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Elle a son idée de derrière 3. Second avertissement

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dit si bien. Mais vous permettrez, s’il vous plait, armes pour armes, que je préfère les nôtres.

ee BARBERINE Les combats vous plaisent, à ce que je vois ? ROSEMBERG

: Le demandez-vous à un gentilhomme ? Hors la guerre et Pamour, qu’a-t-il à faire au monde ?

BARBERINE

Vous avez commencé bien jeune!. Expliquez-moi donc une chose. Je n’ai jamais bien compris qu’un homme, couvert de fer, puisse diriger aisément un cheval qui en est aussi tout caparaçonné, Ce bruit de ferraille doit être assourdissant, et vous devez être là comme dans une prison. E

ROSEMBERG, a part Je crois qu’elle cherche à me dérouter. = Haut. :

‘Un bon cavalier ne craint rien, s’il porte la couleur de

-sa dame. à BARBERINE

Vous êtes brave, à ce qu’il paraît. Aimez-vous beaucoup votre tante ?

ROSEMBERG De tout mon cœur, d'amitié s'entend, car pour l'amour, c’est autre chose.

BARBERINE On n’a pas d'amour pour sa tante.

| ROSEMBERG DE

Je n’en saurais avoir pour qui que ce soit, hormis pour une seule personne.

Votre cœur est pris ?

ROSEMBERG

Oui, Madame, depuis peu de temps, mais pour toute ma Vie ; i :

BARBERINE ” C'est ed quelque jeune pie que vous avez dessein d’ épouser ?

L. Comme on disait autrefois, elle va lui montrer son béjaune.

ROSEMBERG

Hélas ! Madame, c’est impossible. Elle est jeune et belle, il est vrai, et elle a toutes les qualités qui péuvent faire le bonheur d'un époux, mais ce bonheur ne m'est pas réservé ; ; sa main appartient à un autre.

BARBERINE

Cela est fâcheux, il faut en guérir. Le

ROSEMBERG h ! Madame, il faut en mourir !

BARBERINE

Bah ! à votre âge !

£ ROSEMBERG

Comment !- à mon âge ! Etes-vous dote tant plus âgée

que moi?

Beaucoup plus. Je suis raisonnable.

ROSEMBERG ‘Je l’étais aussi avant de l'avoir vue ! — Ah! si vous saviez qui elle est ! Si j'osais prononcer son nom devant vous.. BARBERINE : | | é - Est-ce que je la connais ?

ROSEMBERG

Oui, Madame ! — Et puisque mon et vient de m'échapper à demi, je vous le confierais tout entier, si vous me promettiez de ne pas m'en punir. | BARBERINE Vous en punir? à quel propos ? je n’y suis pour rien, j'imagine. se ROSEMBERG Pour plus que vous ne pensez, Madame, et si j’osais. ALTER

[Kalékairi entre : « Peste soit de la petite barbaresquel » s’écrie Rosemberg. Elle prévient sa maitresse, à l'oreille, que ce jeune homme fanfaron a donné encore de l'or au portier : « Cela est bien étrange. » L'entretien reprend. Rosemberg enfin risque sa déclaration. Barberine le laisse aller. Pour moi, lui dit-elle, « vous trahiriez de bon cœur un ami? — Oui... pour un regard de vous. » Et de nouveau cette Croate,

4. Il se risque, — et comme il veuille pas comprendre ce trait, doit enrager que Barberine ne où il a mis toute sa bravoure!

BARBERINE >; - 281

cette Transylvaine de Kalékairi apparaît : ce sont des fermiers qui attendent Barberine : «iJ’y vais. — Hé! quoi! sans une parole? — Je crois que vous êtes un grand enchanteur, car il est impossible de vous garder rancune.. Je reviens. » Demeuré seul, Rosemberg se livre aux transports de l’espérance : « Peut-elle mieux me faire entendre que je ne lui ai pas déplu ? » Et même, il a la bonté de s’afliger de la faiblesse des femmes.]

En vérité, c’est une grande misère que cette fragilité des femmes!, Conquise si vite! est-ce que je l’aime? Non, je ne l'aime pas. Fi donc! trahir ainsi un mari si plein de droiture et de confiance! Céder au premier regard amoureux d’un inconnu! que peut-on faire de cela?? J’ai autre chose en tête que de rester ici. — Qui maintenant me résistera? Déjà je me vois arrivant à la cour, et traversant d’un pas nonchalant les longues galeries, Les courtisans s’écartent en silence, les femmes chuchotent; lé riche enjeu est sur la table; et la reine a le sourire sur les lèvres. Quel coup de filet, Rosemberg! Ce que c’est pourtant que la fortune! Quand je pense à ce qui m'arrive; il me semble rêver. Non, il n’y a rien de tel que l’audace. — Il me semble que j’entends du bruit. Quelqu'un monte l'escalier; on s'approche,

on monte à petits pas. Ah! comme mon cœur palpite! Les fenêtres se ferment, et on entend au dehors le bruit de plusieurs verrous.

Qu'est-ce que cela veut dire? Je suis enfermé. On verrouille la porté en dehors. Sans doute, c’est quelque précaution de Barbérine; elle a peur que pendant le diner quelque domestique n'entre ici. Elle aura envoyé sa camériste fermer sur moi la porte, jusqu’à ce qu’elle puisse

s'échapper! Si elle allait ne pas venir! S'il arrivait un obstacle imprévu! Bon, elle me le ferait dire. Mais qui marche ainsi dans le corridor? On vient ici... C’est Barberine, je reconnais son pas. Silence! Il ne faut pas ici nous donner l’air d’un écolier. Je veux composer mon visage:

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