Peut-être ici un souvenir de
la doctrine kantienne interpré-|
tée par Musset (cf. Espoir en Dieu, p. 438, n. 2). Sully Prudhomme ne devait-il pas dire à son tour (Les Epreuves, à Kant):
Et tu l'as dit, ce monde, après tout,
[n’est qu'un rêve,
* Fantôme insaisissable à qui l’a médité, Apparence cruelle et sans solidité
Où l'idéal s'ébauche et jamais ne s’a-
[chève.
2. V. Hugo a dit cela bien plus fortement dans À Villequier, et surtout dans la T'ristese d'Olympio : *
Dieu nous prête un moment les prés et
[les fontaines, Les grands bois frissonnants, les rocs [profonds et sourds, Et les cieux azurés, et. les lacs et les
[plaines,
Pour y mettre nos cœurs, nos rêves, : se [nos amours.
Puis ii nous les retire...