‹ Moralistes grecsChapitre 12 sur 81 · DISCOURS · texte numérisé non relu

DISCOURS

» négliges Festîme des bommes , tous vous épargnez à Tons-méines » de grands travaux : s^ils ne rebutent point votre courage , il peut » arriver que la gloire sera votre récompense. Souvenez-vous seule- 9 ment qu'il y a dans la vie beaucoup de choses inutiles, et qu'il y 9 en a peu qui mènent à une fin solide. Ce n'est point à moi à déli- D bérer sur le parti que je dois prendre : il n'est plus temps. Pour n vous qui avez à me survivre , vous ne sauriez peser trop mûrement i> ce que vous devez faire. r> Et ce furent là ses dernières paroles.

Cicéron, dans le troisièmo livre des Tusculanes, dit a que n Théopbaste mourant se plaignit de la nature , de ce qu'elle avait « accordé aux cerfs et aux corneilles une vie si longue , et qui leur V est si inutile, lorsqu'elle n'avait donné aux hommes qu'une vie très« n courte, bien qu'il leur importe si fort de vivre longtemps; que si 1* l'âge des hommes eût pu s'étendre à un plus grand nombre d'années^ 9 il serait arrivé que leur vie aurait été cultivée par une doctrine n universelle , et qu'il n'y aurait eu dans le monde ni art ni science 9 qui n'eût atteint sa perfection*.» Et saint Jérôme, dans l'endroit déjà cité' assure que Tkcophrasle h Vâge de cent sept ans, frappé de la maladie dont il mourut, regretta de sortir de la vie dans un temps où il ne faisait que commencer à être sage.

Il avait coutume de dire , qu'il ne faut pas aimer ses amis pour les éprouver, mais les éprouver pour les aimer ; que les amis doivent être communs entre les frères, comme tout est commun entre les amis ; que Ton devait plutôt se fier à un cheval sans frein , qu'à celui qui parle sans jugement ; que la plus forte dépense que l'on puisse faire, est celle du temps. Il dit un jour à un homme qui se taisait à table dans nn festin : Si tu es un habile homme, tu as tort de ne pas parlef"; mais s'il n'en est pas ainsi , tu en sais beaucoup. Voila quelques-unes de ses maximes.

Mais si nous parlons de ses ouvrages, ils sont infinis; et nous o'apprenons pas que nul ancien ait plus écrit que Théophraste. Dio« gène Laërce fait l'énumération de plus de deux cents Traités diffé-

1 u Tbeophnttns moricns accusasse naturam Jicitor quod oervls at cornlciboa vitaiii » dtutunuun, qnonim id niliil iiiteresset, hominibus, quorum maxime interfuisset , tam n ezignam vlUm dedisset ; quorum si «tas potuisset ea»t longiaquior, fnturum fuisset ut, n omnibus perfectla artibus, omn! doetrina vita homimim erudieretur. m (Timc., lîb. III, cap. xxTin.)

2 Epût, ad Nepottanum. t Sapiens vir Gr.eciaB Theophraatus , cum expletis ceatnm • et aeptcin annis se raori cerneret^ dixisse fertur aa dolera ^ood tum c^redeietur a viu •^uanJo sapei-e ccopissel. a

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ff lits ni sur tontes sortes de sujets , qu*il a cuniposés. La plus grande ])artie 8*est perdue par le laalheur des temps , et Tautre se réduit à vingt Traités qui sont recueillis dans le volume de ses œuvref. L*on y voit neuf livres de l'histoire des plantes, six livtes <le leurs caufres. H a écrit des vents, du feu, des pierres, du miel, des signes du beau temps , des signes de la pluie , des signes de la tempête , des odeurs, de la sueur, du vertige, de la lassitude, du relàcheraent des nerfs, de la défaillance, des poissons qui vivent hors de Teau , de» animaux qui changent de couleurs, desaniniiux qui naissent subite* ment, des animaux sujets à Penvie, des caractères, des mœurs. Voilà ce qui nous reste de ses écrits ; entre lesquels ce dernier seul , dont on donne la traduction, peut répondre non-seulement de la beauté de ceux que Ton vient de déduire , mais encore du mérite d'un nombre infini d'autres qui ne sont point venus jnsques à nous.

