Ceci est poéliquement vrai
etilest sûr que la flamme sacrée consumait la Malibran. Mais il ne l’est pas moins qu’elle est morte des suites d’une chute de cheval à Manchester, le 23 septembre 1836. {
Voir Souvenirs de Legouvé :
«Non ! la Malibran n’a pas plié comme un roseau sôus l’étreinte de la Muse... Non ! elle n’est pas morte consumée par son ame, son génie et sa gloire...
Son génie ? il était pour elle le flambeau qui éclaire et non la torche qui dévore,.. C'étaient bien des cris insensés qui lui sortaient du cœur; mais sa joue.
n'en était pas amaigrie...; elle appartenait à cette virile race des Garcia, faite pour la lutte et la conquête ! »
M Merlin rapporte qu'elle.
répondait à ceux qui l’engageaient à se reposer : « Vous ne connaissez pas ma nature. Il faut que j’use ma vie à mesure que j'en ai la faculté, autrement elle m’étoufferait. » — Il n’en reste pas moins que tous
PF ses amis s’attendaient à la voir
mourir d’épuisement ; Musset exprime un sentiment général.
388 ALFRED DE MUSSET e