 ) ? Il se moque de la piété de li envoient leurs offrandes dans les tem- X jours d'une grande célébrité : Si leurs , dit-il , vont jusqu'aux dieux, et s'ils en leut les biens qu'ils souhaitent. Ton peut fils les ont bien payés, et qu'ils ne leur s donnés pour rien (3). II est inexorable qui , sans dessein , l'aura pou^ légèreou lui aura marché sur le pied; c'est une u'il ne pardonne pas. La première chose i à un ami qui lui emprunte quelque ar- 1) , c'est qu'à ne lui en prêtera point : il *ouver ensuite , et le lui donne de maurace , ajoutant qu'il le compte perdu. Il airrive jamais de se heurter à une pierre mcontre en son chemin, sans lui donner ades malédictions. Il ne daigne pas attenrsonne; et, si l'on diffère un moment à Ire au lieu dont l'on est convenu avec lui , étire. Il se distingue toujours par une \ singularité (4) ; ne veut ni chanter à son i réciter {S) dans un repas , ni même danec les autres. En un mot, on ne le voit jans les temples importuner les dieux , et lire des vœux ou des sacrifices (6
(t) Plusieurs critiques ont prouvé qu'il faut traduire ce passage : ff S'il met un objet ea ?ente , il ne dira point aui c acheteurs ce qu'il en youdroît avoir, mais H leur demanc dera ce qu'il en pourra trouver. >
(^ La Bruyère a paraphrasé ce passage obscur et mutilé d'après les idées de Casaubon: selon d'autres critiques , il est question d'un présent ou d'une invitation qu'on fait au brutal , ou bien d'une portion de victûne qu'on lui envoie (voyez chap. xir, note 5; et chap. xvii , note 2); et sa réponse est : « Je ne reçois pas de présents, » ou : « Je c ne vondrois pas même goûter ce qu'on me donne. >
(3) « Qui fait une collecte. » < Voyez chap. i , note 5. )
(4) Ces mots ife sont point dans le textes
(5) Les Grecs rédtoient à- table quelques beaux endroits de leurs poètes, et dansoient ensemble après le repas. Voyez le chapitre du Ccntre-Temps.JiLa Brttifère.) (Chapitre xii, note 7.)
(6) Le grec dit simplement : « Il est capable ausi de ne c point prier les dieux. »