Candide appartient à Mus
set; ce mot n’éveille pas des idées étrangères à Hoffmann (v.
p.170, n.1), mais Hoffmann ne l’a pas dit. C’est l’état de son pro-
re cœur que Musset exprime :
ingénu et perverti, plein d’une incurable aspiration à l'idéal dans l’amour, et malade de mé-
pris. (Cf. Confession, I, 7.)
4. La liste des mille et trois conquêtes de don Juan, que son valet Leporello déroule, en chantant un air très spirituel, dans l'opéra de Mozart.
&. Cf. Les vers de Sully Prudhomme, cités h 470, n. 2.
6. Combien le second hémistiche de ce vers est fâcheux ! On songe, par contraste, à l’admirable Symbole que Sully Prud-
.homme a tiré (VAINES TENDRES-
ses, L’artet l'amour), du vent d’orage et de la fleur : « Ton cruel tournoiement m’épuiseet m’hal- Jucine... » Le vent répond, en un sens qu'iliserait très facile de rapprocher du don-Juanisme interprété par Musset : «… Je suis une âme en peine, — L’angoisse et le caprice ont même aspect souvent... » Cf. Les STANCES, En Acant : Les rêveurs « Plaintifs, perdus comme le vent.—Ils vont, l’orgueil et l'espérance — Leur , criant toujours : En avant! »
(‘) Nous ne corrigeons pas les
gaucheries de la traduction que Musset avait sous les yeux. | Z
: Elles t’aimaient, don Juan, ces pauvres délaissées Qui couvraient de baisers l'ombre de ton amour, Qui te donnaient leur vie, et qui n’avaient qu’un jour !
Mais toi, spectre énervé! toi, que faisais-tu d'elles 7 Ah! massacre et malheur ! tu les aimais aussi, @
Toi! croyant toujours voir sur tes amours nouvelles
Se lever le soleil de tes nuits éternelles?,
le disant chaque soir : « Peut-être le voici, » |
Et l’attendant toujours, ef vieillissant ainsi ! FA EU : D EUS XLIV
Demandant aux forêts, à la mer, à la plaine,
Aux brises du matin, à toute heure, à tout lieu, A Al
La femme de ton âme et de ton premier vœu! ?,
Prenant pour fiancée un rêve, une ombre vaine, Et fouillant dans le cœur d’une hécatombe humaine‘,