‹ Morceaux choisisChapitre 326 sur 439 · XX · texte numérisé non relu

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Que ne l’étouffais-tu, cette flamme brülante

Que ton sein palpitant ne pouvait contenir!

Tu vivrais, tu verrais te suivre et t'applaudir De ce publie blasé la foule indifférente, / Qui prodigue aujourd’hui sa faveur inconstante A des gens dont pas un, certes, n’en doit mourir.

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Ne sentais-tu donc pas. que ta belle jeunesse

De tes yeux fatigués s’écoulait en ruisseaux,

Et de ton noble cœur s’exhalait en sanglots ? Quand de ceux qui t’aimaient tu voyais la tristesse, Ne sentais-tu donc pas qu’une fatale ivresse

Berçait ta vie errante à ses derniers rameaux !?

Oui, oui, tu le savais, qu’au sortir du théâtre,

Un soir dans ton linceul il faudrait te coucher.

Lorsqu'on te rapportait plus froide que l’albâtre,

Lorsque le médecin, de ta veine bleuâtre Regardait goutte à goutte un sang noir s’épancher?,

Tu savais quelle main venait de te toucher.

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