‹ Morceaux choisisChapitre 247 sur 439 · Ainsi parle Elmire dans le · texte numérisé non relu

Ainsi parle Elmire dans le

Tartufe de Molière, Ainsi parle

la marquise de Cibo dans Lorenzaccio (A. IT, sc. 3) :

j LE CARDINAL.

Avez-vous averti votre mari ?

LA MARQUISE

Non, mon père. Une honnête femme ne doit point troubler son ménage par des récits de cette sorte. 2

prit le fuseau et se

à faire enfin un fil si

Se LE CHANDELIER (1835) Comédie en trois actes

à L'œuvre expliquée :

[Cette comédie s'appelait Proverbe (cf. p. 214) lorsqu'elle parut dans la Revue des Deux Mondes du 1er novembre 1835. Le 10 août 1848, elle fut représentée au Théâtre historique : ni les interprètes ni le public ne convenaient à la pièce, qui fut à peine comprise. Au contraire, elle eut un grand succès au Fhéâtre- Français le 29 juin 1850. (Cf. p. 304, n. 4.) Musset lui avait fait subir des remaniements malheureux. Nous donnons la version primitive.

Le Chandelier fut écrit pendant que le poëte travaillait à la Confession d’un Enfant du Siècle : « I] rentra un soir à la maison, - dit Paul de Musset, fort troublé de quelques mots à double sens qu'une femme venait de lui dire, en les accompagnant de regards plus significatifs que ces paroles. Brouillé comme il l’était avec l'amour et à peine guéri de cette maladie!, Alfred observa les entourages de cette femme avec défiance, et il crut découvrir des indices d’une conspiration entre deux personnes contre son repos. Il n’attendit pas longtemps pour se plaindre. La jeune femme se disculpa complètement; mais, en se défendant d’avoir voulu inspirer de l’amour, elle ne se défendit pas moins bien d’en ressentir, de Sorte que l’accusateur se trouva vis-à-vis - d'elle dans une position singulière et embarrassante. Alfred, obligé de revênir de ses injustes soupçons, se demanda ce qui serait arrivé s'ils eussent été fondés, et, en un moment, il imagina toute la comédie du Chandelier. » Aïnsi, quelque chose comme un imbroglio d’amour-propre nous vaudrait cette. jolie revanche qu'est Le Chandelier ; si Musset avait, pour une fois (et ce n’était

l S . , . £ »1 . à pas la seule!); agi sans esprit, il se démontra que ce n’était pas

faute d’avoir l'imagination spirituelle. D’autre part, comment ne pas croire qu'il a mis dans le cœur de Fortunio, étonné de

la légèreté avec laquelle une femme se joue du cœur d’un

homme, beaucoup de sa propre souffrance, et des reproches qu'il se croyait en droit de faire à G. Sand??

4. Il avaitrenoué avec G.Sand | 2. Il faut aussi tenir compte en janvier 1835, etiln’enétaitré- | d’un souvenir littéraire : un sulté que de nouveaux chagrins. | conte de Vivant-Denon, ou de

Une nuit, « entre deux ou trois heures du matin », Alfred de Musset entra chez son frère, s’assit au pied de son lit, et com-

mença la lecture de la scène qu’on va lire :

« Nous voilà tous

deux riant aux éclats. » Et la scène est en effet extrémement

gaie. |

Page 1