CHAPITRE II
Une espèce d'inertie stagnante, colorée d’une joie amère, est ordinaire aux débauchés. C’est une suite d’une vie de caprice, où rien n’est réglé sur les besoins du corps, mais sur les fantaisies de l’esprit{ et où l’un doit toujours être prêt à obéir à l’autre. La jeunesse et la volonté peuvent résister aux excès ; mais la nature se venge en silence, et le jour où elle décide qu’elle va réparer sa force, la volonté meurt pour l’attendre et en abuser de nouveau.
Retrouvant alors autour de lui tous les objets qui le tentaient la veille, l'homme qui n’a plus la force de s’en saisir ne peut rendre à ce qui l'entoure que le sourire du dégoût.