‹ Morceaux choisisChapitre 81 sur 439 · U n'y rien de semblable dans Pœuvre · texte numérisé non relu

U n'y rien de semblable dans Pœuvre

de Fabre d’Eglantine ; mais, d’après un récit de lui cité dans

la Préface des Lettres familières

et galantes, il aurait, en effet, -

connu, à ) :

surlaquelle sa voix faisait beau.

“, Le

a,si jene me trompe, ?

DA

‘royés, une jeunefille

* LE SAULE en Le 107

M. Jean Giraud (Revue D'HisTorRE LITTÉRAIRE, 1911, Alf. de Musset el trois romantiques allemands) reconnait dans la scène de Miss Smolen au piano quelques vagues réminiscences du Kreisler d'Hoffmann.

Le deuxième fragment montre Tiburce méditant sombrement, dans son manoir désert, au coucher du soleil: son cabinet d’étude tient du

- laboratoire, du caveau, de la prison et de l’oratoire; et il y a de tout

cela aussi dans cette âme ravagée de mépris, et remplie d'amour :

* Pareille à lange”armé du saint glaive de flamme, L’invincible Pensée à du seuil de son âme = Chassé le doux sommeil... | RSR

Il ressemble à Conrad, à Manfred et à Faust. Il se lève, il part pour

| je ne sais quelle trouble aventure, Tandis qu’il cheminée dans la nuit 1 q ;

à l'heure où se relèvent es fronts qui s’inchinaïent aux rayons du soleil, le <

poète invoque l'étoile du soir : est-ce pour opposer sa lumière mysté-

rieuse et douce à la ténébreuse mélancolie de Tiburce ? n'est-ce pas plutôt pour évoquer indirectement l’apaisement que la rèverie nocturne met au cœur du désespéré ? Le commentaire dira une partie de ce que ces vers délicieux étaient destinés peut-être à suggèrer. V, Exemple de lecture expliquée, p.'$2. We

Troisième fragment : confidences de Georgina à son amie : « Je ne puis pas le fuir»: 2: es

Quatrième et cinquième fragment : description de la paisible vie fami-

Jiale au château de Smolen : le ravisseur, dans l’ombre, attend Geor-

gina, qui présente son front au baiser paternel. Le vieux Smolen est : agité par une vague inquiétude ; il demande sa fille, Le récit est sus-pendu. ee 7

“Sixième fragment : au paysage vespéral (v. p. 52) et à la priére qui l'accompagne, fait pendant cet hymne enthousiaste au soleil levant.] & Se

Comme ayec majesté sur ces roches profondes !

Que l’inconstante mer ronge éternellement,

coup d'impression. Un jour il | bras; elle m’étreignit dans les s’'avoua l’auteur d’une romance siens. » Voyez ce que l’imagiquiavaitété trouvéecharmante: nation de Musset a fait de ces £

- « Elle jeta un regard [sur son | éléments au-dessous du médio- :

amie], mais un regard si élo- | cre. quent, si expressif, qu’il me dit 4. Musset devait se représen- 2 un million de choses. » Quel- | ter des grottes basaltiques,com- HÉOMRS après,ilosaluiécrire: me la fameuse grotte. de Fingal. «.. La chère blonde, s'appuyant —-4« ,… Sur ces roches. sort sur le coin d’une cheminée, ca- | l’astre. — » n’est pas d’une syn-

che sa tête dans ses bras: après | taxe très stricte. Mais le mou- ï un court silence, je me hasarde : vement des vers fait passer cet Te « Avez-vous lu ma lettre? — Oui... | à peu près. Une forme absolu-

— Eh bien! — Elle mefixe de | ment analytique ne suffit pas à ses deux yeux. Vous nvaimez rendre certaines impressions ;

donc ? — De toutes les forces de et les poètes ont des grâces spémon äme.— Eh bien ! moi aussi, | ciales pour se faire pardonner mon ami. Je me jetai dans ses | des «hardiesses heureuses ».

ae un k,

Du sein des flots émus! sort l’astre tout-puissant, Jeune et victorieux, — seule âme des deux mondes?! L'Océan, fatigué de suivre dans les cieux

Sa déesse voilée au pas silencieux #,

Sous les rayons divins rétombe et se balance‘.

Dans les ondes sans fin plonge le ciel immense.

La terre lui sourits. — C'est l'heure de prier$.

Être sublime’! Esprit de vie ét de lumière,

Qui, reposant ta force au centre de la terre, . Sous ta céleste chaine y restes prisonnierS!

Toi, dont le bras puissant, dans l’éternelle plaine,

‘ Parmi les astres d’or la soulève el l’entraîne

Sur la route invisible, où d’un regard de Dieu

Tomba dans l'infini l’hyperbole de feu”!

4. Emus n’a pas ici le sens moral, mais matériel. La mer est toujours en mouvement.

2. Noter l'effet du rejet de l'apposition « jeune et -victorieux », qui semblé prendre un essor triomphal, — et du sècond hémistiche,avec ses deux syllabes longues « âme... mondes », planant comme un point dorgue.

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