‹ Morceaux choisisChapitre 126 sur 439 · NINETTE · texte numérisé non relu

NINETTE

Ce baiser singulier me fait encore frémir. ES ie

NINON se

Nous verrons-cette nuit; il faudra que je veille. NINETTE

Cette nuit, cette nuit, je ne veux pas dormir.

NINON Ÿ Toi dont la voix est douce, et douce la parole, Chanteur mystérieux, reviendras- tu me voir?

Ou, comme en soupirant l’hirondelle s'envole, Mon bonheur fuira-t-il, n'ayant duré qu’un soir? à FRA NINETYE \ Audacieux fantôme à la forme voilée, d'ou

Pat

A QUOI RÊVENT LES JEUNES FILLES. an Le

Les ombrages ce soir seront-ils sans danger?

Te reverrai-je encor dans cette sombre allée, Ou disparaîitras-tu comme un chamois léger ?

NINON

L’eau, la terre et les vents, tout s’emplit d'harmonies !, . Un jeune rossignol chante au fond de mon cœur. J'entends sous les roseaux murmurer des génies 2... Ai-je de nouveaux sens inconnus à ma sœur ?

SNS NINETTE Pourquoi ne puis-je voir Sans plaisir et sans peine - Les baisers du zéphyr trembler sur la fontaine à, Et l'ombre des tilleuls { passer sur mes bras nus ? Ma sœur est une enfant, — et je ne le suis plus.

3 NINON

-O fleurs des nuits d’été, magnifique nature ! O plantes ! à rameaux, l’un dans l’autre $ enlacés !

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