h. jure et sacre comme dans
les romans, toujours. Et son
imagination va s'égarer dans
des suppositions affreuses. La dernière chose qu il puisse con-
cevoir, c’est qu’on ait tout sim-.
plement voulu se moquer de lui.
2. Faut-il dire que Musset force le trait? Pas plus que Molière
Baepétnes madame la comtesse!
ma chère
ne l’a forcé dans le monologue d'Harpagon, s’apercevant qu'on
© Jui a volé sa cassette. — Rosenr :
berg vit habituellement dans un monde chimérique ; Pinquiétude prend tout de suite chez lui la forme d’une terreur hallucinante, Cest un enfant, qui a, tout éveillé, un cauchemar.
284 ALFRED DE
MUSSET
demoiselle Kalékairi!... O rage! à feu et flammes!! oh! si j'en sors jamais, ils périront tous de ma main; je les accüserai devant la reine elle-même, comme bourreaux et
empoisonneurs. Ah! Dieu!-ah!
ciel!” prenez pitié de moi!
BARBERINE, oucrant le guichet Seigneur, avant de me coucher, je viens savoir si vous
avez filé.
ROSEMBERG
Non, je n'ai pas filé, je ne file
point, je ne suis point une
fileuse. Ah! Barberine, vous me le’ payerez?!
BARBERINE Seigneur, quand vous aurez filé, vous avertirez le soldat
qui monte la garde à votre por
te,
ROSEMBERG Ne vous en allez point, comtesse. — Au nom du ciel,
écoutez-moi.
BARBERINE
Filez, filez!
ROSEMBERG Non, par la mort! non, par le sang! je briserai cette que-
nouïlle. Non, je mourrai plutôt.
BARBERINE Le ‘
Adieu, seigneur !
ROSEMBERG Encore un mot, ne partez pas.
BARBERINE
Que voulez-vous ?
ROSEMBERG
- Mais, mais, comtesse, en vérité, je suis, je... je ne
sais pas filer. Comment voulez-
vous que je file? à
Apprenez.
Elle ferme le guichet.
ROSEMBERG Non, jamais je ne filerai, quand le ciel devrait m’écraser !
1. Mais l’homme se retrouve tout à coup,et quel homme! Voi- | là de viriless invectives, qui redonnentdel'assuranceau pauvre garçon. Il se distrait de sa peur par ces effroyables menaces.