SORT L’ABBÉ
Je ne le puis.
CAMARGO La place Où vous l'avez laissé n’est pas si loin. L’ABBÉ Non, mais Je ne le puis.
CAMARGO
Je le tiens.
Pas ce soir.
Abbé, tout ce que je promets,
; L'ABBÉ
CAMARGO Pourquoi ?
L'ABBÉ
Mais...
CAMARGO
Tu ne l’as pas tués.
4. Déception de l’amante qui aurait voulu surprendre aux lèvres de Rafaël mourant un mot de passion ? ou cruauté inassouvie : elle voudrait être sûre que Rafaël s’est sentitué par elle.
2. Ne parlons plus d'Hermione, si ce. n’est pour noter que Musset semble avoir voulu se tenir aussi loin que possible de la psychologieracinienne.— LaCa-
margo n’a pas horreur de l'abbé
parce qu’il a tué Rafaël : elle le soupçonne de ne lavoir pas tué.
Peut-on dire d’ailleurs si sa de-
mande n’est pas d’abord une
Misérable !
simple fantaisie, une boutade fantasque, comme en peut avoir un enfant pervers ou un êtrequi a été comme dissous par la soutfrance ? C’estensuite seulement sons songerait à faire de ce iamant un moyen de s’assurer que l'abbé ne ment pas, et un . prétexte à ne pas tenir sa promesse, Tout cela est suggéré, avec un rare talent dramatique; rien n’est développé et rien ne s'impose.
3. Assurément, la Camargo ne joue pas la comédie èn ce moment, :
F < L'ABBÉ
e = Moi! que le ciel m’accable,
Si je ne l’ai pas fait, Madame, en vérité!
CAMARGO
” En ce cas, pourquoi non ? ? È é L'ABBÉ Ma foi! je l'ai jeté :
. Dans la mer. À See ; CAMARGO
Quoi! ce soir, dans la mer ?