‹ Morceaux choisisChapitre 305 sur 439 · La pensée de Musset, déli · texte numérisé non relu

La pensée de Musset, déli

bérément, s'éloigne de celle de Lamartine. :

Cf. Confestion, V, 6 : « Qui donc s'égaie et se désœuvre à ce spectacle d’une création toujours naïs sante et toujours moribonde ? à voir bâtir, et lherbe pousse ; à voir planter, et la foudre tombe ;.. — à voir prier, se prosternéer; supplier et tendre les bras, et les moissons n’en ont pas un brin de froment de plus!:.. La terre se meurt :

‘Herschell dit que c’est de froid ; qui donc tient dans sa main

Août 41836:

celte goutte de vapeurs conden-

sées, et la regarde s’y dessécher,'

comme un pêcheur un peu d'eau de mer, pour en avoir un grain de sel? » — Dans la Nuit, Musset a effacé le blasphème ; mais

l'inspiration est bien la même..

L'amour est pour lui une ma-

nière d'échapper à l’obsédante

énigme qui tourmente lPintelli-.

gence; — et cette rage: d'aimer

est une rage de se détruire.’ - 2, Cf. À la Malibran : « Rien n’est bon que d’aimer, n'est vrai que de souffrir. » « ?

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