Comme Angellier de l'un de ses amis. | 2. A, BARINE
Lpe et —=
P.S.— Je remercie M. Léon Carras, mon ancien élève et mon ami, qui a bien voulu se charger de la correction des épreuves. Sa consciencieuse érudition et sa délicatesse extrême de goût m'ont
proposé plus d’une addition et plus d’une correction ; et je me suis : toujours rendu à ses avis.
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EXEMPLE DE LECTURE EXPLIQUÉE
| Invocation à l'étoile du soir. |
(Le Le Cire Tor.)
Pâle étoile du soir, messagère lointaine, Dont le front sort brillant des voiles du couchant, De ton palais d'azur, au sein du firmament,
Que regardes-tu dans la plaine ?
La tempête s'éloigne, et les vents sont calmés,
La forêt, qui frémit, pleure sur la bruyère ;
Le phalène doré, dans sa course légère, Traverse les prés embaumés.
Que cherches-tu sur la terre endormie ?
Mais déjà vers les monts je te vois t’abaisser ; = Tu fuis en souriant, mélancolique amie, :
Et ton tremblant regard est près de s’effacer,
% Etoile qui descends sur la verte colline, Triste larme d’argent du manteau de la Nuit, Toi que regarde au loin le pâtre qui cheminée Tandis que pas à pas son long troupeau le suit, —
Etoile, où t'en vas-tu, dans cette nuit immense ?
Cherches-tu sur la rive un lit dans les roseaux ? ee
Ou t'en vas-tu, si belle, à l’heure du silence, Tomber comme une perle au sein profond des eaux ?
Ah! si tu dois mourir, bel astre, et si ta tête Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux, Avant de nous quitter, un seul instant arrête ; — Etoile de l’amour, ne descends pas des cieux!
Il y a d'autant moins d’artifice à détacher cette invocation de
l’ensemble du Saule, que le Saule est composé de morceaux dé-
LT
cousus. (CF. ici p.99.) Musset a rattaché ce fragment au Saule en …
1840 seulement, dans l'édition originale des Poésies complètes ; — il l'avait publié pour la première fois dans «Frédéric et Bernerette
(REVUE DES DEUx MONDES, 15 janvier 1838. V.icis p.427). Voici comment il amenait alors l’Invocation à Vétoile : Cest la nuit, dans la forêt de Montmorency; la’ lune se lève : « Tout
à coup l’astre sortit de l’horizon ; un immense rayon de lumière glissa sur la cime des bois et ‘s’empara je l'espace en un ins.
EXEMPLE DE LECTURE EXPLIQUÉE
tant ; les hautes futaies, les coupes de châtaigniers, les clairières, les routes, les collines, se dessinèrent au loin comme par enchantement. .. — Allons, Bernerette, s'écria Frédéric, une . chanson ! — Triste ou gaie ?... — Comme tu voudras.… — Bernerette rejeta son voile en arrière et entonna le refrain d'une fanfare ; maïs elle s'arrêta tout à coup. La brillante étoile de Vénus, qui scintillait sur la montagne, avait frappé ses yeux ; et comme sous le charme d’une pensée plus tendre, elle chanta sur un air allemand les vers suivants, qu’un passage d’Ossian avait inspirés à Frédéric : Pdle étoile du soir, etc.
Tandis que Bernerette chantait, les rayons de la lune, tombant sur son visage, lui donnaient une päleur charmante Fe
(Cf. dans Lucie :
La lune, se levant dans un ciel sans nuage, D'un long réseau d'argent tout à coup l'inonda.)
La SOURCE LITTÉRAIRE. — M, Jean Giraud a établi (Musset el la Poësie du Nord, REVUE GERMANIQUE, 1911) que Musset s’est inspiré directement d’Ossian, traduit par Le Tourneur (1777), et non des imitations antérieures de M.-J. Chénier et de Baour-Lormian.
Voici la traduction de Le Tourneur : « toile compagne de la nuit, dont la tête sort brillante des nuages du couchant, et qui imprimes tes pas majestueux sur l’azur du firmament, que regardes-tu dans la plaine ? Les vents orageux du jour se taisent ; le bruit du torrent semble s'être éloigné ; les vagues apaisées ratmnpent au pied du rocher ; les moucherons du soir, rapidement portés sur leurs aïles légères, remplissent de leurs bourdonnements le silence des airs. Etoile brillante, que regardes-tu dans la plaine ? Mais je te vois Fabaisser en souriant sur les bords de l'horizon. Les vagues se rassemblent avec joie autour de toi et baionent ta radieuse chevelure. Adieu, éloile silencieuse. »
J'ai souligné toutes les expressions dont il est passé quelque” chose dans lé poème de Musset. Le second vers était presque donné par Ossian-Le Fourneur ; et lon sent que Musset, en obéissant aux nécessités de la mesure, a substitué, aux mots têle et nuages, deux mots beaucoup plus heureux ; voiles, en particulier, offre un sens qui s’harmonise encore mieux que nuages avec. le sens général de linvocation, que nous allons étudier.
