‹ Morceaux choisisChapitre 245 sur 439 · Où est sa courtoisie · texte numérisé non relu

Où est sa courtoisie

3. Barberine lui montre ce soldat, comme on parle de Croquemitaine aux enfants en colere.

5 Aussitôt HORERBREE baissele

on.

Fic. 35, — La Quenouille de Barberine (Acte IIT-9). (B.N.E.)

D'après Delort.

BARBERINE 285

Quelle cruauté raffinée !! Voyez donc cette Barberine ! elle “était en déshabillé, elle va se mettre au lit, à peine vêtue, en cornette, et plus jolie cent fois... Ah! la nuit vient; dans une heure d’ici il ne fera plus clair.

Il s'asseoit.

Ainsi, c’est décidé, il n’en faut pas douter. Non seulement je suis en prison, mais on veut m’avilir par le dernier des métiers. Si je ne file, ma mort est certaine. Ah! la faim me talonne cruellement. Voilà six heures que je n'ai mangé; pas une miette de pain depuis ce matin à déjeuner! Misérable Uladislas! puisses-tu mourir de faim pour tes conseils! Où diantre suis-je venu me fourrer ? Que me suis-je mis dans la tête? J'avais bien affaire de ce comte Ulric et de sa bégueule de comtesse! Le beau voyage que je fais! J'avais de l’argent, des chevaux, tout était pour le mieux; je me serais diverti à la cour. Peste soit de l’entreprise! J’aurai perdu mon patrimoine, et j'aurai appris à filer!... Le jour baisse de plus en plus, et la faim augmente en proportion. Est-ce que je serais réduit à filer? Non, mille fois non! J'aimerais mieux mourir de faim comme un gentilhomme.

Diable!... vraiment, si je ne file pas, il ne sera plus temps

tout à l’heure.

Il se lève.

Comment est-ce donc fait, cette quenouille ? Quellé machine diabolique est-ce là ? Je. n'y comprends rien. Comment s’y prend-on ? Je vais tout briser. Que cela est entorlillé! Oh, Dieu! j'y pense, elle me regarde; cela est sûr, je ne filerai pas.

» UNE VOIX, au dehors Qui vive?

Le couvre-feu sonne. 4 ROSEMBERG

Le couvre-feu sonne! Barberine va se coucher. Les lumières commencent à s’allumer. Les mulets passent sur la route, et les bestiaux rentrent des champs. Oh, Dieu! passer la nuit ainsi! là, dans cette prison! sans feu! sans lumière ! sans souper ! le froid! la faim! Hé! holà ! compagnon, n’y a-t-il pas un soldat de gardé? F

-BARBERINE, ouvrant le guichet Eh bien ?

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