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Près de Melun, au bord de la Seine

le souvenir de M. de Sorgues! la fit pâlir. Mais, à la première parole de Gilbert, elle. vit qu'il n’était pas plus rassuré qu'elle-même. Au lieu de lui toucher la main comme il faisait d'ordinaire, il s’assit d’un air plus timide et plus réservé qu'auparavant. Ils restèrent seuls environ une heure, et il ne fut question ni des stances ni de l’amour qu’elles exprimaient. Quand ‘M. de Marsan rentra de la promenade, un nuage passa sur le front de Gilbert, il se dit qu’il avait bien mal profilé de son premier tête-à-tête. Mais il en fut tout autrement d'Emmeline ; le respect de Gilbert lavait émue, elle tomba dans la plus dangereuse rêverie, elle avait compris qu’elle était aimée, et, de l'instant qu'elle se crut en sûreté, elle aima.

[Gilbert fait respectueusement et timidement sa cout : « Quand il regardait la taille d'Emmeline, il tremblait de ne pouvoir résister à la tentation de l’entourér de ses bras; mais dès qu’elle faisait un pas, il se rangeait pour la laisser passer, comme s’il eût craint de toucher sa ‘robe. » À la fin de la semaine elle retourne à Paris.]

. Gilbert arriva un soir chez elle de très bonne heure. La chaleur était accablante. Il la trouva seule au fond de son boudoir, étendue sur un canapé. Elle était vêtue de mousseline, les bras et le col nus. Deux jardinières pleines de fleurs embaumaient la chambre ; une porte ouverte sur le jardin laissait entrer un air tiède et suave. Tout disposait à La mollesse. Cependant une taquinerie étrange, inaccoutumée, vint traverser leur entretien. Je vous ai dit qu’il leur arrivait continuellement d'exprimer en même temps, et dans les mêmes termes, leurs pensées, leurs sensations ; ce soir-là ils n'étaient d'accord sur rien, et par conséquent tous deux de mauvaise foi. Emmeline passait en revue certaines femmes de sa connaissance. Gilbert en parla avec enthousiasme, et elle en disait du mal à proportion. L’obscurité vint; il se fit un silence. Un domestique entra, apportant une lampe ; Madame de Marsan dit “qu’elle n’en voulait pas, et qu’on la mît dans le salon. A peine cet ordre donné, elle parut s’en repentir, et, s'étant levée avec quelque embarras, elle se dirigea vers son piano. « Venez voir, dit-elle à Gilbert, le petit tabouret de ma loge, que je viens de faire monter autrement; il me sert maintenant pour m'asseoir là ; on vient dé me l’apporter tout à l'heure, et je vais vous faire un peu de musique, pour que vous en ayez l’étrenne. »

4. Le fat qui, naguère, l'avait | une si grossière assurance, et traitéeavecunesiimpertinente, |: qu’elle avait mis à la porte,

Elle préludait doucement par de vagues mélodies, et Gilbert reconnut bientôt son air favori, Le Désir, de Beetho- M ven. S'’oubliant peu à peu, Emmeline répandit dans son | exécution l'expression la plus passionnée, pressant le mouvement à faire battre le cœur, puis s’arrêtant tout à coup comme si la respiration lui eùt manquée, forçant le con et le laissant s’éteindre!. Nulles paroles n’égaleront jamais la . tendresse d’un pareil langage. Gilbert était debout, et de

temps en temps les beaux yeux se levaient pour le consulter. Il s’appuya sur l’angle du piano, et tous deux luttaient contre le trouble, quand un accident presque ridicule vint . les tirer de leur rêvérie.

Le tabouret cassa tout à coup, et Emmeline tomba aux pieds de Gilbert. 11 s’élança pour lui tendre la main; elle la prit et se releva en riant; il était pâle comme un mort, craignant qu'elle ne se fût blessée. — C'est bon, dit-elle, donnez-moi une chaise; ne dirait-on pas que je suis tombée d’un cinquième ?

