V,p. 350, n. 5, Et observez le même jeu dans la suite
CÉCILE
Chez madame de Gesvres, au bal déguisé. Comment ne vous en souvenez-vous pas? Vous me disiez dans votre lettre d’hier que vous m'’aviez vue cet hiver!; c'était là.,
VALENTIN
Tu as raison; je m’en souviens. Regarde comme cette.
nuit est pure! Comme ce vent soulève sur tes épaules cette gaze avare qui les entoure! Prête l'oreille : c’est la voix de la nuit, c’est le chant de l'oiseau qui invite au bonheur. Derrière cette roche élevée, ii régard ne peut nous découvrir. Tout dort, excepté ce qui s'aime. Laisse ma main écarter ce voile, et mes deux bras le remplacer.
CÉCILE
Oui, mon ami. Puissé-je vous sembler belle ! Maïs ne m'ôtez pas votre main; je sens que mon cœur est dans la mienne, et qu'il va au vôtre par là. — Pourquoi donc vouliez-vous partir, et faire semblant d'aller à Paris? »
VALENTIN
Il le fallait; c'était pour mon oncle. Osais-je, d’ailleurs, prévoir que tu viendrais à ce rendez-vous? Oh! que je
tremblais en écrivant cette lettre, et que j'ai souffert en
t’attendant?!
CÉCILE Pourquoi ne : serai-je pas venue, puisque je sais ch vous m'épouserez ?
Valentin se lève ét fait nee pas.
Qu'avez-vous donc? Qui vous chagrine® ? És :Venez vous rasseoir près de moi.
VALENTIN
Ce n’est rien: j'ai cru, — j'aicru entendre, T3 ’ai cru voir quelqu'un de ce côté.
CÉCILE | Nous sommes seuls : soyez sans crainte. Venez donc.
Faut-il me lever? . dit quelque chose qui vous ait
. « Mademoiselle, je meurs So UE pour vous. Je vous ai vue lhiver passé, et, vous sa:
chant à la. campagne, j'ai He de vous revoir ou de mourir.
La vérité est qu’il ne l’a jamais vue, ou du moins qu'il nes est pas aperçu (I, 1).