LA BARONNE
Je ne crois pas un mot de ce que vous dites, Il est trop
jeune pour une noirceur pareille.
VAN BUCK Hélas! Madame, c’est la vérité. SATA ,
LA BARONNE Séduire ma fille! tromper un enfant! déshonorer une
4. Roman de Richardson qui, | pas d’une certaine grandeur sa-
traduit pour la première fois | tanique, Musset a mis en scèpar l'abbé Prévost en 1751, eut | ne «un personnage honnête au
en France Ve influence consi- fond, naïf même, qu’une cirdérable (v. J. Texte: J.-J. Rous- constance ou un caprice amène seau et les origines du cosmopo- | à jouer un rôle compliqué pour litisme ltttéraire). A. de Vigny, lequel il n’était pas fait, »
| SE trouvait un vif inté- 2. Bedfort est un ami de Loverêt. — Lafoscade a pu dire | lace le séducteur; — Tomlinson\
non sans raison (0p. cit. 98) que | est « le nom supposé d'un per- Musset, en cette pièce comme | sonnage dont Lovelace se sert en On ne badine pas avecl'amour, \| pour vaincre les scrupules de
transposait l’intrigue du roman | Clarisse » ; Morden est un couanglais ; mais au lieu du carac- | sin de Clarisse; il apparaît au tère énergique etsansscrupules |: dénouement sn tuer Lovelace
de Lov ue qui ne manquait en duel, j
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3 j =" : \ famille entière ! Chanson ! Je vous dis que c’est une sornette ; on ne fait plus de ces choses-là. Tenez ! les voilà qui s'embrassent. Bonsoir, mon gendrel; où diable vous fourrez-vous ? A » [1 £ \ L’ABBÉ
Il est fâcheux que nos recherches soiènt couronnées d’un
si tardif succès ; toute la compagnie va être partie ?,. Le LÉ NTAAN BUCK |
Ah çal mon neveu, j'espère bien qu'avec votre .sotte
gagehrei re FR VALENTIN
Mon oncle, il.ne faut jurer de rien, et encore moins
défier personne.
1. Cette g'irouette s'adapte pres- sont, comme toujours, en re-
tement aux occasions. Cécile à | tard,— Musset laisse à chacun de qui tenir. son caractère jusqu’au bout ;
2, Les phrases .engoncées, et | Horace serait content, — et Boihautement décentes de l’abbé | leau, ;
L'œuvre expliquée
[Cf. Introduction, p. 38. à .
D’après Paul de Musset, « la Nuit d'Août fut réellement pour l’auteur une nuit de délices. Il avait orné sa chambre.et ouvert les fenêtres, la lumière des bougies se jouait parmi les fleurs qui remplissaient quatre grands vases symétriquement disposés [2]... Aucun levain triste ou amer n'étant venu se mêler à l'ivresse poétique, le bien-être dura plusieurs jours. Le poète se sentait déjà en rapports avec les lecteurs inconnus de La Nuit d'Août…. Le charme se soutint jusqu’à la publication du morceau » dans
la Revue des Deux Mondes du 15 août 1836.]
LA