Elle se mit à jouer une contredanse, et, tout en jouant, à le plaisanter sur la peur qu’il avait eue. — N'’est-il pas tout simple, lui dit-il, que je m’effraye de vous voir tomber ? — Bah ! répondit-elle, c’est un effet nerveux ; ne croyez-vous pas que j'en suis reconnaissante? Je conviens que ma chute est ridicule, mais je trouve, ajouta-t-elle assez sèchement, je trouve que votre peur l’est davantage.

Gilbert fit quelques tours de chambre, et la contredanse d'Emmeline devenait moins gaie d’instant en instant. Elle sentait qu’en voulant le railler, elle l’avait blessé. IL était trop ému pour pouvoir parler. Il revint s'appuyer au même endroit, devant elle; ses yeux gonflés ne purent | retenir quelques larmes ; Emmeline se leva aussitôt et fut x s'asseoir au fond de la chambre, dans un coin obscur. Il ” s’approcha d'elle et lui reprocha sa dureté. C'était le tour de : la comtesse à ne pouvoir répondre. Elle restait muette et dans un état d’agitation impossible à peindre; il prit son chapeau pour sortir, et, ne pouvant s’y décider, s’assit près d'elle ; elle se détourna et étendit le bras comme pour lui faire signe de partir ; il la saisit et la serra sur son cœur.

Au même instant on sonna à la porte, et Emmeline se jeta. dans un cabinet.

Le pauvre garçon ne s’aperçut le lendemain qu ïL allait

chez M°**° de Marsan qu'au moment où il y arrivait. L’expérience lui faisait craindre-de la trouver sévère et offensée

. 4. Cf. Le Saule, p.103 (ou Lucie). Et sur la manière dont Emme- 5 ‘line chante, cf, P- Lg ni.

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de ce qui s'était passé. Il se DotO nt il la trouva calme et indulgente, et le premier mot de la comtesse fut qu’elle l’attendait. Mais elle lui annonça fermement qu’il leur fallait cesser de se voir. — Je ne me repens pas, lui dit-elle, de la faute que j'ai commise, et je ne cherche à m abuser sur rien./Mais, quoi que je puisse vous faire souffrir et souffrir moi-même, M. de Marsan est entre nous ; jeine puis mentir, oubliez-moi. 4

Gilbert fut'atterré par cette franchise, dont l'accent persuasif ne permettait aucun doute. Il dédaignait les phrases vulgaires et les vaines menaces dè mort qui arrivent toujours en pareil cas ; il tenta d’être aussi courageux que la comtesse, et de lui prouver du moins par là quelle estime il avait pour elle. Il lui répondit qu’il obéirait et qu’il quitterait Paris pour quelque temps; elle lui demanda où il comptait aller, et lui promit de lui écrire. Elle voulut qu’il la connût tout entière, et lui raconta en quelques mots l'histoire de sa vie, lui peignit sa position, l’état de son cœur, et ne se fit pas plus heureuse qu’elle n’était. Elle lui rendit ses vers, et le remercia de lui avoir donné un moment de bonheur. — Je m’y suis livrée, lui dit-elle, ‘sans vouloir y réfléchir ; j'étais sûre que l’impossible m'arrêlerait ; mais je n'ai pu résister à ce qui était possible, J’espère que vous ne verrez pas dans ma conduite une coquetterie que je n’y ai pas mise. J'aurais dû songer davantage à vous;, mais je ne vous crois pas assez d'amour pour que vous n’en guérissiez bientôt.

