‹ Morceaux choisisChapitre 137 sur 439 · XXX VIII · texte numérisé non relu

XXX VIII

Oui, don Juan!. Le voilà, ce nom que tout répète, Ge nom mystérieux que tout l’univers prénd, Dont chacun vient parler, et que nul ne comprend ?;. Si vaste et si puissant qu’il n’est pas de poète Qui ne l’ait soulevé dans son cœur et sa tête, Et pour l’avoir tenté ne soit resté plus grand. Insensé que je suis ! que fais-je ici moi-même ! Etait-ce donc mon tour de leur parler de toi, Grande ombre, et d’où viens-tu pour tomber jusqu’à moi ? C’est qu'avec leurs horreurs, leur doute et leur blasphème, Pas un d’eux ne t’aimrait, don Juan ; et moi, je t'aime

. de Milo animée du souffle de

ma patronne Sainte-Thérèse. »)

Mais il doit quelque chose à

lord Byron : V. ESTÈVE, op. cit.,

ui donne ce fragment de Childe

. Harold, trad. A. Pichot : « O amour, tu n’es point un habitant

de ce monde; séraphin invisi-

ble, nous croyons en toi, et les

martyrs qui proclament ton cul-

te sont les amants dont le cœur

est brisé ; mais jamais mortel

ne t’a vu Jusqu'ici, jamais on ne

te verra tel que tu dois être.

L’imagination t'a créé comme

elle a peuplé le ciel avec la bi-

zarrerie de ses propres désirs …

Nous nous flétrissons depuis

notre jeunesse, nous respirons

avec peine au milieu des maux

qui nous déchirent.Le remède

reste inconnu pour nous ; nous

ne pouvons désaltérer nos lé-

vres brûlantes. » — Il doit plus

-encore à Hoffmann, ainsi que l’a montré M. Jean Giraud, REVUE

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