Que si quelquesHins se refroidissaient pour cet ouvrag3 moral par les choses qu'ils y voient, qui sont du temps auquel il a été écrit, et qui ne sont point selon leurs mœurs ; que peuvent-ils faire de plus utile et de plus agréable pour eux, que de se défaire de cette prévention pour leurs coutumes et leurs manières , qui , sans autre discussion, non-seulement les leur fait trouver les meilleures de toutes, mais leur fait presque décider que tout ce qui n'y est pas conforme est méprisable, et qui les prive, dans la lecture des livres des anciens, du plaisir et de l'instruction qu'ils en doivent attendre?

Nous, qui sommes si modernes, serons anciens dans quelques siècles. Alors l'histoire du nôtre fera goûter à la postérité la vénalité des charges, c'est-à-dire le pouvoir de protéger l'innocence, de punjf le crime, et de faire justice atout le monde, acheté à deniers comptants comme nne métairie; la splendeur des partisans ', gens si méprisés chez les Hébreux et chez les Grecs. L'on entendra parler d'une capitale d'un grand royaume où il n'y avait ni places publiques, ni bains, ni fontaines, ni amphithéâtres, ni galeries, ni portiques, ui promenoirs^ qui était pourtant une ville merveilleuse. L'on dira que tout le cours de la vie s'y passait presque à sortir de sa maison, pour aller se renfermer dans celle d'un autre; que d'honnêtes femmes, qui n'étaient ni marchandes ni hôtelières , avaient leurs maisons ouvertes à ceux qui payaient pour y entrer; que l'on avait à choisir des dés, (les cartes et de tous les jeux ; que l'on mangeait dans ces maisons « et qu'elles étaient commodes à tout commerce. L'on saura que ic

1 On tl^fignah autrtfoU par et» mots l«* finaneicri cm traitant*.

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peuple n« paraîssaii dans la i^iJIe que iiour j passer avec précipitaî.oo; nul entretien, nulle familiarité; que tout y était farouche et comuie alarmé par le bruit des chars qu'il fallait éviter, et qui s*abandonuaient au inilieudes rues, comme on fait dans une lice pour remporter le prix de la course. L'on apprendra sans étonnement qu'en pleine paix, et dans une tranquillité publique, des citoyens entraient dans les temples, allaient voir des femmes, ou visitaient leurs amis , avec des armes offensives , et qu'il n'y avait presque personne qui u'eùt à son côté de quoi pouvoir d'un seul coup en tuer un autre. Ou si ceux qui viendront après nous, rébutés par des mœurs si étranges et si différentes des leurs, se dégoûtent par là de nos mémoires, de nos poésies, de notre comique et de nos satires, pouvoiisnoos ne les pas plaindre par avance de se priver eux-mêmes, par cette fausi-e délicatesse, de la lecture de si beaux ouvrages, si tra^ vailles, si réguliers, et de la connaissance du plus beau règne dont jamais l'histoire ait été embellie?

Ayons donc pour les livres des anciens cette même indulgence que nous espérons nous-mêmes de la postérité, persuadés que les hommes n'ont point d'usages ni de coutumes qui soient de tous les siècles; qu'elles changent avec le temps; que nous sommes trop éloignés de celles qui ont passé, et trop proches de celles qui règnetrt encore, \M>ur être dans la distance qu'il faut pour faire des unes el des autres lin juste discernement. Alors, ni ce que nous appelons la politesse de nos mœurs, ni la bienséance de nos coutumes, ni notre faste, ni notre magnificence, ne nous préviendront pas davantage contre la vie simple des Athéniens que contre celle des premiers iioiiimes, grands par eux-mêmes, et indépendamment de mille choses extérieures qaî ont été depuis inventées pour suppléer peut-être à cette véritable grandeur qui n'est plus.

