ACTE I
[À Palerme, Carmosine se meurt d’un mal mystérieux. Dame Pâque, sa mère, y perd toute sa finesse, et la pauvre femme en est bien mal pourvue; car elle croit que Ser Vespasiano est le galant de qui laten- , dresse guérirait sa fille. Maître Bernard, médecin, son père, ne sait plus à quelles drogues recourir; et les pauvres gens sé chicanent, s’accusent mutuellement. Perillo, absent depuis six ans, revient : il est docteur en droit, il peut plaider ; le cœur lui bat en songeant à sa fiancée Carmosine, Maïtre Bernard lui dit la vérité : « Ne crains rien, j'arrangerai cela. » Perillo pleure, et tandis que la jeune fille rentre en scène, il -se cache, pour écouter, derrière une tapisserie. Il l'entend raconter (v. ce récit p: 517, fa 1) qu’elle a vu Perillo en rève. Elle semble joyeuse. Son pére, qui ne comprend rien à cette sensitive, à cette chimérique, la croit guérie ; il lui dit que Perillo est là : elle s’'évanouit. Désespoir du: bonhomme : dame Pâque ranime sa fille, et à son tour elle veut se mêler de lui rendre la gaieté : Vespasiano va venir dîner. Pendant qu'ils sont à table, on entend chanter Minuccio ; on l’appelle. ] -
SCENE VIII LEs PRÉCÉDENTS, MINUCCIO CARMOSINE à Bonsoir, Minuecio. Puisque tu chantes pour le vent qui passe, ne veux-tu pas chanter pour nous ? 7 MINÜCCIO
Belle Carmosine, je chantais tout à l'heure, mais maintenant j'ai envie de pleurer.
CARMOSINE D'où te vient cette tristesse ?
fr x : à 2 re
| GARMOSINE x 503