— Une- étoile qui imprime ses pas majestueux sur lazur était déplorable ; Musset a seulement gardé les mots azur et firmament, -les seuls évocateurs ; ila gardé : Que revardes-tu dans la plaine ? octosyllabe parfait, qui marque la première pause de l’invocation ; mais il ne le répétera pas, comme faisait Ossian : la ë variante : Que cherches-tu sur la terre endormie ? sera Singulière-
ment plus expressive. — Quelques expressions, dispersées dans le texte inspirateur, se sont attirées l’une l’autre, et ont donné le vers unique : La tempéle s'éloigne, et les vents sont calmes. Il n'est plus question du torrent, ni des vagues ; le tumulte et l'âpreté d'un paysage montagneux et septentrional ont disparu ;
et l’image qui hante Musset, "le tableau très réel à travers lequel ;
il contemple ses réminiscences livresques, c’est une forêt d’Ilede-France, celle dont il est question dans Frédéric et Bernerette, où ik y a des arbres légers et bruissants, frémissanis, et de la
bruyère. (C’est le paysage cher à Musset.) — Aux moucherons,
Musset a substitué le phalène, non parce qu’il est plus poétique, mais parce que le mot est plus joli ; il n'a pas voulu entendre le bourdonnement qui remplit le silence des airs ; — il a trouvé que c'était trop de bruit, et ila écrit ce vers exquis, qui ajoute au paysage ce qui lui manquait chez Ossian, un parfum : :draverse les prés embaumés. — Vous sentez, et vous sentirez mieux
tout à l’heure, combien : Tu fuis en souriant... vaut mieux que la traduction de Le Tourneur; combien aussi l'expression * plonger ses blonds cheveux s’harmonise mieux que fa radieuse che-« velure avec la tonalité discrète, voilée, mystérieuse de l’ensem-"
ble. Adieu, éloile silencieuse, était fort joli; Musset a rèvé longuement, et il a baigné de silence tout le chant d’amour quil
adresse à l'étoile et à la nuit. Il n’a pas voulu voir les vagues se rassembler avec joie autour de l'étoile ; cet empressement a quel-.…
que. chose de mythologique, qui rappellerait une allégorie alexandrine ; il n’a voulu que des images larges ét mystérieuses: Je sent pr ofond des eaux, la vaste mer.
Le SENS. — Nous n'avons pas à nous demander ici le sens.
que prenaient ces vers dans Le Saule (v. p. 107). — Il est évr- “dent que Musset les a écrits non pour les placer dans un ensem-
ble duquel ils dépendraient, mais parce qu’ils tépondent au
sentiment profond et habituel de son cœur. Ils se suffisent, comme une romance Sans paroles.
L’explication que je propose n'en exclut pas une autre. On a grande envie de se taire devant des vers si parfaitement musicaux ; il n’y a pas d'analyse qui puisse dire tout ce qu’il y a en eux de goût, d’exquise délicatesse, de sensibilité, d’aérienne
imagination. Le commentaire ne peut initier les insensibles ;
et les sensibles trouveront le commentaire inerte. L'idée qui fait des astres les annonciateurs d’un Monde plus
heureux que la Terre est aussi ancienne, je pense, que l’huma-
nité. Mais, avec le romantisme (v. Les Nuits, de Novalis ) “
1. Qu'on me permette de ren- | de M. Spenlé sur Novalis, et aussi voyer sur ce point au beau livre | mon livre sur Senancour Gigi
= EXEMPLE DE LECTURE EXPLIQUÉE
est revenue à la mode, elle a pris un sens plus précis. Les clartés crépusculaires, le premier éveil des lueurs nocturnes, font naître dans l’âme contempiative du poète une mélancolie divinatrice. Le sens spirituel des choses s'éclipsait à la dure
lumière du jour ; il aflleure aux contours des êtres que baïgne,
que transfigure, que délivre un instant la splendeur douce des
astres. La péle étoile du soir est une messagère lointaine ; et seules les âmes attentives, tranquilles, comprennent le message qu’elle fait luire aux yeux. La pdle étoile au front brillant ne nous donne point de certitude qui nous étreigne impérieusement ; elle ne persuade que ceux qui savent voir briller l'espoir dans la paleur du jour finissant.
La plaine est le symbole du monde positif, terrestre, où l’humanité remuante oublie la beauté secrète de la vie. L'étoile jette sur elle une lueur de pitié; et le poète lui montre, sous la magie nocturne, la terre qui s’éveille au rêve.
La fempêle s'éloigne ; le tumulte et la frénésie de- la vie active des passions, se sont tus.