La nature se montrait eu eux dans toute sa pureté et sa dignité, et n'était point encore souillée par la vanité, par le luxe et par la sotte ambition. Un homme n'était honoré sur la terre qu'à cause de sa force ou de sa vertu : il n'était point riche par des chargea ou des pensions, mais par son champ, par ses troupeaux, par ses enfants et ses serviteurs; sa nourriture était saine et naturelle, les fruits de la tci re, le lait de ses animaux et de ses brebis ; ses vêtements simples et uniformes, leurs laines, leurs toisons; ses plaisirs innocents, une grande récolte, le mariage de ses enfa'.its, l'union avec ses voisins, la paix dans sa famille. Uien n'est pins opposé à nos mœurs que toutes ces choses; mais réloignement des temps nous les fait go:'i(er,

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ftinsî qat la distance des lieuY nous fait recevoir toat ce que les diverses relations ou les livres de voyages nous apprennent des pays lointains et des nations étrangères.

Us racontent une religion, une police, une manière de se nourrir, des'habifter, de bâtir, ^t de faire la guerre, qu^on ne savait point, des mœurs que Ton ignorait : celles qui approchent des nôtres nous touchent, celles qui s'en éloignent nous étonnent; mais toutes nous amusent, moins rebutéis par la barbarie des manières et des coutumes (!e peuples si éloignés, qu'instruits et même réjouis par leur nouveauté; il nous suffit que ceux dont il s'agit soient Siamois, Chinois, Nègres ou Abyssins.

Or ceux dont Théophraste nous peint les mœurs dans ses Caractères étaient Athéniens, et nous sommes Français : et si nous joignons à la diversité des lieux et du climat le long intervalle des temps, et que nous considérions que ce livre a pu être écrit la dernière année de la cent quinzième olympiade, trois cent quatorze ans avant l'ère chrétienne, et qu'ainsi il y a deux mille ans accomplis que vivait ce peuple d'Athènes dont il fait la peinture, nous admirerons de nous y reconnaître nous-mêmes, nos amis, nos ennemis, ceux avec quinons vivons, et que cette ressemblance avec des hommes séparés par tant de siècles soit si entière. En effet , les hommes n'ont point changé selon le cœur et selon les passions; ils sont encore tels qu'ils étaient alors et qu'ils sont marqués dans Théophraste , vains , dissimulés , flatteurs, intéressés , effrontés , importuns, défiants, médisants, querelleurs, superstitieux.

llest vrai, Athènes était libre, c^était le centre d'une république : ses citoyens étaient égaux ; ils ne rougissaient point l'un de l'autre , ils marchaient presque seuls et à pied dans une ville propre, paisible et spacieuse; entraient dans les boutiques et dans les marchés, achetaient eux-mêmes les choses nécessaires; l'émulation d'une cour ne les faisait point sortir d'une vie commune : -ils réservaient leurs esclaves pour les bains, pour les repas, pour le service intérieur des maisons, pour les voyages ; ils passaient une partie de leur vie dans les places, dans les temples, aux amphithéâtres, sur un port, sous des portiques , et au milieu d'une ville dont ils étalent également les maîtres. Là le peuple s'assemblait pour parler ou pour délibérer des affaires publiques; ici il s'entretenait avec les étrangers ; ailleurs les philosophes tantôt enseignaient leur doctrine, tantôt conféraient avec leurs disciples : ces lieux étaient tout à la fois la scène des plaisirs et des aifaires. 11 y avait dans ces mœurs qticKvie chose de simple et

