- PRÉFACE
+ Dre K-
œuvre il y a de nombreux passages qui exigent la même observation grammaticale ou littéraire : si on la répète, c’est fastidieux et encombrant, — si on ne la répète pas et-qu’on renvoie à un passage antérieur, c'est inutile, car l'élève va rarement au renvoi. Voici le moyen termé adopté ici : la première fois que se
présente un fait grammatical, par exemple, nous formulons en note (et 1mprimons en italique continue) le principe général, dont il est l'application
particulière, — et surtout ce principe général nous le résumons dans un exemple simple et court:
Il se faut entr'aider (pour la place, fréquente au 7 siècle, du pronom personnel complément) ;
Faire leçon (pour la SRPÉSEIQ de l’article fré-. . quente au 17° siècle) ; |
La grecque beauté (pour mi place de l'épithète),
-etc., etc. .
Le Pur à chaque nouvelle application particulière
qui se présente, nous rappelons la règle” générale uniquement par l'exemple qui la résume : RÈGLE : Il se faut entr'aider, etc., etc. Si règle et exemple
- ont été une fois bien compris, il est vraisemblable
que ce simple rappel suflira à réveiller tous les souvenirs nécessaires, et surtout que l'élève, quand il achèvera l'étude de l’œuvre, sera en possession d’un certain nombre de principes généraux”, qui lui expliqueront bien des détails. Tel est l'effort fait pour. réduire les notes à la fois à l'essentiel et à l'unité. Cette collection espère encore être moderne en
reprenant une vieille tradition, dont on a dit trop de - mal, la tradition des notes d'appréciation littéraire. ÿ ÿ L 1 à
:, 4. Nous prenonsle motrèglenon 2. Les mêmes règles et les
pas dans son sens strict derègle | mêmes exemples se retrouvent : degrammaire,maisdansunsens dans tous les volumes de la col-
plus général, et parfois comme lection, de façon à assurer pour:
équivalent d'habitude, fait géné- les-élèves la continuité d’une
ral, tolérance grammaticale, etc, même méthode. TPE à 2 à
Sans’ tomber dans l’admiration verbeuse, et sans
empiéter sur les impressions personnelles du mal tAR en
et des élèves, il est possible, en quelques mots précis, d'exciter discrètement les élèves à sentir et à
ÿ ‘juger la beauté littéraire. En tous cas, la méthode
contraire a fait ses preuves, et depuis que les notes d'érudition ont remplacé les notes littéraires, on a des élèves beaucoup moins sensibles à la valeur. artistique des œuvres. Or; cette valeur artistique étant ce qui rend les œuvres éternelles et par suite actuelles, c'est encore être moderne que d’ “s insister. Peut-être aussi voudra-t-on bien apprécier comme un effort moderne notre tendance aux méthodes concrètes et aux méthodes actives : d’une part, la publication de tous ces documents illustrés qui aideront à reconstituer les milieux dans lesquels les œuvres sont nées; d'autre part, toutes ces invitations} multipliées en note pour les élèves, à des recherches et à des travaux personnels sur un texte précis, ou. encore nos essais d'üne explication des textes, non pas émiettée en remarques de détail, mais suivie, comme la demandent les Ris récents Prose
et Instructions.
C’est l’ensemble de cette tentative pour mettre une nouvelle méthode et une nouvelle vie dans l'étude. de la littérature que nous présentons au jugement éclairé du corps enseignant, dont nous sollicitons
toutes les observations suggérées par l'expérience et capables de faire apporter toutes les rectifications et mises au point, exigées par l'expérience
pédagogique de tous, à ce qui n’est le résultat que de l'expérience pédagogique de quelques-uns.
PAuz CROUZET,
Agrégé des Lettres, Inspecteur de l’Académie de Paris.
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