— Je serai assez franc, répondit Gilbert, pour vous dire que je n’en sais rien, mais je ne crois pas en guérir. Votre beauté m’a moins touché que votre esprit et votre caractère, et, si l’image d’un beau visage peut s'effacer par l’absence ou par les années, la perte d’un être tel que vous est à jamais irrépärabie. Sans doute, je guérirai en apparence, et il est presque certain que dans quelque temps je reprendrai mon existence habituelle; mais ma raison même dira toujours que vous eussiez fait le bonheur de ma vie. Ces vers que yous me rendez ont été écrits comme par hasard, un instant d'ivresse les a inspirés ; mais le sentiment qu ‘ils expriment est en moi depuis que je vous connais, et je n’ai eu la force de le cacher que par cela même qu’il est juste et durable, Nous ne serons donc heureux ni l’un ni l’autre, et noùs ferons au monde un ‘sacrifice que rien ne pourra compenser. |

— Ce n’est pas au monde que nous le ferons, dit Emmeline, mais à nous- mêmes; ou plutôt c'est à moi que vous

le ferez. Le mensonge m'est insupportable, et hier soir, après votre départ, j'ai failli tout dire à M. de Marsan! Allons, ajouta-t-elle gaiement, allons, mon ami, tächons de vivre. el | | ,

Gilbert lui baisa la main respectueusement, et ils se séparèrent!,

[Ils s'aiment pourtant, malgré leur horreur du mensonge. Musset!n’a pas voulu pousser l'étude jusqu’au tragique. Emmeline et Gilbert sont des âmes délicates, profondes, mais où rien ne peut devenir violent.

D'autre part, il semble que Musset, après les longues analyses dela”

Confession, ait voulu donner ici plutôt des raccourcis psychologiques. Emmeline, dit-il, « avait lutté six mois contre une passion naissante, deux mois contre un amour avoué, elle avait enfin succombeé, et son bonheur dura quinze jours ».. Dans les pages suivantes, on remarquera que Musset a évité de refaire la fameuse scène du roman de Mme de La Fayette, où la princesse de Clèves avoue à son mari qu’elle ne répond plus de son cœur, et le supplie de la-protéger contre elle-même. M. de Marsan n'est pas un passionné ni un jaloux ; il a seulemeñt le souci de sa dignité,.et une certaine tendresse pour sa femme, parce qu’elle est malheureuse; et Emmeline, qui a bien plus à se reprocher

ue M"° de Clèves, est loin de ressentir les mêmes angoisses morales.

Élle est capable de souffrances-très vives, mais brèves : elle n’y languit »

pas, elle agit.] FANS 7 À

Le comte de Marsan était un homme ferme, et sur les choses importantes son coup d'œil ne le trompait pas. IL avait vu sa femme triste; il avait pensé qu’elle l’aimait moins, et il ne s’en était pas soucié. Mais il la vit préoccupée et inquiète, et il résolut de ne pas le souffrir. Dès qu’il prit la peine d’en chercher la cause, il la trouva facilement. Emmeline s'était troublée à sa première question, et à la seconde avait été sur le point de tout avouer. Il ne voulut point d’une confidence de cette nature, et, sans en parler autrement à personne, il s’en fut à l’hôtel garni qu'il habitait avant son mariage, et y retint un appartement. Comme sa femme allait se coucher, il entra chez elle en robe de chambre,et, s'étant assis en face d'elle, il lui parla à peu près ainsi: à RS £ « Vous me connaissez assez, ma chère, pour savoir que je ne suis pas jaloux. J'ai eu pour vous beaucoup d’amour, j'ai et j'aurai toujours pour vous beaucoup d'estime, et d'amitié. Il est certain qu'à notre âge, et après tant d’an-

1. Tout ceci est dans la tradi- | *exaltation, nulle emphase. Les

tion du plus pur esprit français : honnêtes gens du 17° siècle, les émotion tempérée de raison, lècteurs de la Princesse de Clè- He servant de frein au cœur ves auraient lu cela sans un et le courage souriant. Nulle | arrêt. - |

