partie, ch. V : « Comme ces der
viches insensés qui trouvent l’extase dans le vertige, quand la pensée, tournant sur ellemême, s’est épuisée à se creuser, lasse d’un travail inutile, elle s’arrête épouvantée. Il semble que l’homme soit vide, et qu’à force de descendre en lui, il arrive à la dernière marche d’une spirale, » L'image de la spirale est inspirée par Dante.
Cf. Don Paez :
Alors, le souvenir excitant l'espérance, L’attente d’être heureux devient une
[souffrance,
Et l'œil ne sonde plus qu’un gouffre [éblouissant
Pareil à ceux qu'en songe Alighier; | [descend
Il y a-peut-être ici une réminiscence de cauchemar. — Th.
Gautier (Destinée) se sert d’une
toute autre image,et traduit
moins fortement l'angoisse de :
Pesprit, arrivé au dernier terme de l’analyse : « L'autre, vrai docteur Faust, baigné d'ombre profonde, — Auprès detsa croisée étroite, à carreaux verts, —
: Poursuit de son fauteuil quel-
ques rêves amers, — Æt dans l’âme sans fond laisse filer la sonde. » |
2. Réminiscence biblique :l'arbre de la science du bien et du
mal, dans le récit de la faute originelle. De même, au vers suivant, l’imagination de Musset subit une réminiscence :
celle de l’ange placé par Dieu aux portes du Paradis, une épée flamboyante à la main, pour
empêcher Adam et Eve d'y ren-
trer. Cette réminiscence est-elle justifiée par le sens de ce passage, — ét, sinon, n’en peut-on as tirer quelques réflexions sur a manière dont les images naissent et se commandent les unes les autres dans l'esprit du poète ?- 3. C’est avec son sang que Faust signe le pacte qui le lie au diable. « . 4. Par ces images d’une fraî-cheur d'autant plus délicieuse qu’elles succèdent à un tableau macabre, Musset évoque l’épisode de Marguerite, dans Faust.
Cf. Le Saule, p. 110 ; « Maïs vous, rêves d'amour...» D’après M.
‘Baldensperger (op. cit.,138 sqq.),
« l'épisode de Gretchen, plus encore /que le fantastique de Faust,..….a contribué à cacher au gros du public français la signitication profonde du drame de Gœthe.» Marguerite avait trouvé,«à partir de 1830, son peintre attitré dans Ary Scheffer, «Mar-
‘: guerite at rouet, à l’église, sor-
tant de l’église », faisait pâmer, d’après Stendhal, «les belles dames du faubourg Saint-Ger-
ur y