‹ Morceaux choisisChapitre 243 sur 439 · FAIRE BE · texte numérisé non relu

FAIRE BE

viens me tenir compagnie!.

ÉBRARBERINE + 2. 283

aussi légèrement un homme de mon rang ? — Fou que je suis!

Cela prouve qu’elle m'aime! elle n’en agirait pas si fami-

lièrement avec moi, si la plus douce récompense ne m'attendait. Voilà qui est clair; on m'éprouve peut-être, on observe ma contenance. Pour les déconcerter un peu, il faut que je me mette à chanter gaiement,

1l chante. Er er Quand le coq de bruyère Voit venir le chasseur, ; Holà! dans la clairière, Holà ! landerira.

Oh! le hardi compère!

Franc chasseur, l’arme au poing, : Holà ! remplis ton verre.

Holà ! landerira.

KALÉKAIRI, ouvrant le guichet La maîtresse dit, puisque vous ne filez pas, que vous

‘vous passerez sans doute de souper, et elle croit que vous

n'avez pas faim; ainsi je vous souhaite une bonne nuit. Elle ferme le guichet. 3

ROSEMBERG

Kalékairi! écoute donc un peu! écoute donc! ma petite, . Est-ce que je serais pris au piège? voilà qui a l’air sérieux! Passer la nuit ici! sans souper! et justement j’ai une faim horrible! Combien de temps va-t-on donc me laisser ici? RSR AMERS cela est sérieux. Mort et massacre! feu! sang! tonnerre! exécrable Barberine! misérable! infâme! bourreau! malédiction! Ah! malheureux que je suis! me voilà en prison. On va faire murer la porte; on me laissera mourir de faim ! c’est une vengeance du comte Ulric. Hélas! hélas! prenez pitié de moi!... Le comte Ulric veut ma mort, cela est certain! sa femme exécute ses ordres. Pitié! pitié! je suis mort! je

suis perdu!... je ne verrai plus jamais mon père, ma

pauvre tante Béatrice ! hélas ! ah! Dieu! hélas! c’en est fait

de Re rt

Page 1