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de populaire, et qui ressemble peu aux nôtrefl , je FaTOiie ; maïs cependant qaeb hummes eo général que les Athéniens ! et quelle ville qu'Athènes! quelles lois! quelle police! quelle valeur! quelle discipline ! quelle perfection dans toutes les sciences et dans tous les arts ! luais quelle politesse dans le commerce ordinaire et dans le langage! Tbéophraste , le même Tbéophraste dont Ton vient de dire de si grandes choses, ce parleur agréable cet homme qui s'eiprimait divinement, fut reconnu étranger et appelé de ce nom par une simple femme de qui il achetait des herbes au marché , et qui reconnut, par je ne sais quoi d*attiqne qui lui manquait, cl que les Romains ont depuis appelé urbanité , qu'il n'était pas Athénien : et Cicéron rapporte que ce grand personnage demeura étonné do Toir qu'ayant vieilli dans Athènes, .possédant si parfaitement le langage attique, et en ayant acquis l'accent par une habitude de tant d'années , il ne s'était pu donner ce que le simple peuple avait naturellement et sans nulle peine '. Que si l'on ne laisse pas de lire quelquefois dans ce traité d«s Caractères de certaines mœurs qu'on ne peut excuser, et qui nous paraissent ridicules , il faut se souvenir qu'elles ont paru telles à Théophrastc , qui les a regardées comme des vices dont il a fait une peinture naïve , qui fit honte aux Athéniens et qui servit à les corriger.

Enfin, dans l'esprit de contenter ceux qui reçoivent froidement tout ce qui appartient aux étrangers et aux anciens , et qui n'estiment que leurs mœurs, on les sgoute à cet ouvrage. L'on a cru pouvoir se dispenser de suivre le projet de ce philosophe, soit parce qu'il est toujours pernicieux de poursuivre le travail d'autrui, surtout si c'est d'un ancien ou d'un auteur d'une grande réputation ; soit encore parce que cette unique figure qu'un api>elle description ou «numération, employée avec tant de succès dans ces vingt-huit chapitres des Caractères, pourrait en avoir un beaucoup moindre, si elle c<ait traitée par nn génie fort inférieur à celui de Tbéophraste.

Au contraire, se ressouvenant que parmi le grand nombre des traités de ce philosophe, rapportés par Diogène Laërce, il s'en trouve tm sous le titre de Proverbes , c'est-à-dire de pièces détachées , comme des réflexions ou des remarques ; que le premier et le plus grand livre de morale qui ait été fait porte ce même nom dans les divines Écritures; on s'est trouvé excité, par de si grands modèles » h suivre, selon ses forces» une semblable manière d'écrire do

X Brutuif chap* xvru

2Jâ SUR TRfOPHRASTE.

mœars ' ; et Voii n'a point été détourué de aou entrepose pur deux ouvrages de morale qui «ont dans les maîas de tout le inonde, et d'où, faute d^atieution, ou par un esprit de critique, quelques-uns pourraictil penser que ces remarques sont imitées.

L'un« par rengagement de son auteur ^, fait servir lamétapbyflique à la religion, fait connaître l'âme, ses passions, ses TÎces, traite les grands et les sérieux motifs pour conduire à la vertu, et veut rendre Tbomme chrétien. L'autre, qui est la production d'un esprit instruit par le commerce du monde ^ , et dont la délicatesse était égaie à la pénétration , observant que l'amour-propre est dans l'homme la cause de tous ses faibles, Taltaque sans relâche, quelque part on il le trouve; et cette uniquo pensée, comme multipliée eu mille autres, a toujours, par le choix des mots et par la variété de Texpression , la grâce de la nouveauté.

Jj'un ne suit aucune de ces routes dans l'ouvrage qui est joint à la traduction des Caractères; il est tout différent des deux autres que je viens de toucher : moins sublime que le premier, et moins délicat que le second, il ue tend qu'à rendre l'homme raisonnable , mais par d^s v lies simples et communes , et en l'examinant indifféremment , sans beaucoup de méthode, et selon que les divers chapitres y conduisent, par les âges, les sexes et les conditions, et par les vices, les faibles et le ridicule qui y sont attachés.