“, C RCE

nées passées ensemble, une tolérance réciproque nous est nécessaire pour que nous puissions continuer de vivre en. paix. J’use, pour ma part, de la liberté que deit avoir un homme, et je trouve bon que vous en fassiez autant. Si j'avais apporté dans cette maison autant de fortune que vous, je ne vous parlerais pas ainsi, je vous laisserais le comprendre. Mais je suis pauvre, et notre contrat de mariage m'a laissé pauvre par ma volonté. Ce qui, chez un autre, ne serait que de l’indulgence ou de la sagesse, serait pour moi de la bassesse. Quelque précaution qu’on prenne, une intrigue n’est jamais secrète; il faut, tôt ou tard, qu'on en parle. Ce jour arrivé, vous sentez que je ne serais rangé ni dans la catégorie des maris complaisants, ni même dans celle des maris ridicules, mais qu’on ne verrait en moi qu'un misérable à qui l'argent fait tout supporter. Il n'entre pas dans mon caractère de faire un éclat qui déshonore à la fois deux familles, quel qu’en soit le résultat; je n’ai de haine ni contrée vous ni contre personne; c’est pour celte raison même que je viens vous annoncer la résolution que j'ai prise, afin de prévenir les suites de l’étonnement qu’elle pourra causer. Je demeurerai, à partir de la semaine prochaine, dans l'hôtel garni que j habitais quand j'ai fait la connaissance de votre mère. Je suis fâché de rester à Paris, mais je n’ai pas de quoi voyager ; il faut que je me , loge, et cette maison-là me plait. Voyez ce que vous voulez faire, et, si c'est possible, j'agirai en conséquence. »

M°° de Marsan avait écouté son mari avec un étonnement toujours croissant. Elle”resta comme une statue; elle vit qu'il était décidé, et elle n’y pouvait croire; elle se jeta à son cou presque involontairement; elle s’écria que rien au monde ne la férait consentir à cette séparation. À tout ce qu’elle disait il n’opposait que le silence. Emmeline éclata en sanglots ; elle se mit à genoux et voulut confesser sa faute; il l’arrêta, et refusa de l’entendre. Il s’efforça de l’apaiser, lui répéta qu’il n'avait contre elle aucun ressentiment; puis il sortit malgré ses prières.

Le lendemain, ils ne se virent pas; lorsque Emmeline demanda si le comte était chez lui, on lui répondit qu’il était parti de grand matin, et qu’il ne rentrerait pas de la journée. Elle voulut lattendre, et s’'enferma à six heures du soir dans l'appartement de‘M. de Marsan; mais le courage lui manqua, et elle fut obligée de nee chez elle.

Le jour suivant, au déjeuner, le comte descendit en habit

de cheval. Les domestiques commencçaient à faire ses paquets, et le corridor était plein de hardes en désordre

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pm

Emmeline s’approcha de son mari en le voyant entrer, et il la baïsa sur le front, ils s’assirent en silence; on déjeunait dans la chambre à coucher de la comtesse. En face d’elle était sa psyché; elle croyait y voir son fantôme. Ses che- | veux en désordre, son visage abattu, semblaient lui reprocher sa faute. Elle demanda au comte d’une voix mal | assurée s’il comptait toujours quitter l’hôtel. I lui répondit | qu'il s’y disposait, et que son départ était fixé pour let Jundi suivant. | . — N'y a-t-il aucun moyen de retarder ce départ? de- | manda-t-elle d’un ton suppliant. | |

— Ce qui est ne peut se changer, répliqua le comte; 'avez- 1 vous réfléchi à ce que vous comptez faire ? 7

— Que voulez-vous que je fasse? dit-elle. |

M. de Marsan ne répondit pas. - \

— Que voulez-vous! répéta-t-elle ; quel moyen puis-je avoir de vous fléchir ? quelle expiation, quel sacrifice puis je vous offrir que vous consentiez à accepter?

- — C’est à vous de le savoir, dit le comte. — Il se leva et s’en fut sans en dire plus. Mais le soir même il revint chez sa femme, et son visage était moins sévère.

