‹ Morceaux choisisChapitre 263 sur 439 · C'est ce que Musset disait à · texte numérisé non relu

C'est ce que Musset disait à

4. V. Introduction, p. 35. Musset avait supplié G. Sand de laisser la son orgueil; G. Sand se défendait en lui faisant peur de son insensibilité, en s’appelant un étre stérile et maudit ; mais il

lui répondait, de Bade, le 15 septembre 1834 : « George, George, tu sauras que la femme que j’aime est celle des roches de Franchart (à Fontainebleau, au printemps de leur amour), mais que c'est aussi celle de Venise, et celle-là, certes, ne m'’apprend

George Sand, mais sur un autre ton,le{ïseptembre1834:«Je n'ai qu'a mettre mes souliers et mon habit, pour aller faire autant de déclarations d’amour que j’en voudrai...» À vrai dire, aucune souffrance n’effaçadans son cœur celle qu’y avait laissée G. Sand, n o

Ce esse EEE =

“Jetez au vent notre amour consumée; — Eternel Dieu ! toi que j'ai tant aimée, Si Lu pars, pourquoi m'aimes-tu ? -

Mais tout à coup j'ai vu dans la nuit sombre | Une forme glisser sans bruit.

SR Sur mon rideau-j" ai vu passer uné ombre; Elle vient s'asseoir sur mon lit.

Qui donc es-tu, morne et pâle visage, Sombre portrait vêtu de noir?

Que me veux-tu, triste oiseau de passage?

Est-ce un vain rêve”? est-ce ma propre image Que j'aperçcois dans ce miroir?

on

Qui donc es-tu, spectre de ma jeunesse, — Pèlerin ! que rien n’a lassé?

: Dis-moi pourquoi je te trouve sans cesse Assis dans l'ombre où j'ai passé, ee Qui donc es-tu, visiteur solitaire, Hôte assidu de mes-douleurs ?

Qu’as-tu donc fait pour me suivre sur terre? | Qui donc es:tu, qui donc es-tu, mon frère, - S:: Qui n’apparais qu’au jour des pleurs”?

LA VISION — Ami, notre père est le tien. ; Ca Je ne suis ni l’ange gardien, c - Ni le mauvais destin des hommes, PES Ceux que j'aime, je ne sais pas Ê ss De auel côté s’en vont leurs pas Sur ce peu de fange où nous sommes.

Je ne suis ni dieu ni démon, |

Et tu m'as nommé par mon nom “x < Quand tu m'as appelé ton frère;

Où tu vas, j'y serai toujours,

Jusques au dernier de tes jours,

Où j'irai m’asseoir sur ta pierre.

Le ciel m’a confié ton cœur. :

Quand tu seras dans la douleur, | A Viens à moi sans inquiétude. £ Je te suivrai sur le chemin;

Mais j je ne puis toucher ta main, A Ami, je suis la Solitude. = Novembre 1833,

1. V. la strophe : « Lorsque plus tard las de soufirir...» et le + suivantes, p. 307. 3 Re

LE

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