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Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir, quand nous préférons nos amis à nous-mêmes ; c'est néanmoins par cette préférence seule que l'amilié peut être vraie et parfaite
• LXXXD.
La réconciliation avec nos ennemis n'est qu'un désir de rendre notre condition meilleure , une lassitude delà guerre , et une crainte de quelque mauvais événement K
• Lxxxra.
Ce que les hommes ont noouné amitié , n'est
• Var, La Justice n'est qu'une vItc appréhension qu'on ne nous die ce qui nous appartient : de là rient cette oonsklératioiy et ce respect pour tons les Intérêts du prochain, et ceUe iicni> puleose application à ne lui faire aucun préjudice : celte crainte retient llionime dans les bornes des biens que la naissance ou U fortune lui ont donnés ; et sans cette crainte , U feroit des ooarses continuelles sur les autres. (1065— u* 88.)— On UAme l'injustice, non pas par l'aversion que l'on a pour eUe , mais pour le pr^» diceqne Ton en reçoit. (1II69-h[i«90.)
* Var, Ce qui rend nos inclinations *si légères et si chai^ géantes, c'est qu'il est aisé de connoitre les qualités de l'esprit, et difficile de connoitre celles de l'ame. (f 665— n» 93.)
s Kar, La réconciliation avec nos emiemis , qui se Ciit an noîh
de la sincérité, de la dottceur, et delà tendreMO. .....
MAXIMES
cfu'une société , qu*uii ménagement réciproque crintéréts , et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner <•
11 est plus honteux de se défier de ses amis y (]uc d'en être trompé,
Nous nous persuadons souvent d'aimer les gens plus puissants que nous, et néanmoins c'est l'intérêt seul qui produit notre amitié; nous ne nous donnons pas à eux pour le bien que nous leur voulons faire , mais pour celui que nous en voulons recevoir.