‹ Morceaux choisisChapitre 288 sur 439 · IlLest probablement de bonne foi · texte numérisé non relu

IlLest probablement de bonne foi

CÉCILE

Avec votre oncle peut-être”; n'est-ce pas ?

VALENTIN

Oui. Je t’aimais, et je voulais te connaître, et que per-

sonne ne füt entre nous ?.

CÉCILE

Vous avez raison. À votre place, j'aurais voulu faire

comme vous. : ;

VALENTIN

Pourquoi est-tu si curieuse, et à quoi bon toutes ces questions? Ne m’aimes-tu pas, ma belle Cécile? Réponds- . moi oui, et que tout soit oublié.

CÉCILE

Oui, plus digne d’être aimée 5 ;

mon ami, Cécile vous aime, et elle voudrait être mais c’est assez qu’elle le soit

pour vous. Mettez vos deux mains dans les miennes. — Pourquoi done m'avez-vous refusée tantôt quand je vous

ai prié à dîner 4?

VALENTIN

Je voulais partir : j'avais affaire ce soir.

CÉCILE

Pas grande affaire, ni bien loin, il me semble; car vous êtes déscendu au bout de l’avenue.

VALENTIN

Tu n'as dt? Comment le sais-tu ?

CÉCILE

Oh! je guettais. Pourquoi m'avez-vous dit que vous ne dansiez pas la mazourke? Je vous l'ai vu danser l’autre

hive r.

VALENTIN

Où donc? Je ne m’en souviens pas.

4. Mais comme elle devine tout ; comme elle sait reconstituer l'affaire ! Quel juge d’instruction, et quel entêté confes- Seur 11

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