Tu fuis en-souriant... Etoile, où Pen vas-tu, dans cette nuit immense ?. . L'immensité de la nuit symbolise Pinfini du doute,
. dans lequel se perd la contemplation humaine. Les lueurs fugitives de vérité, qui palpitent dans les ténèbres du doute, après lui avoir offert l'espérance, s’éteignent. Il y a dans la vérité
- quelque chose de trop pur pour notre esprit ; quelque chose de trop pur, dans Pamour, pour notre cœur : Tu fuis en souriant.
__: — La vérité, pure tendresse peuvent-elles élire leur demeure . chez les hommes, — se faire humaines ? « Cherches-tu, sur la rive,
un lit dans les roseaux ? » — Ou plutôt l'apparence qui nous a un
instant consolés ne va-t-elle pas s’abîimer dans le mystère :
« lomiber comme une perle au sein profond des eaux ? » Et Musset,
fidèle à sa pensée familière, selon laquelle l'amour est l'émotion.
par excellence qui éveille Phomme à la connaissance du divin,
* adjure l’astre du soir, l'étoile de l’amour, de répandre longuement
sa magique influence, de tenir longuement. le monde ct l'esprit SES
des hommes sous le charme de son incantation.
L'ART. — Même si l’on n’admet pas que Musset ait voulu explicitement mettre un tel sens dans ce fragment de poème, on ;
» goûtera l’exquise sentimentalité, la douceur passionnée, Part de *$ peindre le paysage, par les sentiments qu'il suggère, encore plus que par les sensations, enfin l’intime fusion du spirituel et du
. sensible, qui fait de Jui l’une des plus belles expressions que-le
romantisme ait données de l'aspiration rêveuse, triste, à la fois tourmentée et sereine. On se souvient de ce que disait Gérard
de Nerval de certaines poésies de Heine : « ...Ces images si
tin 06, . ALFRED DE MUSSET n Ù
qe ont Du
2 sétibitbent ÉDE S
fugitives, ces impressions si vaporeuses, sont taillées et ciselées
- dans le plus pur marbre antique...» ou dé cette formule de
‘à Théophile Gautier : « Que ton rêve flottant — se scelle —
— dans le bloc résistant ». Mais ici, le style-de Musset est plus
musical encore qu'il n’est plastique.
> L'invocation s'élève en trois mouvements, de plus en plus ;
larges, en trois strophes de plus en plus amples; et d'un rythme de plus en plus complexe. |
La première est d’une structure très simple, Deux vers 2 décrivent la mystérieuse ascension de l’étoile ; le troisième la montre au plus haut de sa course, à l’instant où elle semble s'arrêter, recueillie dans sa splendeur sereine et inaccessible, : / souveraine et sacrée (de ton PALAIS d'azur, au sein du FIRMA- £ MENT) ; le quatrième, plus court, exprime la tendresse et l’'in- À quiétude de. l’homme qe la contemple, et qui se demande cé: 74 que l'étoile veut à la terre F
La seconde strophe est un huitain, composé de deux qua-. trains, le premier à rimes embrassées, le second à rimes alter: . 8 nées. — Un quatrain évoque, après. le paysage céleste de la pre- 2j mière strophe, le paysage terrestre, qui semble lui aussi s’efforcer à la sérénité, maïs que pénètrent la douleur et ‘a volupté, ellemême douloureuse : ; Silence et apaisement dans le premier vers; merveilleuse qualité mélodique du second (pour l'accord des sons choisis avec l’impression que veut rendre le poète: Cf., en distinguant les effets : /
L’ouragan libyen RES
Soufllera sur ce sable où sont les tentes frêles. # (V. Huco.)
Tout Sy mêle, depuis le chant de l’oiseleur | : e Jusqu'au frémissement de la feuille froissée. < RE
La viole que frôle encor sa frèle main 1. PE es (HEREDIA.)
Noter qu'il eût été dommage que Musset, par un serupule de correction, laissât à Za phalène son genre féminin. (Hugo a fait comme lui : « Si javais, Ô Madeleine, — L'œil du nocturne phalène?».) — L'octosyllabe qui, succédant à trois alexandrins, termine ce quatrain, condense l'ivresse SRE qui saisit les 15 êtres au crépuscule du soir.
