‹ Morceaux choisisChapitre 299 sur 439 · Cf. Nuit de Décembre : « Pare · texte numérisé non relu

Cf. Nuit de Décembre : « Pare

tout où, sous ces vastes cieux,

st . Fe Es

Convoiter, regretter, prendre et tendre la main;

Toujours mêmes acteurs et même comédie, Et, quoi qu'ait inventé l’humaine hypocrisie, : Rien de vrai là-dessous que le squelette humain!

Hélas ! mon bien-aimé, vous n’êtes plus poète.

Rien ne réveille plus votre 1yre muette ;

Vous vous noyez le cœur dans un rève inconstant ; Et vous ne savez pas que l’amour de la femme : Change et dissipe en pleurs les trésors de votre âme, Et que Dieu compte plus les larmes que le sang?.

— LE POÈTE Quand j'ai traversé la vallée, Un oïseau chantait sur son nid, "Ses petits, Sa chère couvée, Venaiernt de mourir dans la nuit.

Cependant il chantait l'aurore ; O ma Muse, ne pleurez pas :

À qui perd tout, Dieu reste encoret, Dieu là-haut, l'espoir ici-bas.

LA MUSE

Et que trouveras-tu, le jour où la misère

Te ramènera seul au paternel foyers?

Quand tes tremblantes mains essuieront la poussière

— J'ai lassé mon cœur ‘et mes yeux, — Saignant d’une éternelle plaie. » à

4. On voit que cette Muse a pu, dans un accès de mépris frénétique, inspirer à Frank son étrange conduite (La Coupe el les Levres), — Quant à l’image qui rapproche les passions et les histrions, élle se retrouve chez V. Hugo (Les Rayons et les Ombres, Tristesse d'Olympio) :

Toutes les passions s'éloignent avec

\ [lâge, L'une emportant son masque et l’au-

[tré son couteau, Comme un essaim chantant d’histrions

[en voyage Dont le groupe décroît derrière le co-

[teau. *

2, Ce vers s'explique si om le

rapproche de la Nuit de Mai, p. 266 : « Leurs déclamations:

sont comme des épées... Mais il

Fe y pend toujours quelque goutte de sang. » Cr. ibid. toute lPallé-

gorie du pélican. — La faute que

Le / de

le poète commet en gaspillant

son énergie dans des soutfran- -

ces sentimentales l'emporte aux yeux de Dieu sur le mérite qu’il acquiert en donnant son sang dans ses poèmes.

3. Pour la deuxième fois, le poète rassure sa Muse, en lui montrant l’universelle vitalité ;

le printemps fait monter une

MRC dans les cœurs épuisés. Vérité qui reçoit des deux vers suivants un sens religieux, Mais bien superficiellement !

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