Cf. Confession, ITI, 1 et 9, Octave, apres la mort de son
père, se retrouvant, seul, dans la maison familiale.
. De ce pauvre réduit que tu crois oublier, |
De quel front viendras-tu, dans ta propre demeure, Chercher un peu de calme et d’hospitalité? |
Une voix sera là pour crier à toute heure:
Qu’as-tu fait de ta vieet de ta liberté! ?
Crois-tu donc qu’on oublie autant qu'on le souhaite? Crois-tu qu’en te cherchant tu te retrouveras ?? et De ton cœur ou de toi, lequel est le poète? ; C’est ton cœur, et ton cœur ne te répondra pas. . L’aämour l’aura brisé ; les passions funestes F L’auront rendu de pierre au contact des méchants;
Tu n’en sentiras plus que d’effroyables restes,
Qui remueront encor, comme ceux des serpents.
1. Cf. Confession, II, 4 : « L’aspect des allées du Luxembourg me fit bondir le cœur et toute autre pensée s’évanouit. Que de fois, sur ces petits tertres, faisant l’école buissonniere, je n'étais étendu sous lombrage, avec De bon livre, tout plein de folle poésie !.. «O mon enfance! vous voilà! m'écriai-je; ô mon Dieu! vous voilà ici! » — Cf, VERLAINE : « Ah ! qu’as-tu fait, toi que voilà, pleurant sans cesse, — dis, qu'as-tu fait, toi que voilà, de ta jeunesse! »