PA 7 V
Elle savait la vie, et te l'a fait connaître ! ;
Une autre a recueilli le fruit de'ta douleur ?.
Plains-la ! son triste amour a passé comme un s0nRe; : Elle a vu ta blessure et n’a pu la fermer.
Dans ses larmes, erois-moi, tout n’était pas mensonge. Quand tout l'aurait été, plains-la ! tu sais aimer.
LE POÈTE
Tu dis vrai : la haine est impie, Et c’est un frisson plein d'horreur
Quand cette vipère assoupie Se déroule dans notre cœur $.
Écoute- -moi done, à déesse!
Et sois témoin de mon serment:
Par les yeux bleus { de ma maîtresse, Et par l’azur du firmament; Par cette étincelle brillante -
Qui de Vénus porte le nom,
- Et, comme une perle tremblante, ; Scintille au loin sur l’horizon ÿ ; Par la grandeur de la nature, Par la bonté du Créateur, Par la clarté tranquille et pure De l’astre cher au voyageur 6 Par les herbes de la prairie, Par les forêts, par les prés verts, Par la puissance de la vie, Par la sève de l’univers7,
Je te bannis de ma mémoire,
Reste d’un amour insensé, Mystérieuse et sombre histoire Qui dormiras dans le passé!
Et toi qui, jadis, d’une amie Portas la forme et le doux nom, L’instant suprême où je t’oublie
mes obéissantes d’une loi inéluctable.
4. Noter cette supériorité d’expérience attribuée à la femme,et ui est bien un trait des amours e G. Sand et de Musset, 2. Et c’est là ce qui désespère ‘certaines âmes très délicates.On trouverait dans Sully Praudhom-
me, dans Dorchain, le chagrin
‘et la honte d'aimér encore avec un cœur avivé par d'anciennes tendresses,.
304; n. ni :
à. Les yeux” du « charmant petit moinillon blanc », Aimée d'Alton.