Ces deux jours avaient tellement fatigué Emmeline, qu elle était d’une pâleur effrayante. M. de Marsan ne put, en le. remarquant, se défendre d’un mouvement de compassion.

— Eh bien! ma chère, dit-il, qu’ avez-vous ?

— Je pense, répondit- celle, et je vois que rien net pos- sible.

— Vous l’aimez donc beaucoup? demanda-t-il. ”

Malgré l'air froid qu'il affectait, Emmeline vit dans cette question un mouvement de jalousie. Elle erut que la dé- ”- … marche de son mari pouvait bien n'être qu’une teptative de se rapprocher d’elle, et cette idée lui fut pénible. « Tous les hommes sont ainsi, pensa-t-elle ; ils méprisent ce qu'ils : possèdent, et reviennent avec ardeur à ce qu'ils ont perdu par leur faute. » Elle voulut savoir jusqu’à quel Fo éHez. mt devinait juste, et répondit d’un ton hautain:. °°. STATS

— Oui, monsieur, je l’aime, et là-dessus, du moins, je ne mentirai pas. ER

— Je conçois cela, reprit M. de Marsan, et J'aurais mau- vaise grâce à vouloir lutter ici contre pésonne je n’en ai le moyen ni l'envie. . PO

Emmocline vit qu'elle s'était trompée; elle voulait parler et ne trouvait rien. Que répondre, en effet, à la façon d'agir du comte? Il avait deviné clairement ce qui s'était * passé, et Le parti qu’il avait pris était juste sans être cruel.

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Elle commençait une phrase et ne pouvait l'achever; elle pleurait. M. de Marsan lui dit avec douceur :

— Calmez-vous ; songez que vous avez commis une faute, mais que vous avez un ami qui fa sait, et qui vous aidera à la réparer.

Jue ferait donc cet ami, dit dl s’il était aussi he que moi, puisque cette misérable question de fortune le décide à me quitter? Que feriez-vous, si notre contrat n'existait pas? À

Emmeéline se leva, alla à son secrétaire, en tira son contrat de mariage, et le brüla à la bougie qui était sur la table. Le comte la regarda faire jusqu’au bout.

— Je vous comprends, lui dit-il enfin; et, bien que ce que vous venez de faire soit une action sans conséquence, puisque le double est chez le notaire, cette action vous honore, et je vous en remercie. Mais songez done, ajouta: -til en embrassant Emmeline, songez done que, s’il ne s’agissait ici que d’une formalité à annuler, je n'aurais fait qu’abuser de mes avantages. Vous pouvez d’un trait de plume me rendre aussi riche que vous, je le sais, mais je n’y consentirai pas, et aujourd'hui moins que jamais.

— Orgueilleux que vous êtes, s’écria Emmeline désespérée, et pourquoi refuseriez-vous ? ‘

M. de Marsan lui tenait la main ; il la serra légèrement, et répondit:

— Parce que vous l’aimez.

Aprés cette Scène Gilbert attend vainement Emmeline, Elle lui écrit : « C’est fini! partez; voyagez. » Elle manque en mourir, elle guérit, ils se révoient:: reprise d'amour, malgré leurs douleurs et leurs remords, Comment céla finira-t-il ? très brusquement : une jeune fille, la sœur d'Emmeline, fait comprendre à Gilbért, au bal, que son devoir est de rendre le repos à la comtesse : « En. un quart d’heure il vit clair dans sa destinée, » Au bruit des valses allemandes, il jure de partir et d'oublier ; et cette fois il tient pesgle, Ainsi se termine cette histoire de

passion mondaine,

Balzac avait fait la Femme de trente ans, Musset l’a refaite à sa maniére. Si la Confession, en de rares parties, rappelle l’Adolphe de Benjamin Constant, très proche lui-même de M"° de La Fayette, on peut dire d'Emmeline que c’est presque un chef-d'œuvre d’art classique.]

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