GE Le second quatrain, lié intimement par le rythme qui enveloppe la strophe à celui qui le précède, commence par un déca-
; 5 1. Exemples cités par Maurice | CR Phaléne de Déhava — pha- FE Grammont, Le Vers français. | laïna, ea de nait
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sylläbe : nouvelle invocation, nouveau regard de l’homme, vers le regard de l’étoile amie ; la terre dort, et c'est parce qu'elle échappe un moment à l'effort et à l'erreur de la vie que lPétoile la contemple. On sent palpiter le cœur du poëte dans ce vers qui aspire à une réponse rassérénante. Mais aussitôt la strophe, qui avait atteint sur ce décasyllabe son point culminant, semble vaciller, trembler; elle retombe doucement, en trois lents alexandrins : l'étoile décline ; et c’est au moment où elle est
rête à s’effacer, que le poète ressent toute sa tendresse, sa tris-
tesse, tout ce qu’il y a de décevant dans ce sourire d'amitié que
le ciel adresse à la terre, tout ce qu'il y a de fragile dans laspi-
ration humaine, de douloureux dans cette pitié qui ne se. montre
que pour sourire et disparaître. Est-ce de l'étoile, est-ce de Jui-
même que-le poëte a le plus de pitié ?
La troisième strophe est un douzain, fait de trois quatrains à
rimes alternées. Etudions d’abord’chacun d’eux à part.
Le premier commence par un vers qui fait écho au 6e vers de la 2e strophe : Etoile qui descends sur la verte colline... Pour la première fois, l'œil du poète embrasse d’un même coup d'œil l'étoile qui brille au cie], et la terre, dont elle semble se rapprocher. Et c’est ici qu’il place la charmante expression ossianesque (Cf. I ne faut jurer de rien, p.355, n.2): Triste larme d'argent du manteau de la Nuit. L'étoile au front brillant, létoile inquiète, l'étoile. qui fuit en souriant, c’est maintenant le symbole de
Pattendrissement qui fait défaillir lâme-de l’homme devant la
mystérieuse beauté nocturne. Et comme le poëte a peint, avec le déclin de l’étoile, Paffinité profonde qui lunit à la terre, il évoque l’enchantement, la- fascination qu’elle exerce sur homme ; il songe vaguement, peut-être, aux bergers chaldéens
- qui furent les premiers astronomes; il songe, ‘sûrement, au
berger de toujours ; et combien il y a de silence, de paix, .combien il y a d’infini dans le mouvement de ces deux vers étonnamment simples :
Toi que Fa dé au loin le pâtre qui chemine, Tandis que pas à pas son long troupeau le suit, —
Le vers suivant qui, par son, sens littéral, semblerait clore une période, ouvre à vrai dire le second quatrain, le second mouvement de la strophe. Et vraiment, ces quatre vers découragent le
- commentaire. Avant que l'étoile aille s’abimer dans cet infini où
le regard de l’homme ne pourra plus l’atteindre, l'homme voudrait la persuader de demeurer. Il ya probablement, dans l’imagination de Musset, d’impalpables réminiscences mythologiques : cette étoile qui chercherait un lit dans les roseaux fait songer à
quelque divinité païenne, séduite par le charme de la térre au
LPS
Me
crépuscule, au bord vaporeux d’une rivière aux eaux lentes. L'accent de tendresse, de vénération, de pitié est plus sensible fs Ja suite : :
Ou t'en vas-tu, si ÿelle à l'heure du silence, Tomber comme une perle au sein profond. des eaux ?
Toute la douceur dela mort.est dans ces deux vers. Ce serait “un péché contre la poésie, de vouloir en presser le sens. La
. mer seule apparaît au poëte comme un refuge assez profond,
assez secret, pour l'étoile qui abandonnerait le ciel.
Le dernier quatrain contient l’adjuration suprême. Il faut que J'astre meure, peut-être, qu’il meure comme un deémui-dieu an-
tique, ou comme cet Adonis si merveilleusément beau que toute la nature le pleurait :
Ah! si tu dois mourir, bel astre, et si ta tête Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux, . «a
Mais avant que ne s 'éteigne la magie de Ja nuit, le poète s $Up=.- 2 plie cette étoile, qu'il appelle enfin de son nom : Etoile de:
l'amour, de Crête encore :.,. ne descends pas des cieux !
Est-il nécessaire de faire observer que ces trois quatrains sont.
fondus en une seule strophe, qu’un seul élan porte les huit premiers vers au seuil de l'adjuration, — que ce mouvement est à
la fois assez souple et assez précis pour accueillir en lui,, sans « se briser, toutes les nuances du rythme ; qu’il semble par ins- :
tants s élargir tellement qu’il va se dissoudre, mais que toujours la strophe reste enveloppée d’un contour net ; et qu’enfin, après .
ce vers d’une forme si arrêtée, mais si riche en harmoniques : ; Tomber comme une perle au sein profond des eaux; la ‘strophe,
pleine et débordante d’adoration contenue, s’épanche en quatre
vers frémissants, tremblants, et se termine, classiquement, so-
brement, clairement, sur la formule qui recèle encore tant de mystère ?
Si l’on voulait trouver dans la peinture quelque chose qui fût analogue de ces vers, on le trouverait dans les paysages crépusculaires de Corot.
1, Qu'on se rappelle Vigny : « Poésie, Ô trèsor, perle de la pensée | »