DE DÉCEMBRE
Traînant ma fatigue après lui, M'a promené sur une claie/;
Partout où, sans cesse altéré
De la soif d’un monde ignoré ?,
J'ai suivi l'ombre de mes songes; = Partout où, sans avoir vécu, >:
J'ai revu ce que j'avais vu, :
La face humaine et ses mensonges;
Partout où, le long des chemins, J’ai posé mon front dans mes mains, Et sangloté comme une femme #; Partout où j'ai, comme un mouton, Qui laisse sa laine au buisson, Senti se dénuer mon âme;
Partout où j'ai voulu dormir,
Partout où j'ai voulu mourir, - Partout où j'ai touché la terre,
Sur ma route est venu s’asseoir
Un malheureux vêtu de noir,
Qui me ressemblait comme un frère.
Qui donc es-tu, toi que dans cetté vie Je vois toujours sur mon chemin?
Je ne puis croire, à ta mélancolie, "