‹ Moralistes françoisChapitre 249 sur 309 · AU MEME · texte numérisé non relu

AU MEME

A Paris , lundi matin , mai 1746.

me soutenez, mon cher maître, contre le découragement que m'inspire le senle mes défauts. Je vous suis sensible- Jigé d'avoir lu si tôt mes Réflexïom, Si !S chez vous ce soir, ou demain ou après- , j'irai vous remercier. Je n'ai pas relier à votre lettre, parce que celui qui Ta e l'a laissée chez le portier, et s'en étoit nt qu'on me la rendit. Je vous écrirois us verrois tous les jours de ma vie , si Hiez pas responsable au monde de la le qui a fait que je vous ai si peu parlé \ tragédie ^, c'est que mes yeux souf- ?xtrémement lorsque je l'ai lue , et que *ois mal jugé après une lecture si mal le m'a paru pleine de beautés sublimes, émis répandent dans le monde qu'il n'y 3tre premier acte qui soit supportable, e reste est mal coudait et mal écrit. On lis été si horriblement déchaîné contre u'on l'est depuis quatre mois. Vous des attendre que la plupart des gens de le Paris feront les derniers efforts pour nber votre pièce. Le succès médiocre

oargoes préparoit alors une édition de Vl^lroduc-

connoissance de l'esprit humain , suivie de Eé-

t Maxime* , seub ouvrages qu'il publia . et dont l'im-

x>nunenoée sous ses yeux , ne fut terminée qu'après

orrections dont parle Vauvenargues, écrites 4 la manuscrit, sont les notes de Voltaire qui se trouvent édition. B.

oargoes vent ici parier de sémUramU , qni ne lût reque deux ans plus tard * le 29 septemltre 1748. B.

de la Princesse de Navarre et au Temple de la Gloire leur fait déjà dire que vous n'avez plus de génie. Je suis si choqué de ces impertinences , qu'elles me dégoûtent non seulement des gens de lettres, mais des lettres mêmes. Je vous conjure, mon cher maftre, de polir si bien votre ouvrage, qu'il ne reste à l'envie aucun prétexte pour l'attaquer. Je m'intéresse tendrement à votre gloire, et j'espère que vous pardonnerez au zèle de l'amitié ce conseil, dont vous n'avez pas besoin.

Vauvenargues.

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