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Quel beau vers ! c’est de la lune que Musset veut parler

Cf. Chateaubriand : « Les fres-

es, silencieusement- blanchies par la clarté de la luñe ».

4. Comparez Chateaubriand, Voyage en Amérique (ou Mémoires d'Oulre-Tombe, 1, vi) : « De longues et hautes ondulations ouvraient dans{les]ravines [des eaux] des MSA de vue sur les déserts de l'Océan : Ces oacillants paysages rendaient sensible à mes yeux la comparaison que fait l’Écriture de la terre chancelante devant le Seigneur, comme un homme ivre.» Je doute que Musset se souvint du passage d’Isaïe, XXIV, 29, auquel songe Chateaubriand; rien ne l'indique. Mais il avait dû garder dans la mémoire les paysages marins du grand enchanteur.

5. Et il se souvenait encore, probablement, de ceci, id., ibid. :

« … La terre, en adoration, semblait encenser le ciel... » Il se peut aussi que Milton soit pour

. quelque chose en cette expres-

sion. Chateaubriand continue :

« et l’ambre exhalé de son sein

retombait sur elle en rosée,

comme la prière redescend sur celui qui prie. »

6. La prière qui suit n’a presque rien de la religiosité chrétienne de Chateaubriand et de

Lamartine./ C’est un singulier.

mélange’de panthéisme germanique, de mysticisme paien et même, pour une petite part, de Spiritualisme traditionnel.

7. Voici le panthéisme mystique. Tout comme Julien lApostat, Musset chante un hymne d’adoration au soleil. EE

8. Manière assez obscure d’exprimer la loi de l'attraction universelle. Le soleil est consi-

déré commele centre dumonde. :

Son énergie régulatrice pénètre

la masse terrestre, et l’on peut dire qu’elle y est prisonnière, pour autant qu’elle s'emploie, selon la règle céleste, à la soulever et la maintenir dans sa sphère.

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