‹ Morceaux choisisChapitre 202 sur 439 · Ici Musset se souvient de · texte numérisé non relu

Ici Musset se souvient de

certaines paroles que lui avait écrites G. Sand au, moment où «.. Nous nous étions prédit les maux qui nous sont arrivés. Eh bien, qu'importe, après tout? Nous avons passé par un rude sen-

tier, mais nous sommes arrivés à la hauteur où nous devions nous reposer ensemble. » C’était un conseil de sérénité assez froid. Musset, écrivant sa pièce,

endant l’été de 1834 (v..notre

otice, p. 35), ne veut plus croire que cette rude ascension Pait conduit aux cimes de la pure amitié; il s'explique tout autrement le destin de son amour.. Il le voit perdu par les reproches d’un mutuel orgueil, quand. il aurait été si simple, quand il serait si simple encore (il veut le croire) de tout se pardonner. Ces mots de Perdican

lyrisme en prose, l’imagination de Musset.

3. L'idée que les hommes ne savent pas se Comprendre et qu’au lieu de s’adoucir la vie its se tor- turent mutuellement,: est une de celles qui hantent Musset, Chacun de nous est comme en une prison : « Tant d'obstacles séparent la volonté d’un être de celle qui cherche à s'unir à la sienne!»

A ces obstacles naturels, la vanité en ajoute d’autres.

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