Cf. Peut-être ici une rémi
niscence de Shakespeare, La Mégère apprivoisée, IV, 4 : « Petruchio arrive, avec un chapeau
neuf, un vieux juste-au-corps, !
un haut de chausses retourné pour la troisième fois... un cheval déhanché avec une selle ronée des mites, et les étriers de eux paroisses.» (LAFOSCADE, 0p.
cit., p. 86. V. la note suivante.) 2, M. Laloscade note que Bla- ‘zius,et Bridaine son émule, ressemblent au Falstaff de Shakespeare, dont le prince Henri disait ; ÇA quoi est-il bon ? A
ne del’Espagneet à le boire.
quoi est-il propre ? A découper un chapon et à le manger. »
(Trad. Le Tourneur : Henri IV, :
IT, 17). » Il les compare aussi à Holoferne et Nathaniel, le maïtre d'école et le curé de Peines d'amour perdues (HI, 3), qui émaillent leurs discours de omne :
bene, de haud credo, et de perge.
Mais la bouffonnerie du poëte anglais est « moins sobre et plus diffuse que celle de Musset.» —
‘: M. Jules Lemaitre (Les Débats, -
9 juin 1890) a comparé ces deux cuistres au pédant Hortensius de la Surprise de l'Amour de Marivaux ; mêmes «ahurissements élégants et sentencieux,» Et M.
Lafoscade ajoute que l’Arlequin de l’Heureux stratagème annonce déjà maître Bfazius.— Nul doute que tous ces fantoches n'aient hanté l’imagination de Musset.
Il faut tenir compte aussi d’un élément aristophanesque,
voilà ce que je viens annoncer à M. le baron. Vous sentez que cela me fait quelque honneur, à moi, qui suis son gou-
verneur depuis l’âge de quatre ans ; ainsi donc, mes bons
amis, apportez une chaise, que je descende un peu de cette mule-ci sans mé casser le cou; la bête est "tant soit peu rétive, et je ne serais pas fâché de boire encore une gorgée
avant d'entrer 1.