L'on s'est plus appliqué aux vices de l'esprit, aux replis du cœur et à tout l'intérieur de l'homme, que n'a fait Théophraste : et Fon peut dire que comme ses Caractères, par mille choses extérieures qu'ils fout remarquer dans l'homme, par ses actions, ses paroles (t S3S démarches, apprennent quel est son fund, et font remonter jusqu'à la source de son dérèglement; tout au contraire, les nouveaux Caractères, déployant d'abord les pensées , les sentiments et les mouvements des hommes, découvrent le principe de leur malice et de leurs faiblesses, font que l'on prévoit aisément tout ce qu'ils sont capables de dire ou de faire, et qu'on ne s'étonne plus de mille actions vicieuses ou frivoles dont leur vieest toute remplie.

11 faut avouer que sur les titres de ces deux ouvrages l'embarras Ics'est trouvé presque égal. Pour ceux qui partagent le dernier, s'ils

i L'on cnteint celle minicre coupée drml Saionion a curîtseï Proftrùt*., et iinllwH*"» les clioscs <|iiî Mint di\iii«*sei lion de toutt compai-rfison. {Nott tU /•« Bruytrt.) ï! pAscal.

3 l.e duc d« La Ruclieloiicault*

DISCOUM 11^

ne plaisent point Mses , Tob permet d*«n Mppléw d'aatnf : mm, à l'égard des titres des Caractères de Tbéophraste , la même liberté n'est pas accordée, parce qa'oa n'est point maître du bien d'aotmi. Il a fallu suivre Tesprit de l'aatear, et les^tradaire selon le sens la pks proche de la diction grecqne, et en méoie temps selon la pins , exacte coofonnité avec leurs chapitres : ce qni B*est pas nne cbosa facile, parce que souvent la signification d*nn terme grec tradnit «• français mot pour mot B*est plus la même dans notre langue : par exemple, ironie est cBez nous une raillerie dans la conversation, en Dne figure de rhétorique ; et chez Tbéophraste c*est quelque chose entr« la fourberie et la dissimulation , qui n*est pourtant ni Tune ni l'antre, mais précisément ce qui est décrit dans le premier chapitre.

Et d'ailleurs les Grecs ont quelquefois deux on trois termes assez diiîérents pour exprimer des choses qni le sont aussi, et que nous ne saurions guère rendre qne par nn seul mot : cette pauvreté embar* rasse. En effet. Ton remarque dans cet Ouvrage grec trois espèces d'à* varice, deux sortes d'importuns , des flatteurs de deux manières, et autant de grands parleurs; de sorte que les caractères de ces personnes semblent rentrer les uns dans les autres au désavantage dv litre : ils ne sont pas aussi toujours suivis et parfaitement conformes, parce qu« Tbéophraste, emporté quelquefois par le dessein qu'il a de faire des portraits, se trouve déterminé à ces changements par 'e caractère seul et les mœurs du personnage qu'il peint, ou dont il lait la satire *•

Les définitions qui sont au commencement de chaque chapitre ont eu leurs difficultés. Elles sont courtes et concises dans Tbéophraste , ifeloii la force du grec et le style d'Aristote , qui lui en a fourni les premières idées : on les a étendues dans la traduction, pour les rendre intelligibles. 11 se lit aussi, dans ce traité , des phrases qui ne sont pas achevées, et qui forment un sens imparfait, auquel il a été facile de suppléer le véritable : il s'y trouve de différentes leçons ^ (iaelques endroits tout à fait interrompus , et qui pouvaient recevoir diverses explications; et, pour ne point s'égarer dans ces doutes, oa a suivi les meilleurs interprètes.

1 Les copistes et l'abrévialeiir de Tliëoptiraste ont dû contrthiier beaucoup à altérer l'unité de son œuvre, en réunissant sous le même titi-e des traits qui appartenaient sahs iluute, dans roi-i*;ine à des chapitres difïérents. Schweigaeuser a indiqué quelques- 1: nés '• ces trau<«puti'ions. Selon lui, les passages qui défigurent le chap. xi appartteiinput au diap.nx, qui n'était point encore reirnitvé du temps de l.a Brnjère : il e« ^«si^n» m.-Ai4 *'«•:: res an i-iuty. x?» et au ekap. xx.

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