‹ Morceaux choisisChapitre 31 sur 439 · A RS · texte numérisé non relu

A RS

Pb

F1G. 11. — Une légende espagnole. (B.N.E.)

Gavarni.

D'après

Ka

ts ee PER

F1G. 12. — Un jardin espagnol. (B.N.E.)

D’après Gavarni.

F1G, 13, — Quartier de l’Albayzin, à Grenade, (B.N.E.)

F1G. 14. — Danse de boléro, à Grenade. (B.N.E.

F1G. 15. — La promenade du Prado, à Madrid (B.N.E.)

Hp OV tee Me RER TN LE FH per Le +a" . . Lie %

ps. as DON PAZ > 65

- [Celui. qui parle ainsi est don Etur. Don Paez, son rival, l’entend :

querelle, défi, duel.] - -

Comme on voit dans l'été, sur les herbes fauchées, - Deux louves, remuant les feuilles desséchées, S’arrêter face à face, et se montrer la dent;

La rage les excite au combat!

cependant

Elles tournent en rond lentement, et s’attendent; Leurs mufles amaigris l’un vers l’autre se tendent. Tels, et se renvoyant de plus sombres regards,

Les deux rivaux, penchés sur le bord? des remparts, S'observent ; — par instants entre leur main rapide S’allume sous l’acier un éclair homicide,

Tandis qu’à la lueur des flambeaux incertains #, Tous viennent à voix basse agiter leurs destins,

4. Cette comparaison d’allure homérique est faite, au point de vue de la construction grammaticale, selon la tradition de l'art classique. Dans le premier terme de la comparaison, alors que lPesprit attend le second, qui doit lui faire équilibre, le

poète intercale une série de

:propôsitionsprincipales descrip-

tives. On voit ici comment la phrase, au lieu d'imposer à l’esprit sa forme et sa discipline, reçoit de l'imagination, qui produitspontanément des éléments irréductibles à un cadre préformé, une structure plus large, plus souple, plus compréhensive. Cf. dans ?olla :

Lorsque dans le désert la cavale sauvage,

Après trois jours de marche, attend un jour d'orage Pour boire l'eau du ciel sur ses palmiers poudreux,

Le soleil est de plomb, les palmiers en silence

Sous leur ciel embrasé penchent leurs longs cheveux,

L'association des images a rompu Pordonnance prévue de la phrase.— On trouverait chez Mathurin Régnier beaucoup d’anacoluthes qui s’expliqueraient d’une façon analogue. Cf. Crou- ZEtx Gr. Fr., S 468.

Page 1