‹ Morceaux choisisChapitre 327 sur 439 · XXVI · texte numérisé non relu

XXVI

Oui, oui, tu le savais, et que, dans cette vie, ; Rien n’est bon que d'aimer, n’est vrai que de souffrir. Chaque soir dans tes chants tu te sentais pâlir.…

Tu connaissais le monde, et la foule, et l'envie,

4. Il serait difficile d'analyser le sens de ce vers, d’ailleurs si beau dans son vague mélodieux; mais on comprend mieux qu'il ait pu éclore dans l’imagination du poète, quand on le rapproche de ce que dit Rolla (p. 499) :

« Amour ! tu peux venir. Que timporte Marie? — Pendant que sur sa tige elle est épanouie, — Si tu n'es qu’un arfum, sors de ta triste fleur !» L’âme harmonieuse de la musicienne s’est bercée dans les formes fragiles du son, comme une fleur s’épuise à ex- ‘haler son parfum dans les cieux.

Ce

2, Ici Musset ne s éloigne des

la vérité qu’en ceci, qu’il semble

attribuer à la Malibran une indifférence ancienne à un mal datant de loin: il est vrai que depuis sa chute de cheval «elle était frappée à mort; n'ayant pas été soignée immédiatement | après sa chute, et n’ayant pris aucune précaution pour én éviter les suites », continuant à chanter «le matin et le Soir »,on :

- peut dire de velle s’est tuée pour

son art. émoires de la comtesse Mein. ) 3. Cf. p. 366, n. 2 et 3.

PRET OR NC EA MATIBRAN.

ie

Et, dans ce corps brisé concentrant ton génie, Tu regardais aussi la Malibran mourir!

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