La pensée de Musset, déli
bérément, s'éloigne de celle de Lamartine. :
Cf. Confestion, V, 6 : « Qui donc s'égaie et se désœuvre à ce spectacle d’une création toujours naïs sante et toujours moribonde ? à voir bâtir, et lherbe pousse ; à voir planter, et la foudre tombe ;.. — à voir prier, se prosternéer; supplier et tendre les bras, et les moissons n’en ont pas un brin de froment de plus!:.. La terre se meurt :
‘Herschell dit que c’est de froid ; qui donc tient dans sa main
Août 41836:
celte goutte de vapeurs conden-
sées, et la regarde s’y dessécher,'
comme un pêcheur un peu d'eau de mer, pour en avoir un grain de sel? » — Dans la Nuit, Musset a effacé le blasphème ; mais
l'inspiration est bien la même..
L'amour est pour lui une ma-
nière d'échapper à l’obsédante
énigme qui tourmente lPintelli-.
gence; — et cette rage: d'aimer
est une rage de se détruire.’ - 2, Cf. À la Malibran : « Rien n’est bon que d’aimer, n'est vrai que de souffrir. » « ?