‹ Moralistes françoisChapitre 5 sur 309 · PREMIÈRE PARTIE, ART. II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, ART. II

'est amâ que, sur le sujet du vide, Os avoient i de dire que la nature n'en souffroit point ; eque toutes leurs expériences leur avoient urs fisût remarquer qu'elle l'abhorroit et ne Mt le souffrir. Mais si les nouvelles expées leur avoient été connues, peut-être aul-ils trouvé sujet d'affirmer ce qu'ils ont eu de nier, par la raison que le vide n'avoit encore paru. Aussi , dans le jugement qu'ils ft , que la nature ne souffroit point de vide, mt entendu parler de la nature qu'en l'état la connoissoient ; puisque, pour le dire géanent, ce ne seroit pas assez de l'avoir vu launent en cent rencontres , ni en mille , ni it autre nombre , quelque grand qu'il soit : il restent un seul cas à examiner, ce seul cas oit pour empêcher la décision générale. En

dans toutes les matières dont la preuve ste en expériences, et non en démonstra- , on ne peut feire aucune assertion univer-

que par l'énumération générale de toutes rties et de tous les cas différents.

même, quand nous disons que le diamant plus dar de tous les corps , nous entendons is les corps que nous connoissons , et nous avons ni ne devons y comprendre ceux que ne connoissons point ; et quand nous disons 'or est le plus pesant de tous les corps, serions téméraires de comprendre dans proposition générale ceux qui ne sont point een notre connoissance, quoiqu'il ne soit npossible qu'ils soient dans la nature.

isi , sans contredire les anciens , nous pouissur»" le contraire de ce qu'ils disoient ; et |oe £ace oifin qu'ait cette antiquité, la véloit toujours avoir l'avantage, quoique nounent découverte, puisqu'elle est toujours mcienne que toutes les opinions qu'on en a et que ce seroit ignorer la nature de s'imaqu'elle a commencé d'être au t^nps qu'elle unencé d'être connue.

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